Internet a révolutionné tous les secteurs de nos sociétés, notre manière de communiquer, de nous informer, de nous divertir, de consommer et même d’interagir socialement. L’évolution ou la redéfinition de l’Internet permettront le développement de nouveaux services et usages et auront donc un impact industriel et socio-économique majeur.
Consultation publique sur l’Internet du futur
Le ministère de l’Economie, de l’industrie et de l’emploi a constitué en 2007 un groupe de réflexion sur l’Internet du futur présidé et co-présidé respectivement par l’Institut national de recherche en informatique et automatique (INRIA) et l’Institut Télécom. Ce groupe de réflexion composé d’experts reconnus au niveau international et appartenant à des organismes de recherche, des PME et des groupes industriels travaillant sur ces questions a rendu son rapport, à la mi-juin 2008. Sur cette base, la secrétaire d’Etat chargé de la Prospective et du développement de l’économie numérique, la direction générale de la compétitivité, de l’industrie et des services (DGCIS) du ministère de l’Economie, de l’industrie et de l’emploi et la direction générale de la recherche et de l’innovation du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche ont souhaité lancer cette consultation publique afin de recueillir l’avis de l’ensemble des acteurs concernés par l’Internet du futur et de préparer un plan d’actions sur le sujet.
Cette consultation qui porte notamment sur l’identification des thématiques liées au concept d’Internet du futur (technologies du « cœur de réseau », réseaux d’accès, réseaux spontanés, Internet des objets, contenus, usages et services...), l’organisation de la recherche en France dans ce domaine, la coordination des plateformes d’expérimentation, l’organisation des pôles de compétitivité TICs sur cette thématique, la normalisation, les actions à mettre en œuvre pour préparer l’industrie française à ces changements importants.... permettra la définition d’un plan d’actions destiné à positionner favorablement la France dans le développement de l’internet du Futur, et favoriser ainsi les retombées économiques et industrielles pour notre pays.
La consultation est ouverte jusqu’au 13 juillet 2009.
Pour y participer vous devez répondre à un questionnaire en le téléchargeant et en le renvoyant à l’adresse : internet.dufutur@finances.gouv.fr
Vous pouvez aussi utiliser le questionnaire simplifié en ligne en vous référant aux annexes ci-dessous pour rédiger vos réponses. Nous attirons votre attention sur le fait que si vous utilisez le questionnaire en ligne vous ne pourrez pas sauvegarder vos premières réponses, les reprendre et continuer plus tard.
Mots-clés : consultation publique, INRIA, Institut Télécom, Internet du futur
EDUCAMP invite les enseignants à une journée de partage sur leurs pratiques pédagogiques, en particulier quand elles s'appuient sur les technologies numériques.
Au format Barcamp, cet événement/atelier participatif a pour objectif de réunir les enseignants, professeurs, chercheurs, développeurs et utilisateurs autour des TICE et leur offre la possibilité d’échanger librement et de réfléchir ensemble sur ce sujet.
Centré particulièrement sur l'usage des outils nomades et des contenus numériques dans l’éducation, ce Barcamp nous donnera l’occasion de discuter sur les nouvelles façons d’apprendre et de transmettre les savoirs au travers ces nouveaux outils pédagogiques. Toute autre piste de réflexion relative à ce sujet est bien entendu bienvenue.
Le 21 avril, le décret statutaire des enseignants-chercheurs sera examiné par le Conseil d’État. Au beau milieu des vacances, dans la précipitation et le secret qui entoure traditionnellement les consultations du Conseil d’État, Valérie Pécresse tente de passer en force sur l’un des points majeurs de la mobilisation universitaire.
Pour manifester notre opposition à cette nouvelle manœuvre, la Ronde des Obstinés se dédoublera pour tourner simultanément sur la place du Palais-Royal (Paris 1er), devant le Conseil d’État, et sur la place de Grève.
