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        <title><![CDATA[Isabelle Costa : Blog]]></title>
        <description><![CDATA[Le blog pour Isabelle Costa, hébergé sur Réseau Paris Descartes.]]></description>
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            <title><![CDATA[[..::Dossier::..] Ladislas Mandel, explorateur de la typographie française 2/2]]></title>
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            <pubDate>Tue, 03 Jun 2008 14:50:05 GMT</pubDate>
		<dc:subject><![CDATA[annuaires téléphoniques]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[petits corps]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[tradition française]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[lisibilité]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[basse résolution]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[Méssidor]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[Ladislas Mandel]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[Isabelle COSTA]]></dc:subject>
            <description><![CDATA[<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; <strong>Le t&eacute;l&eacute;phone p&eacute;n&egrave;tre tous les milieux sociaux</strong>, et parfois des milieux dans lesquels on lit tr&egrave;s peu.<br />&nbsp;&nbsp; &nbsp;Ladislas Mendel ne travaille pas pour les intellectuels qui savent tout lire ou les jeunes qui n&rsquo;ont pas de probl&egrave;mes de vision et lisent parfaitement le mini-annuaire.<br />La petite taille des caract&egrave;res n&rsquo;est pas seulement justifi&eacute;e par l&rsquo;&eacute;conomie de place et donc la baisse du co&ucirc;t de fabrication. Cela permet &eacute;galement de <strong>ne pas multiplier le nombre de volumes et d&rsquo;en simplifier la consultation</strong>.<br />Mandel a donc analys&eacute; comment les lecteurs appr&eacute;hendent une page typographique, par l&rsquo;exp&eacute;rimentation sur de tr&egrave;s petits corps. &laquo;&nbsp;<em>On croit que dans les tr&egrave;s petits corps on ne voit pas la lettre, mais pourtant on la lit, dans la lecture globale que l&rsquo;ont fait des mots&hellip;</em>&nbsp;&raquo; <br /><br /><img src="http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/files/-1/2780/blog13_1-1.png"  border="0"  alt="annuaires"  width="730"  height="907"  align="middle" /><br /><em>Comparatif de quelques-uns des annuaires r&eacute;alis&eacute;s par Ladislas Mandel</em></p><p>&nbsp;<br /><br /><em><strong>Les recherches de Leclerc (1843)</strong><br />Ce notaire a d&eacute;montr&eacute; que la partie sup&eacute;rieure des lettres est suffisante pour la lecture. Il a donc propos&eacute; de supprimer la partie basse, et de r&eacute;duire ainsi, de moiti&eacute;, tous les frais d&rsquo;impression&hellip;</em><br /><img src="http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/files/-1/2787/blog13_1.png"  border="0"  alt="Les recherches de Leclerc en 1843"  width="163"  height="74"  align="middle" /><br /><br /><br /><em><strong>Le caract&egrave;re &ldquo;gestuel&rdquo; est plus lisible</strong><br />Les &ldquo;accidents&rdquo; rencontr&eacute;s dans la partie sup&eacute;rieure des lettres (issus des trac&eacute;s d&rsquo;attaques) aident &agrave; la reconnaissance des formes. Alors qu&rsquo;en haut les caract&egrave;res &ldquo;&agrave; modules&rdquo; rendent impossible la lecture diff&eacute;renci&eacute;e des caract&egrave;res.</em><br /><img src="http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/files/-1/2788/blog13_2.png"  border="0"  alt="Le caract&egrave;r gestuel"  width="166"  height="66"  align="middle" /><br /><br /><br /><em><strong>La silhouette du mot</strong><br />Nous ne lisons pas les lettres, mais les groupes de lettres. Une &ldquo;imagemot&rdquo; constitu&eacute;e d&rsquo;une silhouette particuli&egrave;re, unique pour chaque mot, tel qu&rsquo;on peut le reconna&icirc;tre dans le dictionnaire.</em><br /><img src="http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/files/-1/2789/blog13_3.png"  border="0"  alt="La silhouette du mot"  width="146"  height="77"  align="middle" /><br /><br /><br /><em><strong>L&rsquo;image radiographique</strong><br />Chaque mot est constitu&eacute; d&rsquo;une image &ldquo;radiographique&rdquo; int&eacute;rieure, form&eacute;e de l&rsquo;alternance rythm&eacute;e des blancs et des noirs. Le &ldquo;blanc interne&rdquo; du mot est l&rsquo;image des contre formes des caract&egrave;res.<br /></em><img src="http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/files/-1/2783/blog13_4.png"  border="0"  alt="L'image radiographique"  width="139"  height="76"  align="middle" /><br />&nbsp;&nbsp; &nbsp;<br />&nbsp;&nbsp; &nbsp;On pense souvent que dans une bonne typographie c&rsquo;est toujours la fonction du texte, qu&rsquo;elle soit po&eacute;tique, scientifique, spirituelle, litt&eacute;raire, informationnelle ou exhibitionniste qui d&eacute;termine la forme de l&rsquo;&eacute;criture et son ordonnancement. Mandel explique que &quot;l<em>es formes des lettres - comme toutes les formes visuelles - contiennent et expriment une r&eacute;alit&eacute;, une pens&eacute;e ou une sentiment. Cette expression se superpose naturellement &agrave; leur signification conventionnelle et prend toute sa valeur &agrave; l'int&eacute;rieur d'une culture sp&eacute;cifique, o&ugrave; les individus vibrent g&eacute;n&eacute;ralement aux m&ecirc;mes r&eacute;sonances.</em>&quot;<br />&nbsp;&nbsp; &nbsp;Une question se pose donc : <strong>Comment fa&ccedil;onner un caract&egrave;re typographique qui serait en communion avec un groupe de lecteurs donn&eacute;?</strong> C'est &agrave; dire, en l'humanisant autant que possible pour le public.<br /><br /><em><strong>Comment am&eacute;liorer la lisibilit&eacute; des caract&egrave;res en petits corps ?</strong><br />Pour la lecture discontinue des caract&egrave;res d&rsquo;annuaire, Mandel a &ldquo;sacrifi&eacute;&rdquo; la silhouette du mot, pour grossir les bas de casse (caract&egrave;re &agrave; &ldquo;gros oeil&rdquo;) et les faire para&icirc;tre ainsi plus grosses pour une hauteur de corps identique. Les rythmes des &ldquo;blancs internes&rdquo; des mots ont r&eacute;introduit de la lisibilit&eacute;. Le gain de place a donc &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute; sur l&rsquo;interlignage des colonnes. On peut noter qu&rsquo;un caract&egrave;re plus petit mais large sera plus lisible qu&rsquo;un caract&egrave;re gros &eacute;troit.<br /><br /></em><img src="http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/files/-1/2784/blog13_5.png"  border="0"  alt="Lisibilit&eacute; des caract&egrave;res en petits corps"  width="368"  height="161"  align="middle" /><br /><br />&nbsp;&nbsp; &nbsp;La troisi&egrave;me et la quatri&egrave;me g&eacute;n&eacute;ration de machines de photocomposition vont afficher les caract&egrave;res sur film, &agrave; une d&eacute;finition qui n'est plus photographique, mais &quot;matricielle&quot;. <strong>Ce syst&egrave;me permet d'&eacute;viter l'alt&eacute;ration des contours de la lettre en petit corps. <br /></strong><br /><br /><img src="http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/files/-1/2785/blog13_6.png"  border="0"  alt="dessin original, pr&eacute;digitalisation, r&eacute;sultat imprim&eacute;"  width="184"  height="68"  align="middle" /><br /><em>De gauche &agrave; droite,&nbsp;</em><em> (flash&eacute; &agrave; 1 000 dpi) et agrandi 10 fois.