Se connecter


Vous êtes membres de l'université Paris Descartes ?
Connectez vous et participez aux Carnets de l'université Paris Descartes.
Votre première connexion entraînera automatiquement la création d'un blog personnel et d'un profil.

Les billets :: Vues d'enseignants


23
fév 10
user icon

Les vaccins ne sont pas, à tort, considérés comme des médicaments comme les autres. En effet, le bénéfice individuel conféré par un vaccin est difficile à percevoir et les inconvénients ou accidents qui peuvent en résulter paraissent inacceptables. La fréquence des maladies infectieuses «évitables» étant tombée à des niveaux négligeables dans les pays bénéficiant d’un système de santé développé, en grande partie grâce à la vaccination, les préoccupations de sécurité ont nettement pris le pas. Plusieurs campagnes vaccinales ont malencontreusement contribué à discréditer les vaccins auprès de l’opinion publique. Il n’est que de citer l’exemple, en France, de la vaccination contre l’hépatite B. Les média traditionnels scientifiques ont participé à cet état de fait. Ainsi, le Lancet vient seulement de désavouer officiellement une publication qui avait fait grand bruit en Grande-Bretagne, et qui suggérait un lien entre la vaccination contre la rougeole et l’autisme, mettant fin à une polémique de plus de 20 ans.
Si une vague anti-vaccins se propage indéniablement sur le net depuis une dizaine d’années (1, 2) qu’en est-il des nouveaux réseaux sociaux? Dans quelle mesure les acteurs du Web 2.0 peuvent-ils contribuer à relayer voire amplifier la défiance générale à l’égard des vaccins? Une analyse du site communautaire MySpace nous en donne un aperçu (3). Plus de 300 blogs, très majoritairement américains et discutant du vaccin contre les Papilloma virus (HPV) ont été évalués. Il ressort de cette étude que les débats y reflétaient les polémiques en cours à travers les canaux classiques durant la période d’observation (2005-2008) avec une distribution équilibrée d’avis favorables (52%) et défavorables (43%). MySpace est un site social très populaire, cependant la proportion de blogs y discutant de la vaccination anti-HPV est restée relativement faible alors que l’étude coïncidait avec l’introduction très controversée de la vaccination anti-HPV dans de nombreux programmes de santé publique aux USA.
En est-il allé autrement lors de la récente pandémie grippale? Probablement ! Le fait révélateur est que les instances responsables de Santé publique ont largement utilisé Facebook ou Twitter, tels des chevaux de Troie au sein des communautés virtuelles. Ainsi, @FluGov a envoyé plus de 1000 tweets entre juin 2009 et février 2010 et @CDCFlu peut s’enorgueillir de plus de 23000 abonnés sur Twitter, l’OMS @whonews n’étant pas en reste avec plus de 30000 abonnés ! @SantéCanada ainsi que @GrippeMontreal ont fait entendre également leur voix dans le concert des polémiques autour des vaccins anti-H1N1. On ne peut encore juger de l’impact que cela aura eu sur l’opinion publique, mais on peut dores et déjà regretter que les instances de santé françaises soient restées absentes des réseaux sociaux, malgré des efforts de communication indéniables sur le site internet officiel du Ministère de la Santé et des Sports.

  1. Vaccine criticism on the World Wide Web. J Med Internet Res. 2005 Jun 29;7(2):e17
  2. YouTube as a source of information on immunization: a content analysis. JAMA. 2007 Dec 5;298(21):2482-4
  3. An analysis of the Human Papilloma Virus vaccine debate on MySpace blogs. Vaccine. 2009 Dec 8
21
déc 09
user icon