Soyez nombreux à venir ce mardi place de l’Hôtel de Ville à 13h30, pour rejoindre en procession le Conseil d’État et y tourner de 14h à 16h ! Nous retrouverons ensuite le lieu habituel de la ronde, pour la poursuivre obstinément.
(en particulier pour la liste, par régions, des musées et monuments nationaux concernés par ces nouvelles mesures)
Les collections permanentes d'une cinquantaine de musées et une centaine de monuments nationaux deviennent gratuits pour les moins de 26 ans de l'Union européenne et les enseignants français.
Le musée du Louvre devient gratuit pour les moins de 26 ans (AP)
La mesure est destinée aux jeunes de moins de 26 ans de l'Union européenne et aux enseignants du premier et second degré de l'Education nationale.
Elle concerne des musées et monuments nationaux tels que le Louvre, Orsay, Cluny, le musée Picasso, le musée de la Marine, le Mont-Saint-Michel, le Museum d'Histoire Naturelle, l'Arc de triomphe, le Panthéon, la cité de Carcassonne ou les tours de Notre-Dame.
Elle ne s'applique que sur les collections permanentes - les expositions temporaires restent payantes - et, dans les faits, en faveur des jeunes âgés de 18 à 25 ans, les moins de 18 ans bénéficiant déjà auparavant de l'accès gratuit.
D'un coût global de 30 millions d'euros cette année la mesure sera compensée financièrement par les ministères de tutelle des musées, sur dégel de crédits.
Elle coûte ainsi pour 2009, sur neuf mois, 22 millions au ministère de la Culture et 7 à celui de l'Education nationale pour les enseignants.
Diversifier les publics
Elle peut profiter à 6,5 millions de jeunes Français et plus largement à 50 millions de jeunes Européens. Toutes nationalités confondues, les visiteurs de 18 à 25 ans des musées et monuments de l'Etat représentent plus de 3,6 millions de visiteurs, soit 11% de la fréquentation, selon le ministère de la Culture. Les jeunes Européens représentent 77% du total.
La gratuité pour les jeunes prend la place d'une gratuité totale, expérimentée au premier semestre 2008 sur 14 établissements et finalement abandonnée. En parallèle, une expérimentation de gratuité pour les 18-25 ans un soir par semaine, avait été testée dans quatre établissements parisiens.
Les différentes études menées lors de l'expérimentation ont montré une augmentation de fréquentation, de 52% en moyenne.
Mais l'effet recherché, qui était de diversifier les publics, avait surtout été visible auprès des jeunes, la gratuité étant pour eux "l'élément déclencheur" de la visite au musée. Elle a également été "un effet d'attraction non négligeable" sur les jeunes issus des milieux sociaux les plus éloignés de la culture, a ajouté le ministère.
Les étudiants sont concernés et intéressés, et légèrement apeurés
Aujourd'hui débute à l'Assemblée nationale la discussion sur la loi Hadopi. Après une longue période d'indifférence du grand public à ce projet, les étudiants commencent à en discuter, la découvrant dans les titres gratuits qu'on leur distribue dans le métro...
De nombreux blogueurs, journalistes et personnalités s'expriment -enfin- sur elle. Le 9 mars Jacques Attali l'a qualifiée de scandaleuse et ridicule . La Quadrature du net, un collectif qui a rédigé un dossier de référence, publie une revue de presse actualisée. Le cabinet de C. Albanel ne s'attarde pas sur cette contestation, qui serait celle de "cinq gus dans un garage".
Les étudiants n'en croient pas leurs yeux : "Quoi , parce qu'on télécharge, on peut avoir sa connexion coupée et continuer à payer l'abonnement un an ?" "Mais si on le fait de l'ordinateur d'un autre, c'est lui qui est coupable ?"
Le document numérique, accessible, semble gratuit et libre de droits aux étudiants. La musique Web est une sorte de service public culturel qu'on leur doit bien, vu leur peu d'argent et le goût qu'ils lui portent. Après tout, plus ils téléchargent et plus ils vont au concert. L'industrie musicale, ne l'oublions pas, ne perd pas d'argent avec le téléchargement. Mais elle refuse de faire évoluer son modèle économique, et fabriquera encore longtemps des voitures à chevaux, pardon, des CD, si le gouvernement veut bien l'y aider.
