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Elsa Colomines Oldani :: Blog :: Il faut bien en revenir !


30
avr 08

 

“Twenty years from now you will be more disappointed by the things you didn’t do than by the ones you did do. So throw off the bowlines. Sail away from the safe harbor. Catch the trade winds in your sails. Explore. Dream. Discover.”

          - Mark twain

 

Je n’ai plus écrit depuis mon arrivée en Namibie, par manque de temps ou de connexion Internet parfois ! Et surtout, la complexité de poster des photos sur un blog… Donc voilà, attente de retourner dans notre bonne vieille Europe bien confortable. C’est fait !

Seulement trois petits mois plus tard… Il faut bien rentrer un jour. Et en tirer quelques enseignements. Mais d’abord quelques petits détails sur ma vie à Windhoek.

La coloc s’est poursuivie, avec nouvelles arrivées et nouveaux départs, au début avec deux allemands j’ai fini avec deux allemands ! Ca change. Donc en Suède j’ai appris l’espagnol, et en Namibie j’ai appris l’allemand. C’est bien les voyages !

Le stage était le point fort de mon séjour en Namibie, il m’a énormément appris, et m’a confirmé que l’on peut vraiment se faire plaisir en travaillant en bibliothèques. C’est bien un métier pour moi ! Ca peut toujours servir de se le rappeler de temps en temps, de se rassurer. Non moi je ne suis pas une « information specialist » trop la classe, je suis juste bi-blio-thé-cai-re ! Mais je kiffe !

J’ai pu toucher à tout, découvrir le métier, on m’a donné des responsabilités, j’étais en contact avec les partenaires de travail les supérieurs hiérarchiques et je m’en suis pas mal sortie !

 

 

La bibliothèque du centre culturel ! 

 

Sur le plan humain, un démarrage un peu difficile. Quatre mois ici, trois mois par là…. – 10°c, + 35°c… La fraîcheur scandinave, la chaleur africaine… La chaleur espagnole, le flegme allemand….. Un peu déboussolée.

La réalité de l’atmosphère qui règne dans cette capitale où l’on vit encore au rythme de l’apartheid (officieusement). Les quartiers séparés, centre-ville pour les blancs, Khomasdal pour les moitié de moitié (on les appelle les « coloured »), Katutura pour les vraiment très noirs, ou très pauvres, enfin souvent les deux en même temps.

Et les bars et les clubs, les restaus, dans les mêmes catégories. Ce n’est plus légal mais ça se fait.

Surtout, dans ces bars, les européens qui viennent chercher de la petite black, les européennes qui viennent choper des grands blacks, les blacks qui viennent pour draguer de l’européen… Quelle société !!

On se sent néo-colonisateur, et qu’est-ce qu’on peut y faire. On ne va quand même pas révolutionner le continent en trois mois de stage. !!

 

Le « township » (bidonville, ghetto) : Katutura

 

 “White people are white people

They are burning the world.

Black people are black people

They are the fuel.

White people are white people

They must learn to listen.

Black people are black people

They must learn to talk.”

-         Mongane Wally Serote, 1972

 

A part ca, des rencontres, mais toujours avec des non-namibiens  ! j’ai l’impression que c’est le même probleme partout dans tous les pays !! ah ça, des potes espagnols, mexicains, allemands et français, maintenant j’en ai tout le tour de la ceinture. mais des suédois et des namibiens ??

 

De supers voyages,

 

le désert du Namib

 

 

Cape of Good Hope (Afrique du Sud)… le bout du monde !

 

le parc national d’Etosha

(trouver les deux lionceaux!) 

 

A la rencontre des diverses ethnies du Nord de la Namibie :

 

 

ovambos

 

himbas

Les photos parlent d’elles-même…

 

Mots-clés : Afrique, Namibie, Stages

Envoyé par Elsa Colomines Oldani | 9131 visites

Commentaires

Aude Charillon
mercredi 30 avril 2008, 11:35, par Aude Charillon | # |

Quels paysages ! Ca change de l'Angleterre... Wink

C'est clair ça doit faire super bizarre cette ségrégation, et les contrastes riches/pauvres... Tu as réussi à te sentir à l'aise dans la ville, où c'était toujours un peu "chaud" ? (sans mauvais jeu de mots !) 


Elsa Colomines Oldani
mercredi 30 avril 2008, 11:55, par Elsa Colomines Oldani | # |
Disons qu'on se fait à cette atmosphère mais on ne s'y habitue jamais vraiment. Il est difficile de se sentir à l'aise quand on veut sortir et que l'on se rend compte qu'on est dans un bar "pour blancs", ou qu'on nous dit de ne pas marcher dans la rue le soir tombé pour des raisons de sécurité... On peut finir par rester chez soi, ce que beaucoup d'européens font Windhoek. En restant trois mois, on ne tombe pas dans cette habitude mais je pense malheureusement que ceux qui restent plus longtemps finissent par être un peu "blasés" de la société namibienne !

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