Depuis Mithridate, nous sommes à la recherche d’une panacée, ultime antidote à tous nos maux. Entre 1950 et 2008, 1222 nouveaux médicaments (1103 nouvelles entités chimiques et 119 produits issus des biotechnologies) ont été approuvés par la FDA. Cependant, l’analyse de ces 60 dernières années d’innovation pharmaceutique, publiée dans l’édition de décembre de Nature Reviews Drug Discovery (1), dresse un tableau pessimiste du futur. En effet, malgré une augmentation exponentielle des investissements de Recherche et Développement, le nombre de nouveaux médicaments approuvés reste constant: environ un nouveau médicament par entreprise tous les 6 ans et pas plus de un nouveau médicament par an pour les entreprises couronnées de succès!
Pour assombrir le panorama, les médicaments actuellement disponibles subissent une véritable crise de confiance. Les défaillances du système par lequel les médicaments sont évalués, régulés et enfin promus sont régulièrement dénoncées. Dernièrement, les éditorialistes du BMJ exigeaient davantage de transparence et demandaient que l’intégralité des données des essais concernant l’oséltamivir (Tamiflu®) soit accessible à la communauté scientifique (2). S’appuyant sur un article analysant les informations issues de la base de données Cochrane (3), le BMJ jetait le doute sur l’efficacité et la sécurité de l’oséltamivir (4).
De nombreuses procédures ont été mises en place par les autorités afin d’améliorer la transparence des données de recherche clinique (5). De plus, les principaux journaux médicaux exigent une déclaration des conflits d’intérêt par les auteurs, avant publication. Certains journaux allant jusqu’à imposer q’une analyse statistique des données soit pratiquée par une instance indépendante (6). Cependant, l’exemple actuel de l’oséltamivir indique clairement les limites du système et illustre la nécessité d’une nouvelle organisation de la connaissance du médicament ouverte et fondée sur l’expertise collective, que nous pourrions appeler la pharmacologie 2.0

  1. Lessons from 60 years of pharmaceutical innovation. Nat Rev Drug Discov. 2009 Dec;8(12):959-68.
  2. Why don’t we have all the evidence on oseltamivir? Editorials: BMJ, Dec 8, 2009

  3. Neuraminidase inhibitors for preventing and treating influenza in healthy adults: systematic review and meta-analysis. BMJ, 2009 Dec 8;339

  4. Neuraminidase inhibitors—the story behind the Cochrane review. BMJ, Dec 8, 2009

  5. Progress and deficiencies in the registration of clinical trials. N Engl J Med 2009;360:824

  6. Reporting conflicts of interest, financial aspects of research, and role of sponsors in funded studies. JAMA 2005;294;110-1

03
nov 09
user icon La prochaine réunion du groupe d'Etudes et de Valorisation de la microdissection laser abordera microdissection laser et protéines. Christophe MASSELON du laboratoire d'Etudes de la dynamique des protéomes (CEA Grenoble) présentera de 10H à 12H ses travaux par la méthode Accurate Mass et Time tags.
02
nov 09
user icon Ayant pendant longtemps dispensé des enseignements à caractère méthodologique dans le domaine du traitement de données pour les sciences humaines et sociales, je sais combien certains problèmes liés à l’utilisation de traitement statistiques insistent. Ils témoignent souvent d’une connaissance insuffisante des principes qui les sous-tendent ou d’une absence de réflexion sur ce qui est en jeu. L’observation des productions d’étudiants montre que ces principes ne sont pas toujours suivis, les tableaux et graphiques semblant parfois avoir dans l’esprit de leurs auteurs une vertu simplement cosmétique, sans parler de l’utilisation en aveugle de tests d’hypothèse… Ce billet de blog ne va évidemment pas tenter l’expérience désespérée de proposer des solutions à ces problèmes ; mais il aimerait rappeler quelques principes très simples.

1. À propos de pourcentages et de chiffres significatifs

1.1. Quelques principes élémentaires

À première vue, quoi de plus familier qu’un pourcentage ? Le mot revient de manière fréquente dans les médias et chacun, je pense, a une certaine représentation de ce qu’est une augmentation de 10 % ou bien une TVA à 19,6 % ou bien de 50,6 % de voix à une élection. En revanche, il est un peu moins immédiat de savoir quelle diminution représente – en théorie une baisse de la TVA de 19,6 % à 5,5 % (cela requiert un peu de calcul mental).

Souvent on cherche, en SHS, quelle est la proportion d’une population qui possède telle ou telle caractéristique. Ainsi, 19 % d’une population de 1 000 personnes représente 190 individus.