Le portail blanc de Christine Albanel
Le gouvernement se saisit avec opportunisme de l'argument pour tenter de façon désespérée et désespérante de contrôler le Web , en imaginant des sites autorisés, un Web chinois en quelque sorte :
"Sur la question du nomadisme et des bornes WiFi que certaines collectivités mettent à disposition, comme les collectivités locales des villes, les universités, la ministre a expliqué aux députés médusés que « bien entendu, on ne va pas suspendre l’accès internet d’une commune, d’une université, d’une entreprise, mais il y a d’autres possibilités c'est-à-dire que la haute autorité pourra enjoindre à la collectivité en question de prendre des mesures préventives pour éviter l’utilisation des bornes wifi sans aucun frein (...) Là d’ailleurs, on pourrait suivre la préconisation du CGTI qui a évoqué la mise en place d’un portail blanc, c'est-à-dire au fond la possibilité que les bornes ne permettent l’accès qu’à un nombre déterminé de sites de façon à ce qu’elle ne puisse pas a priori servir à pirater et cette liste pourrait être établie en concertation avec toutes les parties de façon à ce qu’elles puissent permettre de répondre aux besoins de la vie quotidienne, sans qu’elle puisse servir de base de lancement du piratage, en quelque sorte. Voilà».
Peut-être avant la répression, la formation eût été utile : former les enseignants et les étudiants à leur nouvel environnement documentaire, nous aider à enseigner le distinguo entre "accessible" et "libre de droits".
Les adversaires de la loi Hadopi ne défendent évidemment pas le téléchargement gratuit.Ils demandaient des solutions responsables, qui respectent les pratiques et les rôles de chacun. La licence globale en faisait partie.
Le gouvernement a préféré déposer un projet répressif, qui confie la surveillance de nos ordinateurs privés aux salariés de la SACEM, qui rend le propriétaire d'un ordinateur responsable de son usage. Comme le disent les étudiants : "Mais si on se sert de mon ordinateur ?" Face à la loi, le propriétaire de l'accès sera le coupable.
Surveillez vos ordinateurs
L'avocat blogueur Maître Eolas fait le commentaire juridique : "Peu importe que le titulaire de l'abonnement ne soit pas le contrefacteur. On ne l'accuse pas de contrefaçon. Il est juste fautif de non surveillance de son accès internet. Présomption d'innocence, prohibition de la responsabilité pénale du fait d'autrui, dites-vous ? Mais les seules sanctions (que j'examinerai plus loin avec la procédure) seront purement civiles, les règles (protectrices) du droit pénal ne s'appliquent pas. Je peste souvent contre le législateur, mais je dois rendre hommage à son génie dès lors qu'il s'agit de porter atteinte aux libertés de ceux qui l'ont élu."
Peut-être un vrai débat ?
Ce qui est intéressant dans les débats qui concernent le numérique, c'est que des lignes transversales rapprochent des militants de différents partis qui se heurtent à l'indifférence obstinée des caciques des partis et des élus aux questions numériques. Malgré le travail de Quitterie Delmas et d'autres au Modem, au PS ou à l'UMP, seuls deux sénateurs ont voté contre Hadopi. Qu'en sera-t-il à l'Assemblée ? J'invite tous les étudiants à suivre le débat, il sera riche d'enseignement autant sur le niveau de compréhension de l'économie numérique des députés, que sur le mode de débat qui sera choisi. Maître Eolas n'est pas complètement pessimiste : "Côté majorité, Lionel Tardy, Marc Le Fur et Alain Suguenot ont cosigné 24 amendements montrant un désaccord avec le projet actuel : ils proposent notamment de substituer une amende à la suspension de l'abonnement, d'imposer l'intervention du juge pour l'accès aux données personnelles, et d'imposer à la CPD d'engager des sanctions pour tous les cas dont elle sera saisie (soit 10.000 par jour selon les projections de la ministre !) ce qui est logique mais impossible à mettre en œuvre : ça s'appelle mettre le gouvernement face à ses contradictions."