</em><br /><br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; Pour &eacute;viter cette d&eacute;formation &agrave; faible r&eacute;solution, Ladislas Mandel a eu l'id&eacute;e de <strong>dessiner lui-m&ecirc;me cette version pixel &quot;basse d&eacute;finition&quot;</strong>. D'apr&egrave;s ses dessins originaux trac&eacute;s sur calque en &quot;trait continu&quot;, il a interpr&eacute;t&eacute; en pixels le dessin de chaque lettre, en le superposant &agrave; la grille correspondant &agrave; la r&eacute;solution de flashage choisi.<br /><br />&nbsp;&nbsp; &nbsp;En 1983, les &eacute;ditions MESSIDOR et le minist&egrave;re de la Culture demandent &agrave; Ladsislas Mandel de <strong>dessiner un caract&egrave;re pour &eacute;diter les oeuvres compl&egrave;tes de Victor Hugo : Le Messidor</strong>. Un caract&egrave;re de bonne lisibilit&eacute; en corps 12. Ce caract&egrave;re lui permet, entre autre, de d&eacute;montrer qu'en France il est possible de num&eacute;riser des caract&egrave;res pour la photocomposition, sans passer par les fabricants de machine, et de cr&eacute;er un <strong>caract&egrave;re de tradition fran&ccedil;aise</strong>. <br /><img src="http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/files/-1/2786/blog13_7.png"  border="0"  alt="Le Messidor"  width="704"  height="193"  align="middle" /><br /><em>Le Messidor a d&rsquo;abord &eacute;t&eacute; num&eacute;ris&eacute; pour la photocomposition &agrave; l&rsquo;Imprimerie nationale. La version PostScript a &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute;e en 1997, d&rsquo;apr&egrave;s les dessins de Ladislas Mandel, par Thierry Goutten&egrave;gre, graphiste et dessinateur de caract&egrave;res &agrave; Grenoble (nombreuses cr&eacute;ations et recr&eacute;ations chez Alfac, le Vizille est son caract&egrave;re le plus r&eacute;cent).</em><br /><br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; Aujourd&rsquo;hui, aucun caract&egrave;re ne peut pr&eacute;tendre refl&eacute;ter, &agrave; lui seul, l&rsquo;image complexe de la soci&eacute;t&eacute; fran&ccedil;aise. C&rsquo;est pourquoi, le Messidor est bel et bien une &ldquo;pr&eacute;paration&rdquo; culinaire &ndash; fa&ccedil;on Mandel. <strong>Une pinc&eacute;e de rigueur et un zeste de sensualit&eacute;. Un soup&ccedil;on de gothique, un filet d&rsquo;humanisme.</strong><br /><br /><em>&quot;Dans une &eacute;criture typographique ou manuscrite, je trouve beaucoup plus de v&eacute;rit&eacute; que dans l&rsquo;Histoire &eacute;crite, o&ugrave; l&rsquo;on ment, et que l&rsquo;on refait tous les jours. Dans l&rsquo;&eacute;criture on ne peut pas mentir. C&rsquo;est l&rsquo;expression directe de l&rsquo;homme, avec son corps et son esprit.&quot;</em></p><div align="right"><u>Ladislas Mandel</u></div><div align="right">&nbsp;</div>]]></description>
        </item>
                
        <item>
            <title><![CDATA[[..::Dossier::..] Ladislas Mandel, explorateur de la typographie française 1/3]]></title>
            <link>http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/weblog/3803.html</link>
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            <pubDate>Mon, 10 Dec 2007 15:00:55 GMT</pubDate>
		<dc:subject><![CDATA[photogravure]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[photocomposeuse]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[photocomposition]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[la Lumitype]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[offset]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[Le Sofia]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[Typographie]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[Ladislas Mandel]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[La Cancellaresca]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[L'Aurélia]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[International Photon Corp.]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[Antique Presse]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[Adrian Frutiger]]></dc:subject>
            <description><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal"  class="MsoNormal">(26-05-1921 &ndash; 20-10-2006)</p>  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal"  class="MsoNormal">&nbsp;<img src="http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/files/-1/1595/Mandel1.jpg"  border="0"  alt="Mandel, Fritiger et Girard"  width="500"  height="380"  align="middle" /></p><p style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal"  class="MsoNormal">&nbsp;</p>  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 35.4pt; line-height: normal"  class="MsoNormal"><em>Depuis cinq si&egrave;cles, le dessin typographique a toujours &eacute;t&eacute; reproduit sur du plomb. La composition manuelle est devenue industrielle avec les machines. Apr&egrave;s guerre, une reconversion aux techniques <strong><u>o</u><u>ffset</u> </strong>et &agrave; la <u><strong>photogravure</strong></u> se r&eacute;alisent. </em><em><span>Les bouleversements ont entra&icirc;n&eacute; une adaptation des formes de la typographie &ndash; <span>&nbsp;</span>transf&eacute;r&eacute;es pour un temps sur support photographique, puis cathodique, et enfin num&eacute;rique.</span></em></p><p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 35.4pt; line-height: normal"  class="MsoNormal">&nbsp;</p>    <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 35.4pt; line-height: normal"  class="MsoNormal"><span>Jusque l&agrave;, &ccedil;a avait toujours &eacute;t&eacute; le graveur de poin&ccedil;ons le v&eacute;ritable cr&eacute;ateur des formes de caract&egrave;re, dirig&eacute;s par des concepteurs, comme Jenson, Garamond ou Didot. Ces graveurs &eacute;tant rarement des dessinateurs, leurs caract&egrave;res &eacute;taient souvent trop maigres imprim&eacute;s en <u><strong>offset</strong></u>, en petits corps. Il a donc fallu concevoir des dessins plut&ocirc;t pour les petits corps, et ainsi les &laquo;&nbsp;revivals&nbsp;&raquo; &eacute;taient plus lisibles.</span></p><p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 35.4pt; line-height: normal"  class="MsoNormal">&nbsp;</p>    <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 35.4pt; line-height: normal"  class="MsoNormal"><span>Tel &eacute;tait le travail de Ladislas Mandel et Adrian Frutiger, soit adapter les caract&egrave;res classiques en plomb &agrave; cette nouvelle technologie photographique qu&rsquo;&eacute;taient les <u><strong>photocomposeuses</strong></u>, et &eacute;galement de proposer des cr&eacute;ations originales.<br /> Recrut&eacute;s par Charles Peignot, Adrian Frutiger avait le poste de directeur artistique, et Ladislas Mandel, de chef de studio, en 1955.