Dire que 18,6 % d’une population de 100 personnes a telle ou telle qualité a peu de sens. (On est autour de 2/10). C’est encore plus vrai quand les effectifs sont encore plus faibles. Dans ce cas des pourcentages, avec des chiffres après la virgule, n’a pas de sens.

1.2. Un exemple

Il est important qu’apparaissent toujours clairement les effectifs sur lesquels sont calculés les pourcentages. Le tableau ci-dessous présente les résultats à la session de qualification aux fonctions de maître de conférences en sciences de l’éducation en 2009. Il montre une réussite légèrement meilleure des femmes, dont un test du chi2 indique qu’il correspond à une probabilité de 0,335 d’écart à l’indépendance.

 

oui

non

Total

H

29%

71%

142

F

35%

65%

186

Total

33%

67%

328

Tableau 1 : réussite à la qualification en sciences de l’éducation par genre, 2009

Il convient de le répéter, il n’y a pas de statistique des petits nombres. Et il faut toujours donner les effectifs absolus relatifs aux pourcentages. Et éviter de donner des nombres dont les chiffres sont non significatifs. Si l’échantillon est petit, la prudence est de rigueur.

2. À propos de tableaux et graphiques

2.1. Principes élémentaires

Le principe ici est d’éviter la redondance, de manière à focaliser le lecteur sur ce qui est vraiment important. Un principe de parcimonie est utile. Par exemple, si on a, dans telle population, une proportion de 60 % de femmes, il est inutile de faire un graphique montrant, par exemple, un histogramme avec les hommes et les femmes, car il est très facile de comprendre que les hommes seront 40 %. C’est bien entendu plus généralement vrai avec toutes les variables prenant deux modalités.

Autre idée : la présentation d’histogrammes tridimensionnels est le plus généralement distractrice.

Et surtout, éviter de présenter des graphiques sans interprétation ! Des graphiques très simples peuvent souvent donner des indications précieuses.

2.2. Exemple

La moyenne d'âge des candidats à la qualification aux fonctions de maître de conférence en sciences de l’éducation en 2009.est de 42,1 et l’écart type de 9,2, ce qui est assez important. Ces données sont bien entendu insuffisantes pour caractériser la distribution. Le graphique suivant montre la forme de cette dernière

Illustration 1: Distribution des âges des candidats à la qualification aux fonctions de MC, 2009, 70e section

 Il est facile de voir que cette distribution ne saurait en aucun cas être du type Laplace-Gauss. Elle signale l’existence de plusieurs sous-populations : des jeunes ayant préparé le doctorat dans leur formation initiale, des moins jeunes ayant exercé une autre activité avant de se tourner vers la thèse et ce qu’on pourrait appeler des seniors, s’étant tournés vers la recherche après 45 ans.

On peut se demander comment se répartissent les âges des qualifiés et des non qualifiés.

Le principe a été de représenter la distribution de l’âge (arrondi à l’année supérieure) pour les deux sous populations, en utilisant la technique des « boîtes à moustache ».


Illustration 2: distribution des âges en fonction du résultat à la qualification, 2009

On observe que les ages se distribuent de manière assez similaire de 27 à 63 ans, les qualifiés étant cependant un peu plus jeunes. Un quart des candidats environ a moins de 33 ans et un quart plus de 50. La médiane est du même ordre pour les deux populations.

Pour analyser plus avant, il conviendrait de rechercher l’influence d’autres variables, mais cela sortirait du cadre de ce billet.

3. À propos de tests statistiques

La prudence est particulièrement de rigueur lorsqu’on applique des tests d’hypothèse. Voici un exemple tiré d’une publication récente, dont je préfère taire la source.