Mediapart propose un diaporama,Hadopi expliqué à mon Peer (to Peer) :
Le twitter qui vous permet de suivre les débats Hadopi :
et pour avoir une bonne vue du processus de détection des délits et d'organisation de la poursuite de la personne qui aura perdu de vue son ordinateur et l'aura livré à un infracteur procédant à des échanges illégaux de fichier, un éclairant schéma
Michelle Bergadaà, professeur à Genève, a lancé depuis cinq ans un débat sur la fraude et le plagiat en milieu universitaire. Elle invite aujourd'hui enseignants et étudiants à participer à une enquête de recherche, en remplissant un bref questionnaire (dix minutes, en moyenne, aux prétests).
Son site, Responsable , a aujourd’hui plus de 17 000 abonnés provenant de 19 champs disciplinaires et de 14 pays.
"Ces recherches sur le plagiat nous ont naturellement conduits à réfléchir sur le construit d’authenticité de nos productions académiques.
Les auteurs, le Rédacteur en chef, les évaluateurs, ont chacun une représentation du rôle à tenir par lui/elle et par chacun des autres acteurs. Ces représentations sociales influencent la façon d’être de chacun lors du processus de révision qui les met en présence, et donc conditionnent le devenir de l’article académique.
Pour cette nouvelle recherche, nous nous sommes associés à Christèle Boulaire, professeure à l'université Laval de Québec.
Nous vous demandons de réagir librement aux situations présentées qui reprennent les 7 étapes de tout processus de révision d'un article soumis à une revue académique.
Nous nous tenons à votre disposition pour vous fournir les précisions que vous souhaiteriez quant au design de recherche et à nos méthodologies d’analyse.
Nous espérons que vous prendrez autant de plaisir à contribuer à cette recherche que nous en avons à la réaliser."
Michelle Bergadaà Professeur de communication et de marketing Directrice de l'OVSM - Faculté des SES Université de Genève
Le recrutement de collègues est une belle cause. Elle intéresse chaque enseignant chercheur. C'est la saison. En interne, nous participons à la configuration des équipes. En externe, nous rendons service. Désormais, la composition des comités de sélection impose pour chaque poste mis au concours des règles dignes du système de parenté dans la tribu des Awlâd. Avec une réserve savoureuse, quand on parle de reproduction : la parité hommes femmes n'est ni évoquée, ni suggérée, ni calculée. Comme le dit un collègue pragmatique : "C'est déjà assez compliqué comme ça, on ne va pas en rajouter". Le saupoudrage des section, grade, origine par parité et pourcentage a créé une formule infalsifiable que quelques dizaines de personnes vont passer des jours inoubliables à vérifier à tous les étages. Qualité scientifique, quand tu nous tiens !
Comment obtient-on le précipité recherché ? Un membre du conseil scientifique local reçoit la mission de démarcher ses proches ou plutôt ses lointains cousins. Il téléphone, écrit, se débrouille. A peine a-t-il obtenu l'accord de son aimable collègue (de ses douze aimables collègues) - Si je peux rendre service, bien volontiers -, que le ton change. Il faut sommer le généreux universitaire de saisir son CV en ligne. Oui, vous avez bien lu. Je ne parle pas du candidat au poste ouvert. Je parle des membres putatifs du comité de sélection de chaque poste. Le collègue "d'accord" doit du même geste montrer patte blanche. Selon un impayable retournement psychotique, le "s'il te plaît" est converti en "tu dois", le sollicité consentant devient débiteur astreint.
C'est qu'on ne veut pas n'importe quel MCF, n'importe quel Prof pour faire partie d'un comité de sélection dans une université autonome. Non publiant, faible publiant, peu significatif et non majeur, passe ton chemin !
