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Aude Charillon :: Blog


27
avr 08
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Le stage est déjà fini ; je quitte Newcastle mercredi… Pour terminer ce blog, je vous propose un petit article on ne peut plus culturel !!!

Déjà : Geordie, qu’est-ce que ça veut dire ? Pour les anglophones, je vous renvoie au feuillet informatif créé par les bibliothèques de Newcastle. Pour les autres : en gros, c’est un terme qui désigne les gens du nord-est de l’Angleterre, et plus particulièrement les habitants de Newcastle. Ca s’utilise en nom commun ou en adjectif, et ça désigne aussi l’espèce de patois (avec l’accent) qu’ils causent, qui est le plus souvent de l’anglais déformé. Mes collègues m’ont fort gentiment appris quelques expressions diverses et variées, que je me fais une joie de partager avec vous… Laughing

Ya alreet ? [you alright] =  ça va ?

en parlant à une demoiselle, ajouter “hinny” : “Ya alreet, hinny ?”

Whey aye man ! = oui, bien sûr !

Divvent knaa [don’t know] = je ne sais pas

Ye knaa what ah mean leik [You know what I mean ?] = tu vois ce que je veux dire, non ?

ajoutez “like” à la fin de toutes vos phrases, et vous sonnerez Geordie…

canny = a différent sens, et est très utilisé ! Peut vouloir dire “bon, bien, gentil, sympa”, comme l’anglais “nice” : “She’s a canny lass” =  c’est une fille sympa. Peut aussi être utilisé pour moduler un adjectif, comme l’anglais “quite” = assez, plutôt

Gannin’ yem [going home] = je rentre chez moi

Whee’s in the netty ? = qui est dans les toilettes ? (d’une utilité à toute épreuve… je le reconnais !!)

Ye got ya clays on yet ? [you got your clothes on, yet] = tu t’es habillé, là ?

Fower bords ower there [four birds over there] = il y a quatre oiseaux là-bas

Gan canny or we’ll dunsh summick [be careful or we’ll hit something] = fais attention ou on va heurter quelque chose

 

Du coup, comme cadeaux de départ, j’ai eu un “Offishal Geordie passport (wi a veesor)” et “Larn Yersel’ Geordie” ! Smile

27
avr 08
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L’annexe de Gosforth est toute neuve : elle est ouverte depuis décembre dernier. Et c’est un sujet qui prête à polémique… Disons que je n’entends pas la même chose côté personnel et côté direction. Alors, c’est quoi le problème ? Pour me rendre compte, j’ai fini par aller y faire un petit tour moi-même… (« incognito » !!!)

 

La bibliothèque de Gosforth partage ses locaux avec le Customer Service Centre (une antenne de la mairie) ; en gros c’est une grande pièce, avec dans le coin à droite les services municipaux, le reste la bibliothèque. C’est neuf : le mobilier est propre et joli, il y a des ordinateurs bien intégrés à l’espace, de l’espace justement… J’ai été un peu surprise parce que mes collègues parlent de Gosforth comme d’une « grosse » bibliothèque, et je m’attendais à plus de rayonnages.

La nouveauté à Gosforth, ce sont les automates de prêt : il n’y a aucune banque de prêt-retour, mais des machines avec lesquelles les usagers font tout eux-mêmes. J’avais déjà vu ce système à la bibliothèque universitaire de Northumbria, où il fonctionne très bien. Techniquement, c’est un écran. Pour un emprunt, les usagers passent le code-barre de leur carte sous le scanner, tapent (sur le clavier apparaissant à l’écran) leur code puis posent leurs livres/CD/DVD sur l’emplacement prévu à cet effet. Apparaît alors à l’écran la liste des emprunts. Il ne reste plus qu’à imprimer le reçu, comportant le détail des supports empruntés et la date de retour. Pour les CD et DVD, comme l’emprunt n’est pas gratuit (1£ par CD pour 2 semaines ; en moyenne 1,5£ par DVD pour une semaine), la machine est munie d’une encoche pour y glisser des pièces. On peut au choix payer tout de suite ou la prochaine fois.