Les auteurs considèrent deux groupes de 15 personnes (ce qui est très peu), dont ils comparent les scores à certaines questions. Pour l’une d’elles ils concluent, sur la foi d’un test de Student, que le groupe A réussit mieux que le groupe B, la différence étant significative au seuil de 5 %. Que penser d’un tel résultat ? Quelle est sa validité ? Il est possible de se faire une idée en regardant le tableau suivant :

Groupe A : m1 = 3,175, σ1 (écart type) = 0, 175

groupe B : m2 = 2,852, σ2 = 0, 478

S’agissant du test de Student, la validité du raisonnement repose de manière cruciale sur le fait que les écarts types sont du même ordre. Cette exigence est particulièrement forte lorsque les échantillons sont petits. Or ici, le rapport entre eux est supérieur à 3. Il n’était pas légitime d’appliquer le test de Student dans un tel cas. Le résultat obtenu n’a donc aucune valeur.

Même si les écarts types avaient été du même ordre, une expérience de pensée permet d’apprécier la fragilité du résultat : si un seul individu du groupe B avait eu un score augmenté de seulement 1, la moyenne aurait augmenté de 1/15, soit 0,07 environ ; c’est-à-dire que m2 serait passé à 2,92, ce qui est très proche de m1…

4. Que conclure ?

Ma conclusion est simple : les statistiques existent, elles apportent souvent des résultats déterminants. Il convient cependant de les utiliser avec parcimonie, au service d’une argumentation et de n'utiliser que des procédures que l'on maîtrise (ou qui sont garanties par un tiers compétent). En particulier pas de graphiques non commentés se contentant de présenter différemment les résultats de tris croisés, du respect pour les chiffres significatifs et pour la bonne utilisation des procédures de test…

5. Références

LANGOUËT, G., & Porlier, J. -. C. (1998). Mesure et statistique en milieu éducatif. Paris : Esf Editeur.

MOSCOVICI, Serge ; BUSCHINI, Fabrice[ dir.] (2003). Les méthodes en sciences humaines. Paris : PUF. - 476 p. - ISBN : 2 13 053066 4.

POITEVINEAU., Jacques (2004). L'usage des tests statistiques par les chercheurs en psychologie : aspects normatif, descriptif et prescriptif. Mathématiques & sciences humaines, (167), 5 - 24. Retrouvé Novembre 2, 2009, de http://msh.revues.org/document2900.html  

QUIVY, Raymond ; CAMPENHOUDT (Van), Luc (1995). Manuel de recherche en sciences sociales. Paris : Dunod. 287 p. - ISBN : 2 10 002656 9.

VAN DEN MAREN, Jean-Marie (1996). Méthodes de recherche pour l'éducation. Bruxelles: de Boeck Université. - 502 p. - ISBN : 2-8041-2364-2.



