Je saisis l'occasion d'un article sur le Web 2.0, appliqué à l'éducation, de Françoise Dailland (SCD), publié sur notre réseau Paris Descartes, pour pousser un cocorico Paris Descartes : regardez aussi ce qui se fait à la maison, dans votre maison, comprenez-le , admirez-le et servez-vous en
!
Cet article conduit vers une source exposant l'apport du Web2.0 à l'éducation, qui pourrait donner à penser que le Web 2.0 n'ouvre que sur des collaborations aléatoires, déterritorialisées. Il est sûrement très sympathique de partager des signets avec de complets inconnus. Il est également fort utile de les cibler sur sa communauté locale. C'est toute la différence entre des fonctionnalités informatiques et un réseau d'humains réunis autour de questions communes, qui s'associent pour enrichir leur présent et préparer leur futur.
Voici un extrait de l'article que j'ai plaisir à discuter :
"Les outils Web 2.0 et l’éducation
Lorsqu’on se demande en quoi l’avènement du Web 2.0 peut aider les enseignants dans leur métier, on songe d’abord, vu sa nature relationnelle, à des usages collaboratifs liés à des communautés de pratique. Par exemple, un professeur de physique pourrait lancer un blogue destiné à ses collègues du réseau collégial, ayant pour but de partager outils pédagogiques, réflexions et conseils. Cet enseignant pourrait facilement s’ouvrir un compte sur Edublogs10, y créer un blogue, puis y syndiquer un fil RSS de ressources en enseignement de la physique telles que répertoriées dans Eureka, et un autre sur l’actualité en science physique publié par l’Agence Science Presse. En quelques minutes, sans passer par l’infrastructure d’un collège, un blogue dédié à l’enseignement des sciences physiques au collégial serait né. Ses tâches d’enseignant requérant déjà beaucoup de son temps, ce professeur pourrait s’adjoindre des co-auteurs, chacun écrivant un billet à tour de rôle.
(...) Un enseignant pourrait effectuer une veille grâce à des outils en ligne, de chez lui, depuis un café Internet ou à partir de n’importe quel ordinateur de son école. Ainsi, ses signets se retrouveraient, par exemple, sur son compte Del.icio.us, et ses fils RSS, sur son agrégateur personnel hébergé par Newsgator Online ou Google Reader."
Pourquoi "sans passer par l'infrastructure d'un collège" ? Pourquoi l'établissement serait-il à éviter ? Que gagne l'enseignant à pérorer dans le vide, pour ses pairs anonymes et idéaux ? POurquoi pas chez lui, pour ses proches, pour ses étudiants ? En complément de sa présence active ?
Je voudrais à ce propos affirmer la position des TICE dans notre université :
- nous avons opté, depuis deux ans maintenant et avec le soutien de la présidence, pour une mise en palce d'outils de type Web 2.0, qu'illustrent particulièrement clairement les signets, les blogs, le wiki et la médiathèque.
- nous pensons que les productions des enseignants et celles des étudiants sont fondamentales pour le sentiment d'appartenance, la vie "ensemble" sur un campus virtuel qui traduise et renforce les liens du campus réel. Nous pensons que les magnifiques articles des 1700 auteurs potentiels ou actifs sont le bien commun le plus étonnant que le Web2.0 puisse produire dans notre université. Pour nous c'est une valeur, c'est un capital, c'est une rente, un bien précieux, appelez-le comme vous voulez, c'est la vie même de l'université, une sorte de cours d'eau qui la traverse en son milieu et peut être regardé par chacun , changeant et inattendu.
Il est passionnant de suivre l'expansion, à l'extérieur, d'outils publics Web2.0. Un raisonnement patrimonial, un foyer centré sur l'identité et l'activité numérique, ici, maintenant, me semble aussi très important à défendre.
Les changements de pratique et de culture que la loi LRU va amener dans notre quotidien nous feront sentir de plus en plus l'utilité d'espaces de concertation, d'échange, de mutualisation. Il nous faut réflechir ensemble, inventer ensemble : quoi de plus fécond que la découverte, sur le vif, des moments vécus par les étudiants et par les différents acteurs du travail quotidien à l'université ? Témoignages, analyses, idées et sources partagées seront le terreau de changements acceptés et non subis.
Le Web2.0 est aussi une réimplantation, en local, de liens de coopération renforcés autour de l'activité, des stratégies partagées, et pas simplement une boîte à outil publique, individualisante, pulvérisante.
Ne l'oubliez pas et avant de faire la publicité de Délic.i.ous, rappelez que avez , ici, maintenant, vos signets partagés Paris Descartes .
Puisque vous lisez cet article, c'est que vous êtes informés... Mais n'hésitez pas à monter avec nous des projets collectifs utiles à votre communauté : blogs-portfolios de suvi de stages, comme les carnets des médecins animés par Jean-Claude Schawartz, blogs d'événements, blogs pédagogiques réunissant des productions d'étudiants, comme Edith Lecourt, ou pilotant énergiquement un tavail de master, comme Sophie Bernard, blog scientifique diffusant et discutant des actualités disciplinaires, comme Georges-Louis Baron, blog du SCD, autour de la culture des documents numériques, etc.

Commentaires
2 ans déjà !! Félicitations !
Il est vrai que si une démarche collective existe, il serai dommage d'utiliser des ressources extérieures à l'infrastructure du collège (ou autre). Mais il y a fort à parier que l'expression "sans passer par l'infrastructure d'un collège" indique simplement qu'une démarche isolée est possible ... lorsque le collectif ne souhaite pas la mettre en oeuvre.
En ma qualité d'étudiant de Paris7 :
"ç'est pos zuste !" -_-
Bravo pour cette belle intégration^^
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