L'"application CV" va recueillir les éléments de carrière et surtout de publications qui vont permettre au Conseil scientifique de s'accorder sur la valeur du candidat, pardon, du membre du comité de sélection : son âge, son grade, son niveau dans le grade, son poste, son appartenance scientifique. Et surtout ses publications : combien de chapitres d'ouvrages ou de publications dans des revues, combien de publications à comités de lecture, de brevets, de communications et conférences ? Il faut saisir sa bibliographie, pesamment, champ par champ, selon l'ergonomie indigène. De préférence, déposez également les résumés de vos publications. Le Comité scientifique jouit d'une curiosité universelle et ne se laissera pas abuser par de simples références bibliographiques. Il en veut plus. Miam, la science ! Ensuite, l'impétrant n'a plus qu'à classer ses publications : apparaît un distinguo destiné à exciter l'attention du Comité scientifique, qui, tout de même, n'a pas que ça à faire : il faut désigner 4 significations "significatives" et 5 "majeures". Allons, ne faites pas vos têtes de cochon : "significatif" qualifiera les publications de ces trois dernières années que vous ne reniez pas et qui vous rendent à vos propres yeux remarquable. "Majeur" sera pour les cinq publications qui vous rendent estimable sur tout le cours de votre carrière. Alors, content ? De cet examen de conscience, de cette contrainte inutile, de cette humiliation, de votre enregistrement dans le système d'information local ?
Quoi, libertés publiques ? Privacy ? CNIL ? Simple courtoisie ? Vous ne voyez pas pourquoi, alors que vous êtes fonctionnaire en poste, vous devriez décliner vos titres et preuves d'activité de recherche ? Vous trouvez que sous couvert de rationalisation administrative, le système d'information informatisé enregistre abusivement des données personnelles ? Vous ne voyez pas pourquoi votre gracieuse participation est l'occasion d'une brimade ? Vous pensez que c'est un acte de dressage dont vous vous seriez bien passé ? C'est la dixième fois cette année qu'on vous impose ce déballage ?
Oh ! Stoppez vos délires ! Pour une fois que quelque chose est bien organisé ! Il s'agit seulement de SIMPLIFIER le travail, dans un esprit collégial et au service de la qualité d'une grande université ! Et restez mesuré, car pour le moment, votre candidature en tant que membre d'un comité de sélection n'est qu'en cours de traitement. On vous écrira.
Avec le prétexte de composer des comités de sélection conformes, pour vingt postes publiés, une université acquiert des données privées (état civil, téléphones et adresses personnels) concernant 240 enseignants dont au moins 120 ne sont pas ne sont pas de l'établissement. 10 300 CV externes vont ainsi rejoindre les bases informatisées de 85 universités. 10 300 CV internes seront saisis ; les données privées existent déjà dans Harpège. Des données de publication exigées de façon provocatrice, avec des finalités ambiguës, seront-elles fiables ? Bref, à quoi cela sert-il ? Est-on donc en concurrence scientifique pour traiter les 80 à 200 candidatures qui vont affluer sur chaque poste ouvert ? Rien sur la page d'accueil de l'application concernée ne donne d'explication sérieuse sur les motifs de cette saisie. Comptons donc sur la malignité des candidats-jurys pour envoyer de bons vieux pdf en pièce jointe, mettre en avant leur incompétence informatique et résister placidement à ce facebook administratif.
Laboratoire des Sciences de la Communication, Université de Valenciennes et du Hainaut Cambrésis
Laboratoire Culture et Communication, Université d Avignon
Laboratoire CREM (Centre de Recherche sur les Médiations, Pôle « Pixel »), Université Paul Verlaine-Metz
co-organisent la 10ème édition de la conférence H2PTM : Hypertextes, Hypermédias
OBJECTIFS
La conférence H2PTM fête en 2009 sa vingtième année d' existence et la tenue de neuf éditions : de la première à Paris 8 en 1989 à la neuvième en 2007 à Hammamet (Tunisie). La dixième édition de la conférence H2PTM 09 aura lieu à Paris 8. Elle rend compte de l avancement de la recherche et du développement de l hypertexte et de l hypermédia depuis vingt ans et de leurs perspectives pour les années à venir.