11
oct 09
user icon

Alors que le virus grippal A (H1N1)v continue à circuler sans avoir encore provoqué la catastrophe sanitaire mondiale redoutée et tandis que les premiers vaccins pandémiques dirigés contre ce virus sont enfin disponibles, une autre épidémie se propage: celle du doute ! Ces vaccins sont-ils nécessaires? Cette grippe A est-elle véritablement dangereuse? Ces vaccins sont-ils sûrs?
Si l’on en juge par le dernier bulletin épidémiologique de l’Institut de Veille Sanitaire, la situation en France ne semble pas encore préoccupante. Cependant, l’OMS conseille aux pays de l’hémisphère Nord de se préparer à une seconde vague de propagation pandémique. Les données épidémiologiques nous indiquent que depuis avril 2009, il y a eu dans le monde entier plus de 375000 cas confirmés en laboratoire de grippe pandémique A (H1N1) et plus de 4500 décès signalés à l'OMS (1). Sur la base des éléments actuellement disponibles, la létalité de la grippe A (H1N1) 2009 est proche de celle de la grippe saisonnière. Cependant, à la différence de ce qui est observé au cours des grippes saisonnières, la grippe A (H1N1) 2009 a affecté principalement les sujets âgés entre 5 et 50 ans, la plupart des formes graves et des décès ont été observés chez des sujets de moins de 60 ans (75%) (2,3). De plus, environ un tiers des décès sont survenus chez des sujets sans co-morbidité associée, les femmes enceintes constituant un groupe particulièrement à risque (4) et l’obésité apparaissant comme un nouveau facteur de risque.
Des incertitudes persistent concernant l'impact de la résurgence prévue dans l'hémisphère Nord. L’analyse des données épidémiologiques et cliniques des pays de l’hémisphère Sud montre que la progression de l’épidémie se fait par vagues (5). Selon le scénario retenu qui se veut optimiste, une nouvelle vague est attendue en France avant l’hiver avec un taux d’attaque (nombre de cas infectés rapporté à la population) de 10 à 15%, suivie d’une ou deux autres vagues avec un taux d’attaque cumulatif de 25 à 30%. Ne serait-ce que lors de la première vague automnale, le nombre de cas et de décès serait 2 à 3 fois ceux observés lors d’une grippe saisonnière importante, le nombre d’hospitalisations serait multiplié par 7 à 10 et celui des cas admis en réanimation multiplié par 20 à 30.
La mise en œuvre tardive de la vaccination contre la grippe pandémique A (H1N1) 2009 la rend moins efficace d’un point de vue épidémiologique, son objectif principal est la réduction du risque de formes graves et de décès. Ainsi, le Haut Conseil de la santé publique recommande, dans un avis rendu le 2 octobre 2009, que soient vaccinés en priorité les groupes de population à risque: femmes enceintes à partir du second trimestre, nourrissons âgés de 6-23 mois atteints de pathologies chroniques sévères, entourage des nourrissons de moins de 6 mois, sujets âgés de 2 à 64 ans avec facteur de risque,.... et les personnels de santé  ne serait-ce que pour assurer la continuité des soins.
Trois vaccins contre le virus A (H1N1)v ont actuellement obtenu une autorisation de mise sur le marché de l’EMEA (European Medicines Agency): deux vaccins avec adjuvant, produits sur œuf, inactivés, fragmentés (Pandemrix® et Focetra®) et un vaccin sans adjuvant, virion entier inactivé, cultivé sur cellules Vero (Celvapan®). Ces vaccins dits « pandémiques » ont été développés en 4 mois sur la base d’un prototype préexistant et adaptés ultérieurement à la souche désignée par l’OMS. Outre les composés qui permettent l'immunisation, d'autres constituants entrent dans la composition de ces vaccins. Les adjuvants ont pour objectif non seulement de diminuer la quantité d’antigènes par dose de vaccin mais aussi de favoriser une réponse immunitaire croisée, dans l’éventualité d’une mutation du virus. Les adjuvants utilisés dans les vaccins pandémiques actuels sont à base de squalènes, ils ont déjà été utilisés dans d’autres vaccins avec un bon profil d'innocuité. Enfin, le thiomersal qui est un composé contenant du mercure est utilisé comme conservateur des vaccins et contribue à en prévenir la contamination bactérienne. L’existence d’un risque neurologique, associé à l’exposition précoce à cette substance n’a jamais pu être confirmée. Les doses minimes présentes dans ces vaccins excluent a priori tout risque de toxicité.
Par ailleurs, l’association entre la vaccination antigrippale et la survenue d’un Syndrome de Guillain-Barré a été évoquée pour la première fois en 1976 aux USA, lors de la campagne de vaccination contre le virus A/New Jersey/H1N1 (il s’agissait d’un vaccin entier sans adjuvant). Cela n’a pas pu être confirmé. En revanche, la grippe est un facteur de risque possible du Syndrome de Guillain-Barré. Les données à ce jour laissent supposer que les vaccins contre la grippe pandémique sont aussi sûrs que les vaccins contre la grippe saisonnière. Toutefois des manifestations rares  peuvent survenir lors de leur administration à plusieurs millions de personnes. Aussi, l’AFSSAPS a mis en place un dispositif renforcé de surveillance des effets indésirables permettant de détecter et d’analyser tout signal alarmant.
Malgré toutes les informations transmises par les autorités sanitaires, il n’est que de consulter le site du Ministère de la Santé et des Sports, une majorité des personnes interrogées, en France comme dans d'autres pays d'Europe, ne souhaite pas se faire vacciner contre le virus grippal A (H1N1)v. Alors que l'éradication de la variole a été considérée comme l'un des plus grands triomphes du 20ème siècle en médecine, la question de l’éradication des maladies infectieuses, évolue aujourd'hui sous l’angle de l’éthique (6,7).