 

Qu’y a-t-il à reprocher à tout ça ? Eh bien, certains usagers n’aiment pas les automates de prêt (principalement, soyons honnêtes, des personnes âgées) Déjà, les écrans sont placés très haut. Et puis, il faut taper son code (bien appuyer sur les « touches » ou la machine ne le reconnaît pas), on n’a plus affaire aux bibliothécaires… Même s’ils ne sont jamais loin, pour justement aider les usagers. La bibliothèque a eu en parallèle des échos très positifs, de gens qui trouvent ça très bien. A Northumbria, le système semble fonctionner parfaitement, le public étudiant, jeune, étant souvent très indépendant et habitué aux nouvelles technologies. Faut-il pour autant supprimer complètement les banques de prêt-retour dans les bibliothèques publiques ?

Ce que mes collègues reprochent à Gosforth Library, c’est l’aménagement de l’espace. Selon elles, il n’est pas facile de « voir » les usagers arriver, ou les bureaux d’information. J’explique : il n’y a pas de grand « comptoir » pour les bibliothécaires, mais deux pupitres, dont l’un couplé à un petit bureau d’information. Le problème, c’est que quand les usagers entrent, ils ont tendance à voir en premier le grand comptoir face à eux, contre le mur ; mais c’est celui du Customer Service Centre… Le bureau d’information de la bibliothèque est plus proche, mais à moitié caché par un poteau. Le deuxième pupitre est situé au milieu des rayonnages, ce qui peut être bien, sauf que si le personnel est occupé à ranger, ils ne voient pas si quelqu’un attend !

Le principe des pupitres amène aussi à envisager le métier de bibliothécaire de façon différente : au lieu d’être assis derrière un bureau et d’attendre que les usagers viennent le voir, le bibliothécaire est debout au milieu de la bibliothèque, et c’est à lui d’aller vers les usagers.

 

Alors, que pensez-vous de ces évolutions ? En tant que public et en tant que professionnel ?

Mots-clés : automates de prêt, bibliothèque, évolution, Gosforth

09
avr 08
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Finalement, ce n’est pas UNE bibliothèque que j’ai visité la semaine passée, mais cinq lieux distincts ! Cela m’a permis de voir des choses différentes, et surtout du public ! Ah, ça fait du bien quand même ; cela faisait plus d’un mois que, retranchée à Lemington, je n’avais pas eu affaire à des usagers…

Lundi : Jesmond Library A 2 minutes de chez moi, dans un bâtiment tout rond (avec la banque de prêt/retour/information au centre) datant des années 1960, par ailleurs primé pour son architecture. Jesmond est un quartier assez bourgeois au nord du centre-ville de Newcastle. Le public de la bibliothèque est constitué en majorité d’étudiants et de familles aisées. Comme c’était ma première journée, je me suis surtout familiarisée avec les procédures de routine et la partie « circulation » du logiciel de la bibliothèque.

Mardi : East End Library Dans un quartier plus défavorisé, la bibliothèque partage, depuis son ouverture en 2000, un bâtiment avec la piscine.Très fréquentée, une partie de son public vient de High Heaton (au nord) et du centre-ville (à l’ouest), où les bibliothèques sont en reconstruction. Cette bibliothèque a vraiment été « prévue » avec un vrai coin jeunesse et des postes informatiques. Elle est plus grande et paraît moins encombrée que Jesmond.

Le mardi matin a lieu le « Bookstart », qui est un programme pour amener les jeunes enfants à s’intéresser aux livres. Et ça commence très jeune ! Le public avait en effet entre quelques mois et 2-3 ans (tous accompagné de leurs parents, bien sûr). Pendant la première partie de la séance, les enfants jouent dans la section jeunesse. Après l’effort, le réconfort : un petit goûter composé de fruits (eh oui, c’est éducatif !!) et des histoires, des comptines… J’ai trouvé que c’était intéressant, pour permettre aux enfants (et aux parents ! Rien de tel que de commenter les actions des petits bouts pour se mettre à discuter) de se socialiser, de jouer avec d’autres de cultures et milieux différents. Et cela « habitue » à venir à la bibliothèque… En plus, en partant, beaucoup de parents ont emprunté des albums.