Elle reprend les thèmes désormais classiques qui ont jalonné leur développement et assuré leur pérennité. Mais, attentive aux évolutions les plus récentes, elle continue d'élargir ses thématiques dans plusieurs directions. Les outils hypermédias sont avant tout des instruments de création et c'est dans ce domaine que s'élaborent les nouveaux produits et les nouvelles uvres de l'univers du numérique. La conférence fait donc une large part aux problématiques de conception de produits et de création hypermédia.
Elle met l'accent, entre autres, sur les questions de développement des outils du web comme RSS, syndication, Mashups, géolocalisation, web sémantique, weblog et leurs implications sur les usages et usagers du web.
Par ailleurs, le développement des technologies de la 3D, de l'animation et de l'interactivité conduit à s'intéresser aux jeux vidéo qui seront donc représentés cette année.
Sera enfin abordée la question de l'échange sous toutes ses formes qui est au coeur de la pratique des réseaux. Elle interrogera en particulier la notion de document hypermédia du point de vue de sa création, de sa transmission et de sa conservation ainsi que la notion d'écriture collaborative sur le web.
Cette édition sera l occasion de faire le point sur l évolution à la fois théorique et pratique de l'hypertexte et de l'hypermédia et leurs implications sur les développements de nouveaux outils et usages (E-learning, Handicaps, Réseaux sociaux, télévision interactive, etc.).
La conférence propose aux chercheurs, aux industriels et aux éditeurs concernés, de faire le point sur l'état actuel des systèmes hypertextes, hypermédias et Internet, et de débattre des développements futurs. Les actes de la conférence feront l'objet d'un ouvrage dans la collection H2PTM aux éditions Hermès.
GUIDE A LA SOUMISSION
15 Février 2009 : Les auteurs qui ont l'intention de proposer une communication proposition sont invités à soumettre leur déclaration d'intérêt pour le 15 février 2009, en indiquant : un intitulé, les noms des auteurs et un résumé de la communication (entre 200 et 250 mots) à l'adresse suivante:
En cas de difficultés ou de problèmes techniques sur le site de la conférence, les auteurs peuvent envoyer le résumé directement à l'adresse mail de la conférence:
15 Mai 2009 : La notification d'acceptation ou de refus sera envoyée, accompagnée des spécifications techniques pour la publication. Celles-ci seront à respecter impérativement en vue de la publication de l'ouvrage " H2PTM'09 Rétrospective et Perspective " aux éditions Hermès.
20 Juin 2009 : Le texte de la communication devra parvenir au comité de programme sous sa forme définitive. Le non-respect de cette contrainte peut entraîner l'éviction pour cause de délai d'édition.
Les langues officielles sont le français et l'anglais.
* CALENDRIER 8 juin 2009: Limite de réception des propositions pour l'exposition et l'atelier. 8 juillet 2009: Notification d'acceptation. 1 septembre 2009: Limite de réception des uvres ou produits.