1 - Pandemic (H1N1) 2009 - update 69, OMS octobre 2009
2 - Critical Care Services and 2009 H1N1 Influenza in Australia and New Zealand. N Engl J Med. 2009 Oct 8. [Epub ahead of print]
3 -
Hospitalized Patients with 2009 H1N1 Influenza in the United States, April-June 2009. N Engl J Med. 2009 Oct 8. [Epub ahead of print]
4 -
H1N1 2009 influenza virus infection during pregnancy in the USA. Lancet. 2009 Aug 8;374(9688):451-8. Epub 2009 Jul 28.
5 -
Note sur la sévérité de l’infection A (H1N1) 2009 dans le monde. InVS, 25 septembre 2009
6 - Is disease eradication ethical? Lancet. 2009 Jun 27;373(9682):2192-3

7 - Disease eradication is possible and ethical. Lancet. 2009 Oct 3;374(9696):1144; author reply 1144

    Mots-clés : Grippe, H1N1, Pandémie, Vaccin

    24
    sep 09
    user icon

    Les informations qui suivent sont susceptibles de modifications qui seront annoncées sur le site de cours :

     30/09/09 : Une modification !

    http://gl.baron.free.fr/cours

     

    date début duree sujet_previs
    jeu. 08 oct. 2009 14:00 3:00 Evolutions dans les pratiques et usages des TIC. Tendance dans les recherches sur l étude des activités instrumentées d apprentissage.
    jeu. 15 oct. 2009 14:00 3:00 Des politiques publiques aux pratiques pédagogiques. Approche historique du cas français.
    jeu. 22 oct. 2009 14:00 3:00 L efficacité des technologies : une question mal posée. Perspectives et enjeux

    Séance commune avec P6
    jeu. 29 oct. 2009     La question des compétences enseignantes. Points de vue récents.

    Séance commune avec P6
    jeu. 05 nov. 2009 14:00 3:00 Enjeux didactiques des environnements logiciels
    jeu. 12 nov. 2009 14:00 3:00 Pas de cours
    jeu. 26 nov. 2009 14:00 3:00 Théories et modèles de la technologie éducative (1)
    jeu. 10 déc. 2009 14:00 3:00 Programmation didactique et modèles récents de l activité d enseignement
    jeu. 17 déc. 2009 14:00 3:00 Synthèse du cours

    Mots-clés : master, recherche, TICE

    24
    sep 09
    user icon

    Voici le programme prévisionnel du cours de M1, qui commencera le premier octobre à 8 heures.

     http://gl.baron.free.fr/cours/spip.php?article481

     

     Et voici l'adresse du site de cours MOODLE (ouverture prévue le 28 septembre 2009)

    http://moodle.univ-paris5.fr/course/view.php?id=1648

    Mots-clés : master 1 de sciences de l'éducation, TICE

    25
    aoû 09
    user icon


     

    acclaimed lecture series by the iconic physicist Richard Feynman

    Source: http://www.scientificcomputing.com/news-DS-Historic-Feynman-Physics-Lectur 

    An acclaimed lecture series by the iconic physicist Richard Feynman is now freely available to the general public for the first time on a new Web site launched by Microsoft Research, in collaboration with Microsoft Chairman Bill Gates. The lectures, which Feynman originally delivered at Cornell University in 1964, have been hugely influential for many people, including Gates. 

    Gates privately purchased the rights to the seven lectures in the series, called “The Character of Physical Law,” to make them widely available to the public for free with the hope that they will help get kids excited about physics and science.

    The historic lectures and related content can be seen athttp://research.microsoft.com/tuva. The name “Tuva” was chosen because of Feynman’s lifelong fascination with the small Russian republic of Tuva, located in the heart of Asia.