<br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; En redessinant des caract&egrave;res de textes, <strong>lisibles en petits corps</strong>, Mandel a fait l&rsquo;apprentissage des <a href="http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/weblog/2743.html"><strong>ph&eacute;nom&egrave;nes de lisibilit&eacute;</strong></a>. C&rsquo;est gr&acirc;ce &agrave; cet apprentissage qu&rsquo;il d&eacute;veloppera plus tard ces ph&eacute;nom&egrave;nes dans des conditions extr&ecirc;mes, pour les annuaires t&eacute;l&eacute;phoniques. En effet, en <strong>photocomposition</strong>, les imp&eacute;ratifs de production imposaient une insolation photographique trop br&egrave;ve des caract&egrave;res, et cela &eacute;rodait les angles des dessins. Ladislas Mandel &ndash; gr&acirc;ce &agrave; la m&eacute;thode et la rigueur qu&rsquo;il a acquis aux c&ocirc;t&eacute; de Frutiger &ndash; a eu l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;<strong>accentuer les &laquo;&nbsp;pointes&nbsp;&raquo;</strong> des dessins de lettres afin de conserver l&rsquo;acuit&eacute; des angles int&eacute;rieurs. Il a &eacute;galement mis au point la fameuse &laquo;&nbsp;grille Univers&nbsp;&raquo;, syst&egrave;me de nomenclature des chasses et des graisses qui permettaient de situer imm&eacute;diatement un caract&egrave;re.&nbsp;</span></p><p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 35.4pt; line-height: normal"  class="MsoNormal">&nbsp;</p>  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 35.4pt; line-height: normal"  class="MsoNormal"><span>En 1963, Ladislas Mandel prend la rel&egrave;ve de Frutiger et devient &agrave; son tour Directeur artistique et directeur de l&rsquo;atelier. Il continu son travail de &laquo;&nbsp;recr&eacute;ation&nbsp;&raquo; et commence &agrave; c&ocirc;t&eacute; ses propres cr&eacute;ations, dont l&rsquo;<strong>Antique Presse</strong>, la <strong>Cancellaresca</strong>, le <strong>Sofia</strong> et l&rsquo;<strong>Aur&eacute;lia</strong>. En 1968, <u><strong>la Lumitype</strong></u>, devenue International Photon Corp., lui propose de cr&eacute;er des caract&egrave;res pour le march&eacute; international. En 1977, &agrave; la fermeture du studio, il devient dessinateur de caract&egrave;res ind&eacute;pendant et travaille principalement &agrave; la cr&eacute;ation de caract&egrave;res sp&eacute;ciaux pour les <strong>annuaires t&eacute;l&eacute;phoniques</strong>, dont il est devenu le grand sp&eacute;cialiste. (cf prochain billet)</span></p><p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 35.4pt; line-height: normal"  class="MsoNormal">&nbsp;</p><p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 35.4pt; line-height: normal"  class="MsoNormal"  align="center">&nbsp;<img src="http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/files/-1/1596/antique_presse.jpg"  border="0"  alt="L'Antique Presse"  width="490"  height="217"  align="middle" /></p><p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 35.4pt; line-height: normal"  class="MsoNormal"  align="center">&nbsp;</p><p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 35.4pt; line-height: normal"  class="MsoNormal"  align="center">&nbsp;</p><p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 35.4pt; line-height: normal"  class="MsoNormal"  align="center"><img src="http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/files/-1/1597/aurelia.jpg"  border="0"  alt="L'Aur&eacute;lia"  width="490"  height="235"  align="middle" /></p><p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 35.4pt; line-height: normal"  class="MsoNormal"  align="center">&nbsp;</p><p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 35.4pt; line-height: normal"  class="MsoNormal"  align="center">&nbsp;</p><p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 35.4pt; line-height: normal"  class="MsoNormal"  align="center"><img src="http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/files/-1/1598/cancellaresca.jpg"  border="0"  alt="cancellaresca"  width="490"  height="225"  align="middle" /></p><p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 35.4pt; line-height: normal"  class="MsoNormal"  align="center">&nbsp;</p><p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 35.4pt; line-height: normal"  class="MsoNormal"  align="center">&nbsp;</p><p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 35.4pt; line-height: normal"  class="MsoNormal"  align="center"><img src="http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/files/-1/1599/sofia.jpg"  border="0"  alt="Le Sofia"  width="490"  height="272"  align="middle" /></p><p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-indent: 35.4pt; line-height: normal"  class="MsoNormal"  align="center">&nbsp;</p>    <p style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal"  class="MsoNormal"><strong><u><span>Index&nbsp;:</span></u></strong></p><p style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal"  class="MsoNormal">&nbsp;</p>    <p style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal"  class="MsoNormal"><strong><u><span>La photogravure&nbsp;:</span></u></strong><span> C&rsquo;est initialement le nom donn&eacute; au <strong>proc&eacute;d&eacute; photographique</strong> qui permet d&rsquo;obtenir des planches grav&eacute;es utilisables pour l&rsquo;<strong>impression typographique</strong>.</span></p><p style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal"  class="MsoNormal">&nbsp;</p>    <p style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal"  class="MsoNormal"><strong><u><span>Photocomposeuse&nbsp;:</span></u></strong><span> Il s&rsquo;agit d&rsquo;une </span>machine servant &agrave; r&eacute;aliser des impressions de <strong>grande qualit&eacute;</strong> par l'interm&eacute;diaire de films &eacute;lectrophotographiques.</p><p style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal"  class="MsoNormal">&nbsp;</p>    <p style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal"  class="MsoNormal"><strong><u><span>Lumitype&nbsp;: </span></u></strong><span>Le premier <strong>proc&eacute;d&eacute; de photocomposition</strong> a &eacute;t&eacute; invent&eacute; par deux Fran&ccedil;ais, Higonet &amp; Moyroud, en 1949. Ils ont eu l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;abandonner les caract&egrave;res en plomb, avec leurs contraintes (co&ucirc;teux et lourds &agrave; manipuler et &agrave; stocker) pour des matrices photographiques n&eacute;gatives plac&eacute;es sur un disque. Faute de moyens, ils durent d&eacute;velopper leur invention aux Etats-Unis. Les machines &ldquo;Photon&rdquo; seront fabriqu&eacute;es sous licence en France (sous le nom de Lumitype), par Charles Peignot qui aura beaucoup de mal &agrave; convaincre les imprimeurs fran&ccedil;ais. Il y aura jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;arriv&eacute;e du num&eacute;rique (fin 1980 en France) quatre g&eacute;n&eacute;rations de machines de photocomposition. La premi&egrave;re, &agrave; bandes, la seconde sur support-matrice plaques ou disques rotatifs, la troisi&egrave;me g&eacute;n&eacute;ration sera &agrave; tubes cathodiques, et la quatri&egrave;me au laser.</span></p><p style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal"  class="MsoNormal">&nbsp;</p>    <p style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal"  class="MsoNormal"><strong><u><span>Offset&nbsp;: </span></u></strong><span><strong>Proc&eacute;d&eacute; d&rsquo;impression</strong>. C&rsquo;est actuellement le proc&eacute;d&eacute; d&rsquo;impression le plus courant. Ce succ&egrave;s est d&ucirc; &agrave; sa souplesse et sa capacit&eacute; &agrave; s&rsquo;adapter &agrave; une large vari&eacute;t&eacute; de produits. Il permet entre autre de couvrir une gamme de tirage relativement large.</span></p><p style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal"  class="MsoNormal">&nbsp;</p><p style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal"  class="MsoNormal">&nbsp;</p>]]></description>