Mercredi : Brinkburn Centre, le quartier-général du service de livraison à domicile ! La livraison à domicile est faite pour les personnes qui ne peuvent pas se déplacer, ou difficilement, ou qui ne sont physiquement pas (ou plus) capables de porter des livres. Ce service s’adresse donc principalement à des personnes âgées. Pour répondre à leurs besoins, le stock contient de larges proportions de livres en gros caractères et de livres lus (sur cassettes…)

Le matin, j’ai accompagné une tournée jusqu’à Hazlerigg, un village en bordure de Newcastle. C’est drôle d’aller chez les gens : ils nous font entrer (la bibliothécaire me présente), nous font asseoir, on parle des livres, de ce qu’ils aimeraient la prochaine fois… C’est sympa, et parfois, pour beaucoup de personnes âgées vivant seules, c’est le seul contact de la journée. Techniquement, comment le service fonctionne : les lecteurs reçoivent une visite toutes les 3 semaines, le même jour et vers la même heure. A Brinkburn, on prépare les prochaines tournées : on regarde quels lecteurs sont dessus, quelles sont leurs préférences (tout est marqué sur des fiches) et on leur met de côté quelques ouvrages. L’après-midi (ou le lendemain), les livres sont chargés dans la fourgonnette par le chauffeur, la bibliothécaire s’installe, et c’est parti !

Brinkburn prête également des livres à des crèches et des maisons de retraite.

Jeudi : Walker Library Dans un quartier du même type qu’East End, mais plus à l’est. La bibliothèque occupe le même bâtiment depuis 100 ans exactement, même si maintenant elle ne se sert plus que du rez-de-chaussée (une grande pièce rectangulaire).

Vendredi matin : High Heaton mobile, c’est-à-dire le bibliobus. A High Heaton comme en centre-ville, la bibliothèque est en reconstruction… Elle doit rouvrir en septembre.

Et enfin, l’après-midi, retour à Jesmond !

Mots-clés : bibliothèque, Bookstart, Newcastle upon Tyne, service de livraison à domicile

22
mar 08
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Lemington est maintenant, après la Local Studies Library, mon « établissement de rattachement » ! C’est le nom du village où sont logés l’administration et autres services internes de la bibliothèque pendant la reconstruction de la City Library. Ils y occupent une ancienne école entourée de grandes étendues d’herbe ; c’est nettement plus agréable que le sous-sol sans fenêtres de la Local Studies Library !

Je suis à Lemington pour aider au catalogage. En effet, la bibliothèque possède un fonds relativement ancien : l’old stock, constitué d’ouvrages datant du 18ème siècle aux années 1970, avec une majorité de volumes du 19ème, accessible seulement par un catalogue papier. Le projet en cours est donc de profiter de la fermeture de la City Library pour re-cataloguer tous ces livres en les intégrant au catalogue informatique. Une tâche énorme ! En un an, les bibliothécaires ont catalogué environ 35 000 volumes, et il en reste autant !

Lors de mon précédent stage, dans une bibliothèque universitaire de sciences, j’avais catalogué en langage UNIMARC. Mais à Newcastle, surprise : ils utilisent le UK-MARC, et ce n’est pas tout à fait pareil ! Le principe reste le même, mais les zones ne sont pas toujours les mêmes aux mêmes endroits. Il m’a donc fallu un petit temps d’adaptation, mais à présent, ça y est, je suis « opérationnelle » ! Pour aller plus vite, les notices réalisées ne sont pas complètes : pas de description physique ni d’indexation sujet, par exemple.

Nous procédons par classe Dewey : ils avaient commencé l’année dernière par la littérature (ils ont des étagères et des étagères de Shakespeare !), quand je suis arrivée nous étions dans la religion (200), et nous sommes maintenant passés aux sciences humaines. Cela m’a permis de progresser : en cataloguant la Bible j’ai appris à utiliser des titres uniformes, et maintenant que nous avons atteint les sciences politiques (320), je sais cataloguer des recueils de pamphlets ! Hehehe… Je sais que beaucoup de bibliothécaires trouvent le catalogage ennuyeux, mais moi ça me plaît, et ça donne l’occasion de jeter un œil dans des vieux livres !