    Feynman was one of the most popular scientists of the 20th century, equally regarded for his scientific insights as well as his ability to convey his enthusiasm for science through his lectures and writings. He shared the Nobel Prize in Physics in 1965 and was also known for his quirky sense of humor and eccentric and wide-ranging interests.

    “No one was more adept at making science fun and interesting than Richard Feynman,” said Gates. “More than 20 years after first seeing them, these are still some of the best science lectures I’ve heard. Feynman worked hard during his life to popularize science, so I’m sure he’d be thrilled that now anyone, anywhere in the world, can just click a button and experience his lectures.”

    Curtis Wong, a principal researcher with Microsoft Research, enhanced the experience of viewing the lectures by integrating the historic video with a Microsoft Silverlight-based video player that allows viewers to search the lectures for references to particular subjects, take notes that are synchronized to the video, and click on hyperlinks to related Web content, among other customized operations.

    “There is a lot of public interest in building innovative educational resources online,” Wong said. “This is an opportunity to take some existing educational content and utilize software and the wealth of resources available on the Web to create a richer learning experience. And, because people can annotate the lectures with their own comments and links to related resources, I expect this experience to become richer and richer over time.”

    Microsoft Research has been exploring video annotation for many years and chose to publish the Feynman “Messenger” lectures with a new enhanced video player. Neither Microsoft nor the Bill and Melinda Gates Foundation were involved in the acquisition of the rights to the lectures.

    Mots-clés : Feynman, Physique

    19
    jun 09
    user icon

    Un éditorial du Lancet du 13 juin dernier, au titre provocateur, reprend les données d’un rapport remis dernièrement au Royal College of Physician. Cet article s’inscrit dans le débat actuel sur la révision de la directive européenne sur le temps de travail qui agite beaucoup la profession médicale.
    Depuis une trentaine d’années, la féminisation des professions médicales est en augmentation constante. Les indicateurs communiqués dans ce rapport concernent le Royaume-Uni, mais ils sont similaires en France, avec selon la DREES, 57% de femmes parmi les médecins de moins de 34 ans en activité en 2004. Un taux de spécialisation moindre chez les femmes. Parmi celles qui choisissent une spécialisation, on note une orientation certes vers des domaines où les horaires de travail sont plus prévisibles mais aussi qui permettent une plus grande relation avec le patient telles que la pédiatrie ou la psychiatrie. Enfin, selon ce rapport, l’exercice à temps plein concerne 60% des femmes contre 80% chez les hommes. Il n’y a a pas de différence entre les hommes et les femmes en ce qui concerne l’abandon de la profession médicale. En revanche, la proportion de femmes médecins qui occupent des positions élevées dans les institutions universitaires ou dans les organismes de santé est nettement plus faible. Ceci est vrai de la médecine comme de toutes les disciplines scientifiques en général.
    Par une ironie du sort,  la langue française a accordé le genre féminin à LA médecine, mais aussi aux disciplines se rapportant à LA science, jusqu’aux mathématiques qui sont au féminin pluriel !

    Mots-clés : Femmes, Médecine, Sciences

    30
    mai 09
    user icon

    EDUCAMP invite les enseignants à une journée de partage sur leurs pratiques pédagogiques, en particulier quand elles s'appuient sur les technologies numériques. 

    Au format Barcamp,  cet événement/atelier participatif a pour objectif de réunir les enseignants, professeurs, chercheurs, développeurs et utilisateurs autour des TICE et leur offre la possibilité d’échanger librement et de réfléchir ensemble sur ce sujet. 

    Centré particulièrement sur l'usage des outils nomades et des contenus numériques dans l’éducation, ce Barcamp nous donnera l’occasion de discuter sur les nouvelles façons d’apprendre et de transmettre les savoirs au travers ces nouveaux outils pédagogiques. Toute autre piste de réflexion relative à ce sujet est bien entendu bienvenue.

    Informations et inscriptions : http://barcamp.org/educampparis



     



    éducamp
        
    Le 6 juin de 10h30 à 17h30
    à La Cantine par Silicon Sentier 
    151 rue Montmartre - 12 galerie Montmartre
    75002 Paris
    << Précédent