Michelle Bergadaà, professeur à Genève, a lancé depuis cinq ans un débat sur la fraude et le plagiat en milieu universitaire. Elle invite aujourd'hui enseignants et étudiants à participer à une enquête de recherche, en remplissant un bref questionnaire (dix minutes, en moyenne, aux prétests).
Son site, Responsable , a aujourd’hui plus de 17 000 abonnés provenant de 19 champs disciplinaires et de 14 pays.
"Ces recherches sur le plagiat nous ont naturellement conduits à réfléchir sur le construit d’authenticité de nos productions académiques.
Les auteurs, le Rédacteur en chef, les évaluateurs, ont chacun une représentation du rôle à tenir par lui/elle et par chacun des autres acteurs. Ces représentations sociales influencent la façon d’être de chacun lors du processus de révision qui les met en présence, et donc conditionnent le devenir de l’article académique.
Pour cette nouvelle recherche, nous nous sommes associés à Christèle Boulaire, professeure à l'université Laval de Québec.
Nous vous demandons de réagir librement aux situations présentées qui reprennent les 7 étapes de tout processus de révision d'un article soumis à une revue académique.
- Le questionnaire en ligne : http://authenticite.unige.ch/enquete1.php
Nous nous tenons à votre disposition pour vous fournir les précisions que vous souhaiteriez quant au design de recherche et à nos méthodologies d’analyse.
Nous espérons que vous prendrez autant de plaisir à contribuer à cette recherche que nous en avons à la réaliser."
Michelle Bergadaà
Professeur de communication et de marketing
Directrice de l'OVSM - Faculté des SES
Université de Genève
Mots-clés : authenticité, évaluation, fraude, Michelle Bergadaà, plagiat, responsable

Commentaires
La fraude dans les publications scientifiques est un sujet préoccupant et toujours d'actualité.
En voici encore un exemple édifiant:
"Prominent celecoxib researcher admits fabricating data in 21 articles" BMJ,9 March 2009
La célèbre controverse sur la priorité de la découverte du calcul infinitésimal qui a opposé Newton et Leibniz remonte à 1700 ; René Descartes dont ils sont les dignes héritiers et auquel nous sommes très attachés n’était déjà plus de ce monde !
je vous signale le débat organisé au CNAM sur le thème:« Intégrité et fraude scientifique : quelle prévention et quel traitement ? »
mercredi 01 avril 2009 de 18h15 à 21h15
au CNAM, 292 rue Saint-Martin, Paris 3e
Avec le soutien de l'ASPERT
Ce billet paru dans les BMJ group blogs fait référence à un rapport de l’Office of Research Integrity américain. Sur les 274 personnes mises en cause dans des enquêtes pour mauvaise conduite scientifique entre 1994 et 2003, 70% étaient des hommes, et la proportion a même légèrement augmenté au cours de cette période, elle était de 73% dans les 5 dernières années. Seulement environ la moitié des cas ont été reconnus coupables, mais cela signifie toujours que 68% des fraudeurs sont des hommes.
Cependant, selon Liz Wager présidente du Committee on Publication Ethics britannique et membre du comité d'éthique du BMJ, ces données pourraient refléter simplement le sex-ratio des chercheurs!