Le seul problème, c’est que les livres que nous traitons n’avaient pas été sortis de leurs étagères depuis des années et des années… Résultat : ils sont sales ! Tellement poussiéreux qu’on a les mains noires si on les manipule sans gants et qu’ils n’ont pas été nettoyés… Eh oui, du coup, avant de cataloguer on sort les aspirateurs et le « produit d’entretien pour couvertures de livres » ! Et je ne parle pas des ouvrages dont la couverture tombe en morceaux, en laissant une poussière orange un peu partout… Disons que ce n’est pas la partie la plus agréable du travail, mais malheureusement c’est indispensable !!


Allez, dans le prochain article, je vous parlerai d’une bibliothèque « normale », de quartier : Jesmond Library, où je vais passer une semaine à compter du 31 mars…

Mots-clés : bibliothèque, catalogage, Newcastle upon Tyne

14
mar 08
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Depuis la mi-janvier, je suis en stage dans le réseau des bibliothèques publiques de Newcastle. Il est constitué de la grosse bibliothèque de centre-ville, la City Library, et de 17 annexes de tailles variables. La situation est un peu particulière en ce moment... puisque la City Library n'existe plus ! Elle est en en train d'être entièrement reconstruite (jetez un oeil à la webcam), et devrait rouvrir en juin 2009. Je me souviens quand, avec Aude, on a fait notre petite visite de Newcastle, en septembre : "Voilà, la bibli, c'est là.

- Où ça ?

- Ben, là, le trou !" Laughing

 Pour compenser, 4 des plus grosses bibliothèques de quartier sont ouvertes plus longtemps, et d'autres services ont été relogés. La bibliothèque a gardé une présence en centre-ville : le bibliobus est là 2 jours par semaine, des bibliothécaires sont présents à l'office du tourisme et au Civic Centre (la mairie) où des ordinateurs sont mis à disposition. Au Civic, il y a aussi la Local Studies Library (voir plus loin). Les services administratifs, eux, ont déménagé dans une ancienne école à Lemington, à la sortie de Newcastle (voir prochain article). En début de stage, j’étais affectée à la Local Studies Library, qui se trouve au sous-sol du Civic Centre, ce qui m’a permis de voir aussi les autres antennes de la bibliothèque en centre-ville.

Mais d’abord : Local. De son vrai nom Local Studies and Family History Centre, c’est un peu un mélange entre une bibliothèque et un service d’archive départemental. En France, les bibliothèques en général, et encore plus les BMVR (Bibliothèques Municipales à Vocation Régionale) dont c’est une des missions, ont un fonds local : des ouvrages sur la commune/région, les journaux locaux, parfois des photographies,… En Local, ça va plus loin : ils conservent non seulement les journaux locaux (accessibles en énormes volumes reliés par années ou sur microfilms), mais aussi des vieilles cartes et photographies, les vieux annuaires, les registres électoraux, les recensements, les registres paroissiaux, etc. Ici, une large part du public vient pour des recherches généalogiques. J’ai trouvé la Local, très intéressante : je n’avais jamais été dans ce type de bibliothèque, et j’ai adoré manier les vieux volumes, et rechercher avec les usagers ce que faisaient et où vivaient leurs ancêtres. En plus, maintenant je sais me servir d’un lecteur de microfilms !

Le personnel affecté en City est présent à la Local Studies Library, mais aussi au TIC (pour Tourism Information Centre, l’office de tourisme), au Contact Centre, au Customer Service Centre et avec le bibliobus. Au Customer Service Centre et au TIC, il s’agit surtout de gérer les postes informatiques. Le Contact Centre est l’endroit où aboutit le numéro de téléphone public de la bibliothèque. Le bibliothécaire au bout du fil ne se contente pas de réserver vos livres, il est là aussi pour renseigner. Enfin, il y a le bibliobus… Je n’avais jamais vu de bibliobus « en vrai » ! Maintenant, c’est fait ; j’ai même passé 2 matinées dedans. Conclusion : quand il y a plusieurs personnes dedans, ça tangue un peu trop pour mon estomac !!!