        </item>
                
        <item>
            <title><![CDATA[Typo Quizz... Les réponses 2/2]]></title>
            <link>http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/weblog/3180.html</link>
            <guid isPermaLink="true">http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/weblog/3180.html</guid>
            <pubDate>Fri, 19 Oct 2007 08:07:58 GMT</pubDate>
		<dc:subject><![CDATA[Roger Excoffon]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[Pierre di Scuillo]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[Massimo Vignelli]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[Isabelle COSTA]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[Herbert Bayer]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[Edward Johnston]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[Durmou]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[Antique Olive]]></dc:subject>
            <description><![CDATA[<p class="MsoNormal">Voici donc la deuxi&egrave;me partie des r&eacute;ponses au TypoQuizz!&nbsp;</p><p class="MsoNormal">&nbsp;</p>  <p class="MsoNormal"><u><span style="font-family: Verdana">Question 6 :<br />Qui a con&ccedil;u en 1916 l'alphabet de signal&eacute;tique du m&eacute;tro de Londres toujours en cours aujourd'hui? (J'en ai parl&eacute; il y a pas longtemps du tout...)</span></u></p>  <p class="MsoNormal"><u><span style="font-family: Verdana"><br /></span></u></p>  <p class="MsoNormal"><strong><span style="font-family: Verdana">D&nbsp;: L&rsquo;alphabet de signal&eacute;tique employ&eacute; encore aujourd&rsquo;hui par le m&eacute;tro de Londres a &eacute;t&eacute; con&ccedil;u en 1916 par Edward Johnston (1872-1944).</span></strong></p>  <p class="MsoNormal"><span style="font-family: Verdana">L&rsquo;alphabet de Johnston, popularis&eacute; sous le nom de Railway Type ou d&rsquo;Underground Type, occupe une place &agrave; part dans l&rsquo;histoire de la typographie du XXe si&egrave;cle pour au moins trois raisons. C&rsquo;est d&rsquo;abord le premier alphabet pens&eacute; pour un usage signal&eacute;tique, avec une attention sp&eacute;ciale port&eacute;e &agrave; la diff&eacute;renciation des signes &ndash; le fameux &laquo;&nbsp;coude&nbsp;&raquo; du <em>l</em> bas-de-casse, par exemple, assure la distinction avec la capitale <em>I</em>, une option r&eacute;guli&egrave;rement reprise par la suite dans des cr&eacute;ations con&ccedil;ues au moins en partie pour un usage comparable, comme les alphabets DIN 1451 du r&eacute;seau routier allemand (1932) ou le FF Meta (1991) d&rsquo;Erik Spiekermann. <br /> Ensuite, il constitue le prototype d&rsquo;un type de caract&egrave;re sans empattements alors enti&egrave;rement in&eacute;dit, associant &agrave; un trac&eacute; lin&eacute;aire enti&egrave;rement in&eacute;dit, associant &agrave; un trac&eacute; lin&eacute;aire une structure classique h&eacute;rit&eacute;e de la capitale romaine et de la minuscule humanistique de la Renaissance, comme un parfait compromis entre tradition historique et modernit&eacute; fonctionnelle. Ce style typographique particulier, appel&eacute; aujourd&rsquo;hui <em>lin&eacute;ale humanistique</em>, a connu depuis un succ&egrave;s consid&eacute;rable, depuis le Gill Sans d&rsquo;Erik Gill et le Syntax (1968) de Hans Eduard Meier jusqu&rsquo;aux variantes sans empattements des nombreux caract&egrave;res multi-styles contemporains &ndash; le Thesis (1994) de Lucas de Groot, le Quadraat (1992-1997) de Fred Smeijers, le Scala (1990) de Martin Majoor &ndash;, en passant par des cr&eacute;ations ponctuelles comme le Cronos (1997) de Robert Slimbach. Enfin, l&rsquo;utilisateur &eacute;tendue qu&rsquo;il a connue dans la communication graphique du m&eacute;tro de Londres depuis bient&ocirc;t un si&egrave;cle place &eacute;galement le Railway Type dans le peloton de t&ecirc;te des caract&egrave;res &laquo;&nbsp;de signature&nbsp;&raquo;, propri&eacute;t&eacute;s d&rsquo;une marque particuli&egrave;re, dont ils constituent un &eacute;l&eacute;ment essentiel de l&rsquo;identit&eacute; visuelle globale.</span></p>  <p class="MsoNormal"><span style="font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>    <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 8pt; font-family: Verdana">▪ <em>Justin Howes, </em>Johnston&rsquo;s Underground Type, <em>Capital Transport Publishing, 2000.</em></span><br /><em><span style="font-size: 8pt; font-family: Verdana">▪ Jan Middendorp &amp; Eric Spiekermann, </span></em><span style="font-size: 8pt; font-family: Verdana">Made with FontFont, <em>Bis Publishers, 2006.</em></span></p>  <p class="MsoNormal"><span style="font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>    <p class="MsoNormal"><u><span style="font-family: Verdana">Question 7 :<br />Qui &eacute;tait &agrave; la t&ecirc;te de l'atelier d'imprimerie et de publicit&eacute; du Bauhaus de Dessau de 1925 &agrave; 1928?</span></u></p>  <p class="MsoNormal"><span style="font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>  <p class="MsoNormal"><strong><span style="font-family: Verdana">B&nbsp;: L&rsquo;atelier d&rsquo;imprimerie et de publicit&eacute; du Bauhaus de Dessau &eacute;tait dirig&eacute; entre 1925 et 1928 par Herbert Bayer (1900-1985).