Depuis 2004, l'entrée du dispensaire Hostater, rue de la Harpe à Paris, affichait une annonce de travaux. Le centre allait être rénové. Les étudiants étaient invités à s'adresser à un dispensaire voisin. Comme cela arrive souvent, 4 ans plus tard, il ne s'était rien passé. Le ministère de la crise du logement vient de s'y installer, une administration fantasque et festive assurée par des "étudiants précaires". Le collectif Jeudi Noir, qui réunit les étudiants "Galériens du logement", y a ouvert ses bureaux et disposé ses duvets, au milieu de matériel médical oublié. Le CROUS proteste contre cette occupation inattendue et argue de projets en faveur des étudiants handicapés, que ce détournement va compromettre. Oui, mais quand, ces travaux ? Jeudi noir demande au CROUS une convention de bail précaire pour loger à prix modéré une trentaine d'étudiants. L'idée de Jeudi noir ? L'inégalité d'accès au logement compromet l'égalité d'accès aux études. Le collectif lutte contre les loyers abusifs des logements vers lesquels s'orientent les étudiants, recherche des logements vides, en général propriétés d'institutions publiques ou privées, et les occupe, pour attirer l'attention des pouvoirs publics, sensibiliser les étudiants, les familles et les universités. Une accélération inattendue du plan Campus, un passage à l'acte marginal, qui dit l'intensité des problèmes que les jeunes provinciaux, salariés à temps partiel, étrangers, étudiants indépendants de leurs parents, rencontrent pour faire leurs études à Paris...
Mots-clés : CROUS, galériens du logement, Hostater, Jeudi noir, logement étudiant, ministère de la crise du logement
Depuis la rentrée 2008, deux cents étudiants de première année, à l'IUT, ont entamé des projets d'études de controverse. Dans la suite des travaux pédagogiques de Bruno Latour, d'abord à l'Ecole des Mines de Paris, puis à Sciences Po, et aujourd'hui grâce à un ensemble de ressources disposées sur le site Macospol, les enseignants d'information-communication, Florence Filippi, Yves Chemla et Sophie Pène, ont revu tout l'enseignement de première année à la lumière de l'étude des controverses. Une cinquantaine de thèmes sont en cours de description. Ils couvrent un domaine très vaste, dont voici quelques exemples : suivi de la réforme de France Télévision, présence française en Afghanistan, polémique concernant l'esthétique des éoliennes, état des lieux de la controverse sur les méfaits ds ondes électromagnétiques, étude de la résistance au fichier Edvige, débats autour du RSA, suicides en prison, crise alimentaire, etc... Ces sujets permettent aux étudiants de découvrir les éléments essentiels de leur progamme méthodologique : conception de projets, dossiers documentaires, veille documentaire, entretiens de terrain, rédaction de mémoire, design de l'information... Au lieu de les enfermer dans la simulation de la position d'experts, fondée sur la compilation, les former à la description est une approche ethnographique des débats publics qui leur fait pratiquer des outils inédits pour eux : cartes cognitives, cartes scientométriques, réseaux d'acteurs, glossaires. Ils apprennent à utiliser l'ENT de l'université : signets pour les références de sites, Moodle pour les forums et les dépôts de documents, l'espace "dossier" pour stocker des fichiers partagés, les blogs pour l'analyse de leurs nouveaux savoir-faire. Ils complètent cet équipement avec une page de groupe sur Netvibes pour leur dossier de veille et leur organisation de projets (notes de suivi de tâches) et un site Web public pour la publication de leur travail.
En terme de conception de sujets, l'approche par controverse élargit la formulation de problématique. Elle organise la réflexion autour de la tension entre science/technique et société, et permet d'aborder le sujet des normes et des régulations, de mesure et d'indicateurs, avec l'aide des enseignants de droit, d'économie et de gestion. Elle montre à l'étudiant la place que tiennent les discours ordinaires dans la construction des savoirs et des opinions. Dans un second temps cet enseignement très pratique et outillé est une ouverture pour une initiation aux méthodes de la sociologie, en particulier de la sociologie des sciences, de la sociologie de l'action collective. Les étudiants, très jeunes, comprennent ainsi ce qu'est un "terrain" en sciences humaines, une enquête, un entretien compréhensif, un entretien semi-directif, une analyse de contenu, une analyse de discours. Resserrant les liens interdisciplinaires et interpersonnels des équipes pédagogiques, la pratique des cours sur les descriptions de controverse est à coup sûr un sujet de satisfaction pour les enseignants et les étudiants. En juin, ce travail se conclura par une journée publique qui rassemblera les informateurs essentiels de nos étudiants.