Voilà pour la bibliothèque en centre-ville. Au programme la semaine prochaine : Lemington et le catalogage Smile

Mots-clés : bibliothèque, Newcastle, stage

24
fév 08
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Après 2 mois d’interruption, ce blog reprend du service ! En commençant par cet article sur mes activités extra-scolaires avec Northumbria, promis il y a longtemps et malheureusement oublié…

 

La NSCA (pour Northumbria Student Community Action) est le groupe de bénévolat de l’université. Les étudiants organisent des projets comme : décorer un mur à côté d’un parc, une séance de speed-dating pour des personnes ayant des difficultés d’apprentissage et de socialisation, un arbre de Noël pour des enfants défavorisés, etc.

Je fais (ou plutôt faisais) partie du projet storytelling : il s’agit, à long terme, d’aller lire/raconter des histoires aux enfants dans les écoles, dans des associations… Cela se fait en partenariat avec Seven Stories, le merveilleux, inégalable, absolument magnifique (mais je m’emporte, là) Centre de littérature jeunesse, situé à 20 minutes à pied de Northumbria. Nous avons eu une petite formation là-bas, avec un membre du personnel habitué à lire des histoires aux enfants les week-ends. Elle nous a conseillé plusieurs types de bouquins, suivant l’âge du « public », le but de la séance ou les capacités du conteur. Elle nous a aussi expliqué comment démarrer les séances : il faut en effet réussir à attirer l’attention des enfants, et la conserver pendant l’histoire ! Pour cela, rien de tel que d’avoir un instrument de musique… Pour les non-musiciens, on peut faire se défouler un peu les enfants avec des chansons de gestes ou des jeux (une ola, un « Jacques a dit »…)

 

Voici les types de livres et les exemples qu’on nous a donné :

Simple questionning books, developing imagination : des histoires très simples où en général  les illustrations jouent un rôle important ; pour faire participer les enfants : les faire réagir, leur poser des questions sur les dessins, …

Exemples : Not a box (en français : Pas-du-tout-un-carton !)d’Antoinette Portis : un lapin joue avec un carton. « What are you doing on top of that box ? » ; le lapin est debout sur le carton. Page suivante : « It’s not a box ! » ; par-dessus le même dessin que la page précédente, est dessiné le sommet d’une montagne et un drapeau à côté du lapin. Le livre est graphiquement simple mais beau et tout mignon, et c’est facile de faire participer les enfants en leur demandant : « C’est pas un carton ; c’est quoi alors ? »

Don’t let the Pigeon stay up late ! de Mo Willems (mon préféré !) Au début du livre, on voit un monsieur en pyjama : « Ecoute, il est tard et je vais me laver les dents, là ; tu pourrais me rendre un service ? » « Ne laisse pas le pigeon veiller trop tard ! » Et le pigeon entre en scène… Bien sûr, il ne veut pas aller se coucher ! A chaque page, il fait toute une comédie et invente les plus mauvaises excuses… (des situations criantes de vérité !!!) « First of all, I’m not even tired ! » ; « In fact, I’m in the mood for a hot-dog party ! » « What do you say ? », les enfants : “Noo !” ; « “No” !? » « Hmph. »

Rhyming stories : des histoires en rimes, ou même qu’on peut chanter. C’est très agréable à lire, et la rime aide à maintenir l’attention.

Exemples : Shoe Baby de Joyce et Polly Dunbar. « Toodle-oo, Toodle-oo ! said the baby in the shoe.» C’est l’histoire d’un bébé très poli qui savait dire « How do you do ? » et qui voyage dans une chaussure. Les illustrations sont très colorées. Et c’est très britannique (le bébé prend le thé avec la Reine !!)