</span></strong></p>  <p class="MsoNormal"><span style="font-family: Verdana">N&eacute; en Autriche, Bayer &eacute;tudia au Bauhaus de Weimar entre 1921 et 1925 dans les ateliers dirig&eacute;s respectivement par Oskar Schlemmer (1888-1943) et Wassily Kandinsky (1866-1944). Son dipl&ocirc;me de fin d&rsquo;&eacute;tude en poche, il fut engag&eacute; comme enseignant d&egrave;s le d&eacute;m&eacute;nagement<span>&nbsp; </span>&agrave; Dessau en Avril 1925, en m&ecirc;me temps que d&rsquo;autres &laquo;&nbsp;jeunes ma&icirc;tres&nbsp;&raquo; pareillement issus des rangs de l&rsquo;&eacute;cole &ndash; Marcel Breuer (1902-1981), Joost Schmidt (1893-1948), etc. C&rsquo;est durant cette &eacute;poque qu&rsquo;il con&ccedil;ut son c&eacute;l&egrave;bre Universalschrift (publi&eacute; en 1926), sous l&rsquo;influence notable de l&rsquo;ing&eacute;nieur rationaliste Walter Porstmann (1886-1959), le &laquo;&nbsp;p&egrave;re&nbsp;&raquo; des formats de papier DIN. La suppression pure et simple des lettres capitales, par exemple, avait &eacute;t&eacute; sugg&eacute;r&eacute;e par Porstmann d&egrave;s 1920 dans son livre <em>Sprache und schrift</em> comme une mesure d&rsquo;&eacute;conomie destin&eacute;e &agrave; simplifier la fabrication et l&rsquo;utilisation des machines &agrave; &eacute;crire. L&rsquo;usage des capitales fut d&rsquo;ailleurs banni de l&rsquo;atelier d&rsquo;imprimerie et de publicit&eacute; du Bauhaus d&egrave;s octobre 1925 (m&ecirc;me si Bayer se permit en plusieurs occasions de transgresser la r&egrave;gle qu&rsquo;il avait lui-m&ecirc;me &eacute;dict&eacute;e)&nbsp;: le papier &agrave; lettre officiel de l&rsquo;&eacute;cole &eacute;tait int&eacute;gralement compos&eacute; en bas-de-casse &ndash; un court texte en pied de page (!) expliquait les raisons objectives de ce choix &ndash;, de m&ecirc;me que les documents p&eacute;dagogiques et les diff&eacute;rentes publications r&eacute;alis&eacute;es en interne par les &eacute;tudiants ou les professeurs. Bayer quitta son poste au Bauhaus en avril 1928, au m&ecirc;me moment que Walter Gropius (1883-1969), le fondateur de l&rsquo;&eacute;cole&nbsp;: Joost Schmidt reprit la t&ecirc;te de l&rsquo;atelier jusqu&rsquo;en octobre 1932, date &agrave; laquelle celui-ci fut d&eacute;finitivement supprim&eacute;.</span></p>  <p class="MsoNormal"><span style="font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>    <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 8pt; font-family: Verdana">▪ <em>Magdalena Drost, </em>Bauhaus 1919-1933, <em>Tashen, 1994.</em></span><br /><em><span style="font-size: 8pt; font-family: Verdana">▪ Ellen Lupton &amp; Elaine Lustig-Cohen, </span></em><span style="font-size: 8pt; font-family: Verdana">Letters from the avant-garde, <em>Princeton Architectural Press, 1996.</em></span></p>  <p class="MsoNormal"><span style="font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>    <p class="MsoNormal"><u><span style="font-family: Verdana">Question 8 :</span></u><br /><span style="font-family: Verdana"><u>Quel caract&egrave;re typographique a &eacute;t&eacute; dessin&eacute; par Roger Excoffon sur la base du logotype qu'il avait cr&eacute;&eacute; pour Air France?</u><br /> <br /> <strong>A&nbsp;: C&rsquo;est &agrave; partir du logotype qu&rsquo;il avait dessin&eacute; en 1958 pour Air France que Roger Excoffon (1910-1983) d&eacute;veloppa l&rsquo;Antique Olive (1959-1966).</strong></span></p>    <p class="MsoNormal"><span style="font-family: Verdana">Curieuse gen&egrave;se, donc, que celle de l&rsquo;Antique Olive&nbsp;: non seulement le caract&egrave;re tout entier fut &laquo;&nbsp;extrapol&eacute;&nbsp;&raquo; &agrave; partir de sept lettres du logotype AIR France &ndash; r&eacute;alis&eacute; en tandem avec Jos&eacute; Mendoza, alors assistant d&rsquo;Excoffon &agrave; la fonderie Olive &ndash;, mais la premi&egrave;re variable r&eacute;alis&eacute;e fut la version ExtraBold Extended, baptis&eacute;e &laquo;&nbsp;Nord&nbsp;&raquo; et mise sur le march&eacute; d&egrave;s 1959. Certes, le lettrage utilis&eacute; pour le logotype pr&eacute;sentait d&eacute;j&agrave; de telles caract&eacute;ristiques &ndash; tr&egrave;s large tr&egrave;s gras &ndash; et il &eacute;tait assez logique de capitaliser tout de suite sur le travail d&eacute;j&agrave; accompli. Pourtant, le cas d&rsquo;un caract&egrave;re int&eacute;gralement d&eacute;clin&eacute; &agrave; partir d&rsquo;une de ses variantes les plus extr&ecirc;me est rarissime dans l&rsquo;histoire de la cr&eacute;ation typographique du XXe si&egrave;cle &ndash; il fut bien plus fr&eacute;quent de dessiner d&rsquo;abord la version &laquo;&nbsp;Regular&nbsp;&raquo; avant de construire la famille enti&egrave;re sur cette base. Peut-&ecirc;tre l&rsquo;origine du dessin si singulier de l&rsquo;Antique Olive est-elle &agrave; chercher dans ce mode de conception original&nbsp;: on retrouve en effet dans chacune des variantes du caract&egrave;re &ndash; m&ecirc;me dans ses versions &laquo;&nbsp;normales&nbsp;&raquo; - quelque chose de l&rsquo;exc&egrave;s formel d&rsquo;ordinaire r&eacute;serv&eacute; aux seules variables les plus expressives.<br /> En tout &eacute;tat de cause, l&rsquo;Antique Olive suscite aujourd&rsquo;hui encore tout &agrave; la fois l&rsquo;admiration et la perplexit&eacute; des historiens et des critiques de la typographie, particuli&egrave;rement &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger&nbsp;: Sebastian Carter, par exemple, le pr&eacute;sente comme la <em>lin&eacute;ale la plus originale depuis le Futura et le Gill, </em><span>&nbsp;</span>tandis que dans la premi&egrave;re &eacute;dition (1992) de son <em>Typo du<span>&nbsp; </span>20<sup>e</sup> si&egrave;cle,</em> Lewis Blackwell le trouve <em>int&eacute;ressant, du moins sur le march&eacute; fran&ccedil;ais.</em> Cette attitude est symptomatique de l&rsquo;accueil que connurent hors de nos fronti&egrave;res les cr&eacute;ations d&rsquo;Excoffon &ndash; Banco (1951), Mistral (1953) ou Choc (1955)&nbsp;: salu&eacute;es pour leur audace formelle et leur originalit&eacute;, elles furent cependant consid&eacute;r&eacute;es comme trop &laquo;&nbsp;&eacute;minemment fran&ccedil;aise&nbsp;&raquo; pour &ecirc;tre r&eacute;ellement utilisable dans un contexte culturel anglo-saxon ou germanique.<br /> <br /> </span><span style="font-size: 8pt; font-family: Verdana">▪ <em>Michel Wlassikoff, </em>Histoire du graphisme en France, <em>Dominique Carr&eacute;/Arts d&eacute;coratifs, 2005.</em></span><br /><em><span style="font-size: 8pt; font-family: Verdana">▪ S&eacute;bastian Carter, </span></em><span style="font-size: 8pt; font-family: Verdana">Twentieth Century Types Designers, <em>Lund</em><em> Humphries, 1987 &amp; 1995.</em></span><em><span style="font-family: Verdana"></span></em></p>  <p class="MsoNormal"><span style="font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>    <p class="MsoNormal"><u><span style="font-family: Verdana">Question 9 :</span></u><br /><span style="font-family: Verdana"><u>Compl&eacute;tez cette citation de Massimo Vignelli : &laquo;&nbsp;</u><em><u>Il n'y a que deux fa&ccedil;on de faire de la typographie, la bonne et...&nbsp;&raquo;</u><br /> <br /> </em><strong><span>D&nbsp;: &laquo;&nbsp;Il n&rsquo;y a que deux fa&ccedil;ons de faire de la typographie, la bonne et celle d&rsquo;Emigre&nbsp;&raquo; - Massimo Vignelli.