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Après 2 mois d’interruption, ce blog reprend du service ! En commençant par cet article sur mes activités extra-scolaires avec Northumbria, promis il y a longtemps et malheureusement oublié… La NSCA (pour Northumbria Student Community Action) est le groupe de bénévolat de l’université. Les étudiants organisent des projets comme : décorer un mur à côté d’un parc, une séance de speed-dating pour des personnes ayant des difficultés d’apprentissage et de socialisation, un arbre de Noël pour des enfants défavorisés, etc. Je fais (ou plutôt faisais) partie du projet storytelling : il s’agit, à long terme, d’aller lire/raconter des histoires aux enfants dans les écoles, dans des associations… Cela se fait en partenariat avec Seven Stories, le merveilleux, inégalable, absolument magnifique (mais je m’emporte, là) Centre de littérature jeunesse, situé à 20 minutes à pied de Northumbria. Nous avons eu une petite formation là-bas, avec un membre du personnel habitué à lire des histoires aux enfants les week-ends. Elle nous a conseillé plusieurs types de bouquins, suivant l’âge du « public », le but de la séance ou les capacités du conteur. Elle nous a aussi expliqué comment démarrer les séances : il faut en effet réussir à attirer l’attention des enfants, et la conserver pendant l’histoire ! Pour cela, rien de tel que d’avoir un instrument de musique… Pour les non-musiciens, on peut faire se défouler un peu les enfants avec des chansons de gestes ou des jeux (une ola, un « Jacques a dit »…) Voici les types de livres et les exemples qu’on nous a donné : Simple questionning books, developing imagination : des histoires très simples où en général les illustrations jouent un rôle important ; pour faire participer les enfants : les faire réagir, leur poser des questions sur les dessins, … Exemples : Not a box (en français : Pas-du-tout-un-carton !)d’Antoinette Portis : un lapin joue avec un carton. « What are you doing on top of that box ? » ; le lapin est debout sur le carton. Page suivante : « It’s not a box ! » ; par-dessus le même dessin que la page précédente, est dessiné le sommet d’une montagne et un drapeau à côté du lapin. Le livre est graphiquement simple mais beau et tout mignon, et c’est facile de faire participer les enfants en leur demandant : « C’est pas un carton ; c’est quoi alors ? » Don’t let the Pigeon stay up late ! de Mo Willems (mon préféré !) Au début du livre, on voit un monsieur en pyjama : « Ecoute, il est tard et je vais me laver les dents, là ; tu pourrais me rendre un service ? » « Ne laisse pas le pigeon veiller trop tard ! » Et le pigeon entre en scène… Bien sûr, il ne veut pas aller se coucher ! A chaque page, il fait toute une comédie et invente les plus mauvaises excuses… (des situations criantes de vérité !!!) « First of all, I’m not even tired ! » ; « In fact, I’m in the mood for a hot-dog party ! » « What do you say ? », les enfants : “Noo !” ; « “No” !? » « Hmph. » Rhyming stories : des histoires en rimes, ou même qu’on peut chanter. C’est très agréable à lire, et la rime aide à maintenir l’attention. Exemples : Shoe Baby de Joyce et Polly Dunbar. « Toodle-oo, Toodle-oo ! said the baby in the shoe.» C’est l’histoire d’un bébé très poli qui savait dire « How do you do ? » et qui voyage dans une chaussure. Les illustrations sont très colorées. Et c’est très britannique (le bébé prend le thé avec la Reine !!) We’re going on a bear hunt raconté par Michael Rosen (en français : La chasse à l’ours) Ce livre est super sympa parce que l’histoire se chante (et la plupart des enfants qui viennent à Seven Stories connaissent l’air !) et on peut aussi mimer. Les personnages partent à la chasse à l’ours ; sur leur chemin se trouvent des « obstacles » (de la boue, un bois, un blizzard) qu’ils doivent traverser (il y a les bruits à chaque fois !) [voir le dossier photo Picture Books. Je sais, c’est pas bien de photographier les livres mais… c’est pratique pour expliquer !] Humour : on retrouve les livres du Pigeon (eh oui il y en plusieurs ! Dont deux disponibles en français : Le pigeon trouve un hot-dog et Ne laissez pas le pigeon conduire le bus !) ou des choses comme De la petite taupe qui voulait savoir qui lui avait fait caca sur la tête de Werner Holzwarth. Educational stories : exemple Vegetable glue de Susan Chandler et Elena Odriozola, qui explique aux enfants pourquoi c’est bien de manger des légumes ! Performance : exemple Banana ! d’Ed Vere : dans ce livre, il n’y a que 2 mots « banana » et « thanks » ! Tout se joue avec les images (un singe qui trouve une banane, un autre qui arrive et la lui dispute) et le ton sur lequel on dit « banana ». Evidemment, la liste n’est pas exhaustive ! Avec tout ça, nous nous sommes entraînés… Et avant Noël, j’ai lu des histoires à Seven Stories ! Nous étions 4, et nous avons lu We’re going on a bear hunt et … un autre livre dont le titre m’échappe pour le moment, à plusieurs voix. C’était très sympa. Notre jeune public était restreint mais indulgent ! Malheureusement, avec le stage, mes horaires m'empêchent de continuer... Mais ça ne m'empêche pas d'aller voir des conteurs professionnels ! Il y en a de temps en temps à Seven Stories, et une fois par mois l'association A bit crack organise une soirée avec des contes pour ado et adultes. J'y suis allée pour la première fois début février, et c'était très chouette ! J'y retourne le 7 mars ; ce sera des conteurs irlandais cette fois. 
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