We’re going on a bear hunt raconté par Michael Rosen (en français : La chasse à l’ours) Ce livre est super sympa parce que l’histoire se chante (et la plupart des enfants qui viennent à Seven Stories connaissent l’air !) et on peut aussi mimer. Les personnages partent à la chasse à l’ours ; sur leur chemin se trouvent des « obstacles » (de la boue, un bois, un blizzard) qu’ils doivent traverser (il y a les bruits à chaque fois !) [voir le dossier photo Picture Books. Je sais, c’est pas bien de photographier les livres mais… c’est pratique pour expliquer !]

Humour : on retrouve les livres du Pigeon (eh oui il y en plusieurs ! Dont deux disponibles en français : Le pigeon trouve un hot-dog et Ne laissez pas le pigeon conduire le bus !) ou des choses comme De la petite taupe qui voulait savoir qui lui avait fait caca sur la tête de Werner Holzwarth.

Educational stories : exemple Vegetable glue de Susan Chandler et Elena Odriozola, qui explique aux enfants pourquoi c’est bien de manger des légumes !

Performance : exemple Banana ! d’Ed Vere : dans ce livre, il n’y a que 2 mots « banana » et « thanks » ! Tout se joue avec les images (un singe qui trouve une banane, un autre qui arrive et la lui dispute) et le ton sur lequel on dit « banana ».

Evidemment, la liste n’est pas exhaustive !

 

Avec tout ça, nous nous sommes entraînés… Et avant Noël, j’ai lu des histoires à Seven Stories ! Nous étions 4, et nous avons lu We’re going on a bear hunt et … un autre livre dont le titre m’échappe pour le moment, à plusieurs voix. C’était très sympa. Notre jeune public était restreint mais indulgent !

Malheureusement, avec le stage, mes horaires m'empêchent de continuer... Mais ça ne m'empêche pas d'aller voir des conteurs professionnels ! Il y en a de temps en temps à Seven Stories, et une fois par mois l'association A bit crack organise une soirée avec des contes pour ado et adultes. J'y suis allée pour la première fois début février, et c'était très chouette ! J'y retourne le 7 mars ; ce sera des conteurs irlandais cette fois. Smile

Mots-clés : albums pour enfants, bénévolat, contes, Seven Stories

01
déc 07
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Après le commentaire de Sophie Mahéo sur l’implication des anciens étudiants dans l’université, l’idée de faire cet article m’est venue… Car, c’est évident, les universités ici ne fonctionnent pas comme chez nous.

 

J'ai l'impression qu'ici, le sentiment d'appartenance à l'université est plus fort qu'en France. Vous me direz : puisque je parlais de marketing dans ma réponse au commentaire de Sophie Mahéo, c'est sûrement voulu...

Ici, comme je crois aux Etats-Unis, l'université fonctionne plus comme une entreprise. Déjà, les frais d'inscriptions sont exorbitants : à Northumbria, 3 070 £, soit 4 500 € environ, pour l'année 2007-2008 (et encore, cela ne concerne pas les étudiants en business ni design, pour lesquels c’est encore plus cher : autour de 6 000 £ je crois) Quand on dit aux Britanniques ce qu’on paye en France, ils ne nous croient pas !

 

Tout cela entraîne quelques caractéristiques parfois surprenantes :

  • le University Shop, où on peut acheter tout un tas de gadgets et vêtements avec le logo de Northumbria !
  • la BU n'est pas publique : ne peuvent y rentrer que ceux munis de leur carte d'étudiant (il y a un portail à l'entrée). A noter également : elle est ouverte de 8h à minuit du lundi au vendredi et de 9h à minuit le week-end. Les prêt/retour se font uniquement avec des automates.
  • la vie sociale est également beaucoup plus développée. Le Students Union (syndicat étudiant) possède son propre bâtiment, avec deux caféterias, un bar, deux ou trois salles utilisées pour les « soirées » (il y en au moins une par semaine, le samedi soir) … Il y aussi tous les clubs et societies dont j’ai déjà parlé, et qui organisent parfois aussi des animations.

Comment cela se passe-t-il en Allemagne, en Suède,... et ailleurs ? Que pensez-vous des avantages et inconvénients de nos universités françaises par rapports aux autres universités européennes ? Je serais très intéressée par vos avis !