</span></strong></span></p>      <p class="MsoNormal"><span style="font-family: Verdana">La r&eacute;putation de praticien inflexible dont jouit Vignelli repose autant sur la nature fr&eacute;quemment dogmatique de ses d&eacute;clarations que sur l&rsquo;aust&eacute;rit&eacute; de ses go&ucirc;ts&nbsp;: il se vente ainsi volontiers de n&rsquo;avoir utilis&eacute; dans toute sa longue carri&egrave;re &ndash; il est n&eacute; en 1931 &ndash; que cinq caract&egrave;res typographiques (pour m&eacute;moire, l&rsquo;Helvetica, le Futura, le Century Schoolbook, le Garamond 3 et son cher Bodoni), tous les autres &eacute;tant <em>de facto</em> inutiles et bons &agrave; jeter &agrave; la poubelle. Un tel condottiere ne pouvait rester &agrave; l&rsquo;&eacute;cart du d&eacute;bat qui secoua le champ professionnel du graphisme au Etats-Unis au milieu des ann&eacute;es 1990&nbsp;: r&eacute;volution digitale, boom de la typographique num&eacute;rique, exp&eacute;rimentation d&eacute;brid&eacute;e, postmodernisme iconoclaste, etc. Vignelli fut donc en premi&egrave;re ligne parmi ceux qui r&eacute;clamaient l&rsquo;instauration d&rsquo;une certification officielle &ndash; semblable &agrave; celle dont doivent disposer les architectes pour pouvoir exercer &ndash;, seule capable de distinguer, en particulier aux yeux des commanditaires, priv&eacute;s ou institutionnels, les &laquo;&nbsp;bons&nbsp;&raquo; graphistes des &laquo;&nbsp;m&eacute;chants&nbsp;&raquo; tripatouilleurs digitaux (suivez son regard&hellip;). Interrog&eacute; sur la difficult&eacute; de d&eacute;terminer <em>a priori</em> les caract&eacute;ristiques du graphisme &laquo;&nbsp;de qualit&eacute;&nbsp;&raquo; - m&eacute;ritant la certification, donc &ndash;, il r&eacute;pondit avec aplomb&nbsp;: <em>Je suis s&ucirc;r qu&rsquo;il y aurait consensus dans 90% des cas&hellip; Apr&egrave;s tout, il n&rsquo;y a que deux fa&ccedil;ons de faire de la typographie, la bonne et celle d&rsquo;Emigre. </em>Encore faut-il pr&eacute;ciser que le mot <em>typographie </em>d&eacute;signe ici l&rsquo;utilisation des caract&egrave;res typographiques &ndash; <em>typography </em>&ndash; et non la cr&eacute;ation de polices &ndash; <em>type design &ndash;, </em>dont Vignelli, satisfait de son &laquo;&nbsp;cinq majeur&nbsp;&raquo;, se d&eacute;sint&eacute;resse absolument&nbsp;: l&rsquo;attaque visait donc bien la revue <em>Emigre</em>, dont les pages explosives ne pouvaient manquer d&rsquo;irriter le pape de la grille modulaire, et non la fonderie num&eacute;rique du m&ecirc;me nom.<em> <br /> <br /> </em></span><em><span style="font-size: 8pt; font-family: Verdana">▪ Michael Bierut, William Drenttel, Steven Heller &amp; DK Holland, </span></em><span style="font-size: 8pt; font-family: Verdana">Looking Closer 2, <em>Allworth Press, 1997.</em></span><br /><em><span style="font-size: 8pt; font-family: Verdana">▪ Rudy VanderLans, </span></em><span style="font-size: 8pt; font-family: Verdana">Emigre No 69 &ndash; <em>The End Emigre/Princeton Architectural Press, 2005.</em></span><em><span style="font-family: Verdana"><br /> <br /> </span></em><u><span style="font-family: Verdana">Question 10 :</span><em><span style="font-family: Verdana"></span></em></u><br /><span style="font-family: Verdana"><u>Lequel de ces caract&egrave;res est dessin&eacute; par Pierre di Sciullo?</u><br /> <br /> <strong>C&nbsp;: <a href="http://www.etapes.com/blog/?q=node/2944">Pierre di Sciullo</a> a dessin&eacute; en 1999 un caract&egrave;re typographique baptis&eacute; le &laquo;&nbsp;Durmou&nbsp;&raquo;.</strong></span></p>  <p class="MsoNormal"><span style="font-family: Verdana">Avec ce caract&egrave;re, di Sciullo poursuit son entreprise de d&eacute;zinguage des standards du design typographique &laquo;&nbsp;normal&nbsp;&raquo; - une qu&ecirc;te dont l&rsquo;&eacute;pisode le plus fameux reste la cr&eacute;ation du Garamond (1992) &ndash; tout en franchissant un nouveau degr&eacute; dans la vrai-fausse fonctionnalit&eacute; foutraque. En effet, le Durmou a d&rsquo;abord ceci de particulier qu&rsquo;il est, comme son nom l&rsquo;indique, <em>&agrave; la fois dur et mou, rond et pointu</em>&nbsp;: son programme de conception fait donc fi de la sacro-sainte homog&eacute;n&eacute;it&eacute; formelle qui devrait &ecirc;tre celle de tout caract&egrave;re typographique digne de ce nom. Pourtant, loin de proc&eacute;der par &laquo;&nbsp;copier/coller&nbsp;&raquo; comme n&rsquo;importe quel bricoleur digital contemporain &ndash; P. Scott Makela avec son Dead History (1990), par exemple &ndash;, di Sciullo assume jusqu&rsquo;au bout de la schizophr&eacute;nie de son propos et entrepend de donner &agrave; un m&ecirc;me fragment de trac&eacute; le visage changeant, polymorphe, d&rsquo;un maniaco-d&eacute;pressif en proie &agrave; d&rsquo;incessantes sautes d&rsquo;humeur. Les adjectifs &laquo;&nbsp;dur&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;mou&nbsp;&raquo; rendent compte du statut paradoxal de l&rsquo;entreprise en m&ecirc;me temps que leur connotation p&eacute;jorative souligne la dimension iconoclaste du projet&nbsp;: ils se substituent ici en effet aux qualitatifs couramment employ&eacute;s pour d&eacute;crire le dessin des caract&egrave;res &laquo;&nbsp;normaux&nbsp;&raquo; - net, rectiligne, ac&eacute;r&eacute;, tendu, souple, dynamique, etc.<br /> Mais ce n&rsquo;est pas tout&nbsp;: les proportions et les contre formes du Durmou &laquo;&nbsp;citent&nbsp;&raquo; de fa&ccedil;on &eacute;vidente les cr&eacute;ations ultra techniques, pens&eacute;es dans une optique de stricte fonctionnalit&eacute;, que sont les caract&egrave;res d&rsquo;annuaire comme le Bell Centennial (1978) de Matthew Carter. Di Sciullo s&rsquo;empare donc d&rsquo;un vocabulaire formel tout ce qu&rsquo;il y a de pragmatique &ndash; grosse hauteur d&rsquo;&oelig;il, &laquo;&nbsp;pi&egrave;ges &agrave; encre&nbsp;&raquo; destin&eacute;s &agrave; &eacute;viter le bouchage &agrave; l&rsquo;impression &ndash; qu&rsquo;il combine fa&ccedil;on Frankenstein dans un pur objectif de jouissance visuelle. Comme l&rsquo;&eacute;crit si bien son ami l&rsquo;&eacute;diteur Guillaume P&ocirc;, <em>on ne comprend toujours pas pourquoi le Durmou n&rsquo;est pas utilis&eacute; par la  Biblioth&egrave;que nationale pour la r&eacute;&eacute;dition des ouvrages tir&eacute;s de son Enfer.</em></span></p>  <p class="MsoNormal"><span style="font-family: Verdana"><br /> </span><em><span style="font-size: 8pt; font-family: Verdana">▪ Collection &ldquo;Design &amp; designer&rdquo; Pierre di Sciullo, Pyramyd, 2003.</span></em></p>  <em><span style="font-size: 8pt; font-family: Verdana">▪ <a href="http://www.quiresiste.com/">www.quiresiste.com</a> </span></em><span style="font-size: 12pt; font-family: Verdana"><br /> <br /> </span>]]></description>
        </item>
                
        <item>
            <title><![CDATA[Typo Quizz... Les réponses 1/2]]></title>
            <link>http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/weblog/3096.html</link>
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            <pubDate>Tue, 09 Oct 2007 08:28:20 GMT</pubDate>
		<dc:subject><![CDATA[Textura]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[Monotype]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[Linotype]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[John Baskerville]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[Johann Neudorffer]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[Jean Jannon]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[la Bible de 42 lignes]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[Garamond]]></dc:subject>