Mots-clés : Royaume-Uni, université

28
nov 07
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Avec Outac, le club de randonnée de Northumbria University, nous avons déjà été deux fois dans le Lake District (une région au nord-ouest de l’Angleterre, à 2h30 de route de Newcastle), et deux fois en Ecosse (environ 5h de route) : la première fois dans les Cairngorms, et le week-end dernier à Glencoe, près de Fort William.

Nous sommes partis vendredi après-midi en voitures particulières. Ah oui, une particularité d’Outac que j’ai oublié de préciser : il n’y a pas que des étudiants ! Il y a aussi des « anciens étudiants », qui après avoir quitté Northumbria, ont juste continué à participer aux activités du club… Nous avons ainsi un groupe de « piliers » constitué de gens ayant entre 27 et 50 ans. C’est bien pratique, parce qu’ils connaissent les lieux (logement et marche), qu’ils ont souvent des voitures pour emmener des étudiants comme moi, et, en gros, ce sont eux qui organisent et gèrent nos petits voyages.

A chaque fois, nous logeons dans une bunkhouse : littéralement, une maison avec des lits. Vendredi dernier, avant de s’y installer, on a commencé par s’arrêter au pub (au passage, je me permets un petit commentaire : c’est fou ce que les Anglais boivent… comme bière !!!).

Le samedi, c’est marche et gros repas (préparé par ceux des anciens qui n’ont pas participé à la rando). Samedi dernier, je me suis levée vers 7h50. Eh oui, il faut profiter de la lumière du jour, donc on se lève tôt ! Dave avait amené sa cornemuse ; il en a joué à 8h du matin… Parfait pour réveiller les garçons !  Petit déjeuner (céréales, thé, toasts) puis départ.

Ce jour-là, nous avons gravi Buachaille Etive Mor (1022m d’altitude).

Buachaille Etive Mor, vu du parking

La dernière partie de la montée était très raide, dans les rochers et la neige glissante. En se rapprochant du sommet, un fort vent s’est mis à souffler : il fallait faire attention et marcher penché pour ne pas se faire emporter. En haut, il neigeait ! Nous avons quand même pris un peu de temps pour manger nos sandwichs… et faire une photo de groupe au sommet. Puis, c’est la descente : assez lente et difficile, vu les conditions météo !

le groupe des courageux au sommet (c'est moi avec le blouson beige !)

5h45 plus tard, nous sommes arrivés au parking trempés, pressés de nous retrouver au chaud, mais assez contents de nous !

En plus, une bonne soupe aux poireaux bien épaisse nous attendait à la bunkhouse

 

Le soir, c’était un peu spécial : comme c’était la dernière sortie avant Noël, nous avons eu droit à un Christmas meal ! complet : dinde rôtie, purée, choux de bruxelles, pommes de terres, carottes et panais au four, accompagnés de différentes sauces… Et en dessert, crumble pomme-cassis !

Evidemment, la soirée s’est achevée au pub… Il faut dire que celui de Glencoe est très sympathique.

Et dimanche : retour à Newcastle !

 

J'aime beaucoup ces week-ends randonnée car ils me permettent de sortir un peu de la ville, de voyager, de me défouler, de voir de beaux paysages... C'est aussi formidable pour rencontrer des gens, s'amuser et améliorer mon niveau de langue en discutant avec des "vrais Anglais" !

Mots-clés : Ecosse, randonnée

22
nov 07
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Ne riez pas, rencontrer des "locaux" est souvent un vrai problème pour les étudiants internationaux !

A Lovaine Flats, nous ne sommes qu'avec des étrangers. En cours, les étudiants anglais sont en deuxième année, donc ils se connaissent déjà et ne sont pas très "communicatifs" avec les Erasmus... Bref, s'intégrer n'est pas facile. Alors, comment faire ? La solution : faire partie d'un club à l'université.