            <description><![CDATA[<p>H&eacute; oui, c'est un peu pervers, mais je vais s&eacute;parer les r&eacute;ponses sur deux billets. D&eacute;j&agrave; parce que c'est un peu long, et pour la lecture, je trouve &ccedil;a plus optimal, et ensuite... parce que je suis sans doute un peu perverse! <img src="http://blogs.univ-paris5.fr/_tinymce/jscripts/tiny_mce/plugins/emotions/images/smiley-tongue-out.gif"  border="0"  alt="Tongue out"  title="Tongue out" /></p><p>&nbsp;</p><p class="MsoNormal"><span style="font-family: Verdana">Voici donc les r&eacute;ponses au typoquizz du billet pr&eacute;c&eacute;dant...</span></p>  <br />  <p class="MsoNormal"><u><span style="font-family: Verdana">Question 1 :</span></u></p>  <p class="MsoNormal"><span style="font-family: Verdana"><u>&Agrave; quelle cat&eacute;gorie de lettres gothiques correspond le caract&egrave;re employ&eacute; par Gutenberg pour la Bible de 42 lignes?</u><br /> <br /> </span></p>  <p class="MsoNormal"><strong><span style="font-family: Verdana">A : Le caract&egrave;re employ&eacute; par Gutenberg pour sa Bible &agrave; 42 lignes est bas&eacute; sur le mod&egrave;le de gothique textura.</span></strong></p>  <p class="MsoNormal"><span style="font-family: Verdana">Rappelons ici bri&egrave;vement qu'il existe quatre grandes cat&eacute;gories de caract&egrave;res typographiques gothiques : textura, rotunda, Schwabacher et Fraktur. (H&eacute; non, la M&eacute;tallica n'est pas une typo... ils sont tr&egrave;s dr&ocirc;les chez Labomatic!)</span></p>  <p class="MsoNormal"><span style="font-family: Verdana">Les deux premi&egrave;res sont dir&egrave;ctement h&eacute;riti&egrave;res des formes d'&eacute;criture que le Moyen-&Acirc;ge r&eacute;servait le plus souvent au livre, et m&ecirc;me au livre savant : la textura aux ouvrages liturgiques, la rotunda aux textes juridiques, <strong><u>ex&eacute;g&eacute;tiques</u></strong> ou scientifiques. La Schwabacher et la Fraktur sont des cr&eacute;ations presque exclusivement typographiques, apparues plus tardivement &ndash; r&eacute;spectivement dans les ann&eacute;es 1470-1475 et durant le premier quart du XVIe si&egrave;cle. Elles d&eacute;rivent des &eacute;critures gothiques cursives ou &laquo;&nbsp;b&acirc;tardes&nbsp;&raquo;, d'un usage plus courant &ndash; actes notari&eacute;s, correspondance, etc. &ndash; ou moins prestigieux &ndash; livres profanes ou de d&eacute;votion priv&eacute;es tels que <strong><u>psautiers</u></strong>, livres d'heure, etc. &ndash; que les formes purement livresques.</span></p>  <p class="MsoNormal"><span style="font-family: Verdana">Au milieu du XVe si&egrave;cle, lorsque Johannes Gensfleish zur Laden zum Gutenberg (vers 1398-1468), patricien de Mayence, en Rh&eacute;nanie, se lance dans la r&eacute;alisation de la premi&egrave;re bible typographi&eacute;e, il opte donc tout naturellement pour le mod&egrave;le textura, le choix le plus logique en regard des usages qui sont ceux de l'industrie du livre &agrave; son &eacute;poque (aujourd'hui, il utiliserait du Times New Roman). Ce respect des codes en vigueur le pousse &eacute;galement &agrave; conserver le syst&egrave;me des abr&eacute;viations conventionnelles utilis&eacute;es par les copistes et &agrave; adopter un format et un sch&eacute;ma de mise en page strictement identiques &agrave; ceux des grandes bibles de lutrin couramment employ&eacute;es pour la lecture &agrave; haute voix lors des offices religieux &agrave; l'&eacute;glise et des repas dans les monast&egrave;res.</span></p>      <p class="MsoNormal"><span style="font-family: Verdana"></span><em><span style="font-size: 8pt; font-family: Verdana">▪ Christopher de Hamel, </span></em><span style="font-size: 8pt; font-family: Verdana">la Bible</span><span style="font-size: 8pt; font-family: Verdana"> &ndash; Histoire du Livre<em>, Phaidon, 2002</em>.<br />▪ <em>Harry Carter</em>, A View of Early Typography up to about 1600, <em>Hyphen Press, 2002.</em></span></p>  <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana"></span></p>  <p class="MsoNormal"><span style="font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>  <p class="MsoNormal"><u><span style="font-family: Verdana">Question 2 :</span></u></p>  <p class="MsoNormal"><span style="font-family: Verdana"><u>Quel ma&icirc;tre calligraphe est l'auteur du plus ancien manuel d'&eacute;criture imprim&eacute;?</u><br /> <br /> <strong>B : Le plus ancien manuel d'&eacute;criture imprim&eacute; est le <em>Fundament</em> (1519) de Johann Neudorffer (1497-1563).</strong></span></p>  <p class="MsoNormal"><span style="font-family: Verdana">L'importance historique du recueil de Neudorffer &ndash; un mince opuscule de six pages publi&eacute; &agrave; Nuremberg et consacr&eacute; &agrave; la construction de l'&eacute;criture Fraktur &ndash; est contest&eacute; par Stanley Morison (1889-1967), qui lui pr&eacute;f&egrave;re la Operina (1522) de Ludovico degli Arrighi (vers 1475-1527). Cette interpr&eacute;tation est &agrave; son tour vivement critiqu&eacute;e par Gerrit Noordzji, qui accuse Morison de chercher &agrave; minimiser la part de l'Europe du Nord &ndash; la sph&egrave;re culturelle du duch&eacute; de Bourgogne, en particulier &ndash; dans les d&eacute;veloppements esth&eacute;tiques de la renaissance &ndash; au profit de l'Italie, bien entendu. Cette querelle de sp&eacute;cialistes ne pr&eacute;senteraient que peu d'int&eacute;r&ecirc;t si l'&eacute;dition de tels manuels ne t&eacute;moignaient pas d'une &eacute;volution majeure des statuts et du r&ocirc;le de l'&eacute;crit dans la civilisation europ&eacute;enne : les recueils de Neudorffer et Arrighi sont en effet les premi&egrave;res preuves tangibles de la victoire d&eacute;finitive de l'imprim&eacute; sur la copie manuscrite. Leurs auteurs &ndash; les touts premiers calligraphes dignes de ce nom &ndash; prennent acte de ce que l'&eacute;criture est d&eacute;sormais vid&eacute;e d'une grande part de son utilit&eacute; &ndash; puisque le presse &agrave; imprimer fait mieux, plus vite et moins cher &ndash; et cherchent donc &agrave; en valoriser la dimension esth&eacute;tique, virtuose, c&eacute;r&eacute;monielle. En fran&ccedil;ais, le mot <em>calligraphie </em>lui-m&ecirc;me n&rsquo;appara&icirc;t qu&rsquo;en 1969, quelques ann&eacute;es apr&egrave;s la cr&eacute;ation du dernier caract&egrave;re typographique directement bas&eacute; sur un mod&egrave;le d&rsquo;&eacute;criture &ndash; la <em>lettre de civilit&eacute;</em> (1557) de Robert Granjon, transposition de la b&acirc;tarde gothique. Au-del&agrave; de cette date, chacune des deux disciplines conna&icirc;tra sa propre &eacute;volution esth&eacute;tique, m&ecirc;me si la typographie tentera souvent d&rsquo;imiter la lettre calligraphi&eacute;e, comme en t&eacute;moignent les nombreuses fontes qui, d&egrave;s la fin du XVIIIe si&egrave;cle, reprendront les formes gracieuses de la coul&eacute;e ou de l&rsquo;anglaise.