Northumbria a un tas de clubs, de "sociétés", et autres, que ça soit sportif ou culturel... (ou autre ?) Il s'agit tout simplement d'associations étudiantes, qui nous ont été présentées lors d'un forum d'information pendant l'Induction week. Et c'est comme ça que j'ai rejoint Outac (pour OUTdoor ACtivities - activités d'extérieur), le club de randonnée de l'université, et, plus tard, Northumbria Student Community Action (NSCA), le groupe de bénévolat de Northumbria.

Et c’est là que ça devient sympathique… Avec la NSCA (devrais-je dire « le » ? Je ne sais pas…), je fais partie du projet storytelling, pour raconter des histoires aux enfants ; j’en parlerai dans un autre article. Outac, c’est différent. Déjà, les membres d’Outac se réunissent tous les mardi soirs dans… un pub ! Eh oui, quoi de plus sympathique que de discuter des prochains week-ends rando autour d’un verre ? Wink

 

Annonce : dans la catégorie « loisirs », la semaine prochaine : le récit du week-end randonnée du 23 au 25 novembre à Glencoe, en Ecosse

Mots-clés : club, loisirs

06
nov 07
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Plus d’un mois après le début du semestre, je vous présente nos cours ! Ici, nous sommes dans le département Information Science, l’équivalent d’un département Information-Communication. Le programme reste très général ; nous ne parlons pas directement des bibliothèques.

Mon emploi du temps

Mon emploi du temps


Corporate Event planning : comment organiser des animations pour une organisation. Pour l’instant, on a vu les caractéristiques des animations, le marché, les impacts qu’elles peuvent avoir. Le devoir pour le premier semestre consiste à produire un document persuadant le comité des fêtes d’un village (fictif) d’utiliser des animations afin de réaliser leurs objectifs.

Web Page Development : création de site Web avec le logiciel Dreamweaver en utilisant le CSS (cascading stylesheet), et, pour le graphisme, Photoshop.

Data Regulations and Ethics : alors là, ce n’est pas facile à expliquer… Donc je vous copie les objectifs du module :

-         “to have a deeper understanding of the role of the communication and information professional in society ;

-         to provide an opportunity to review, examine and debate a range of viewpoints on ethical, social and legal issues, which we/you could face in our/your professional lives ([and maybe also] in our/your personal lives)”

Pour l’instant, nous avons parlé des différentes théories sur la société de l’information, et nous nous sommes intéressés à l’importance qu’ont pris la technologie et les moyens de communication dans notre vie de tous les jours.

Le devoir consiste à participer à un débat sur le forum de discussion du module, et produire le manifeste du UK Knowledge Society Party (bien sûr fictif) sur un des sujets proposés : par exemple la propriété intellectuelle, le e-government, …

Management for the Information Professional : le nom du module est limpide ! Pour le moment, nous avons vu la gestion de projets.

Pour le devoir, nous devons préparer la mise en place d’un intranet dans une organisation fictive de notre choix.

Qu’est-ce qui change par rapport à la France ? Aude et moi avons évidemment été surprises par notre petit nombre d’heures… On a trouvé aussi que les profs étaient très « cool » et tous les étudiants les appellent par leur prénom !

Il y a aussi Blackboard… Il s’agit du « e-learning portal », l’intranet de l’université. On trouve évidemment des équivalents dans les universités françaises, mais personnellement, c’est la première fois que je le vois utilisé de façon aussi systématique ! C’est simple : quasiment TOUT est sur Blackboard (à tel point que ça va bientôt devenir sérieusement handicapant que Aude et moi ne soyons toujours pas rattachées au module Data). On y trouve les cours, les TD, des informations pour le devoir… Pour Data, il y a un forum de discussion ; notre participation est obligatoire puisque faisant partie de la note du semestre.

A part ça, les cours sont intéressants dans l’ensemble, même si on regrette qu’ils ne portent pas plus précisément sur les bibliothèques ! Les professeurs sont prêts à aider, surtout les étudiants étrangers. Je n’ai pas eu de problèmes pour les comprendre, même si l’accent, très geordie (c’est-à-dire sur nord-est de l’Angleterre) de Graeme Arnott, qui enseigne Event planning, surprend au départ !!

Mots-clés : cours, emploi du temps

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