</span></p>      <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 8pt; font-family: Verdana">▪ <em>Gerrit Noordzij, </em>Letterletter, <em>Hartley &amp; Marks, 2000.</em></span><br /><em><span style="font-size: 8pt; font-family: Verdana">▪ Stanley Marrison, </span></em><span style="font-size: 8pt; font-family: Verdana">Early Italian Writing Books &ndash; Renaissance to Baroque,<em> Edizione Valdonega/British Library, 1990.</em></span></p>  <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana"></span></p>  <p class="MsoNormal"><span style="font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>  <p class="MsoNormal"><u><span style="font-family: Verdana">Question 3 :</span></u></p>  <p class="MsoNormal"><span style="font-family: Verdana"><u>Quel typographe fran&ccedil;ais est l'auteur du poin&ccedil;on du Garamond de l'Imprimerie Nationale?</u></span></p>  <p class="MsoNormal"><span style="font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>  <p class="MsoNormal"><strong><span style="font-family: Verdana">B&nbsp;: Les poin&ccedil;ons du Garamond de l&rsquo;Imprimerie nationale ont &eacute;t&eacute; grav&eacute;s vers 1615-1620 par Jean Jannon (1580-1658).</span></strong></p>  <p class="MsoNormal"><span style="font-family: Verdana">Les fameux <em>caract&egrave;res de L&rsquo;Universit&eacute;</em>, command&eacute;s au typographe sedanais Jean Jannon en 1641 par S&eacute;basien Cramoisy (1585-1669), alors directeur de l&rsquo;Imprimerie royale, furent longtemps attribu&eacute;s &agrave; Claude Garamond (1499-1561), le plus c&eacute;l&egrave;bre graveur de poin&ccedil;ons de la Renaissance fran&ccedil;aise. A ce titre, ils serviront de mod&egrave;le &agrave; de nombreux &laquo;&nbsp;Garamond&nbsp;&raquo; ex&eacute;cut&eacute;s au d&eacute;but du XXe si&egrave;cle pour la composition m&eacute;canique, et aujourd&rsquo;hui disponibles sous la forme de fontes digitales, comme le Garamond 3 &ndash; mis au point par l&rsquo;Am&eacute;rican Type Founders entre 1917 et 1923, avant d&rsquo;&ecirc;tre adapt&eacute; pour le syst&egrave;me Linotype &ndash; et le Monotype Garamond (1922). Ce n&rsquo;est qu&rsquo;en 1926 qu&rsquo;un article de la revue britannique <em>The Fleuron</em> dissipa enfin le malentendu&nbsp;: l&rsquo;enqu&ecirc;te, men&eacute;e par l&rsquo;Am&eacute;ricaine Beatrice Warde (1900-1969) mais sign&eacute;e du pseudonyme &laquo;&nbsp;Paul Beaujon&nbsp;&raquo;, mit au jour un sp&eacute;cimen &eacute;dit&eacute; par Jannon en 1621, sur lequel figurait non seulement les six corps de romain et d&rsquo;italique conserv&eacute;s &agrave; l&rsquo;Imprimerie nationale, mais &eacute;galement un romain d&rsquo;une taille minuscule &ndash; moins de cinq points &ndash;, baptis&eacute; &laquo;&nbsp;la Sedanaise&nbsp;&raquo;. L&rsquo;exploit technique que constitue la gravure des poin&ccedil;ons de ce caract&egrave;re microscopique contribua alors &agrave; &eacute;tablir la r&eacute;putation de son auteur non plus comme un &laquo;&nbsp;simple&nbsp;&raquo; imitateur de Garamond mais bien comme un des grands noms de la typographie fran&ccedil;aise classique. </span></p>      <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 8pt; font-family: Verdana">▪ <em>Collectif, </em>Les Caract&egrave;res de l&rsquo;Imprimerie nationale, <em>&eacute;ditions de l&rsquo;Imprimerie nationale, 1990.</em></span><br /><em><span style="font-size: 8pt; font-family: Verdana">▪ Philip B. Meggs &amp; Roy McKelvey (&eacute;d.), </span></em><span style="font-size: 8pt; font-family: Verdana">Revival of the Fittest, <em>RC Publications, 2000.</em></span></p>  <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana"></span></p>  <p class="MsoNormal"><span style="font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>  <p class="MsoNormal"><u><span style="font-family: Verdana">Question 4 :</span></u></p>  <p class="MsoNormal"><span style="font-family: Verdana"><u>Quel typographe britannique a &eacute;t&eacute; accus&eacute; par ses concurrents d'employer des caract&egrave;res destin&eacute;s &agrave; rendre les lecteurs aveugles?</u></span></p>  <p class="MsoNormal"><span style="font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>  <p class="MsoNormal"><strong><span style="font-family: Verdana">B&nbsp;: John Baskerville (1706-1775) a &eacute;t&eacute; accus&eacute; par ses concurrents d&rsquo;employer des caract&egrave;res d&rsquo;un dessin si contrast&eacute; qu&rsquo;ils auraient pour effet <em>de rendre aveugle tous les lecteurs du pays.</em></span></strong><span style="font-family: Verdana"></span></p>        <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 8pt; font-family: Verdana">Au d&eacute;but du XXe si&egrave;cle encore, Updike n&rsquo;h&eacute;site pas &agrave; &eacute;crire que les caract&egrave;res imagin&eacute;s par Baskerville <em>mettent l&rsquo;&oelig;il</em> <em>&agrave; l&rsquo;&eacute;preuve</em>&nbsp;: il leur reproche leur <em>raffinement tatillon et st&eacute;rile, </em>qu&rsquo;il attribue &agrave; l&rsquo;influence, excessive de la calligraphie et de la gravure lapidaire &ndash; deux disciplines que Baskerville avait pratiqu&eacute; professionnellement bien avant de se tourner vers une tardive carri&egrave;re d&rsquo;imprimeur. Le jugement est s&eacute;v&egrave;re et empreint d&rsquo;une certaine<span>&nbsp; </span>partialit&eacute;&nbsp;: Updike appr&eacute;cie d&rsquo;autant moins les caract&egrave;res de Baskerville qu&rsquo;il les juge par rapport &agrave; ceux de son tr&egrave;s cher William Caslon (1692-1766), incarnation d&rsquo;<em>un go&ucirc;t typiquement anglo-saxon</em> en typographie, fait de discr&eacute;tion, d&rsquo;efficacit&eacute; et de pragmatisme. Or, non seulement les cr&eacute;ations de Baskerville avaient supplant&eacute; celles de Caslon dans l&rsquo;&eacute;dition britannique d&egrave;s la fin du XVIIIe si&egrave;cle &ndash; ce qu&rsquo;Updike ne leur pardonne que difficilement, m&ecirc;me avec un si&egrave;cle et demi de recul &ndash;, mais elles annoncent &eacute;galement les caract&egrave;res n&eacute;oclassiques de Didot et Bodoni &ndash; qu&rsquo;elles ont clairement influenc&eacute;s &ndash; pour lesquels Updike &eacute;prouve &eacute;galement une aversion mal dissimul&eacute;e. A d&eacute;faut de susciter l&rsquo;adh&eacute;sion imm&eacute;diate de ses compatriotes, les caract&egrave;res de Baskerville ont fait tr&egrave;s t&ocirc;t l&rsquo;admiration des imprimeurs continentaux&nbsp;: rachet&eacute;s par Beaumarchais apr&egrave;s la mort de l&rsquo;imprimeur pour la publication des <em>&OElig;uvres compl&egrave;tes </em>de Voltaire &ndash; c&rsquo;est la c&eacute;l&egrave;bre &laquo;&nbsp;&eacute;dition de Khel&nbsp;&raquo;, soixante-dix volumes parus de 1784 &agrave; 1789 &ndash;, ils &eacute;taient encore &agrave; Paris durant la R&eacute;volution, o&ugrave; ils servaient &agrave; composer <em>La Gazette</em><em> nationale </em>ou <em>Le Moniteur universel, </em>le futur journal officiel du Consulat et de l&rsquo;Empire. <br /><br />▪ <em>Daniel Berkely Updike, </em>Printing Types &ndash; Their History, Forms and Use, <em>Oak Knoll Press/British Library, 2001.</em></span><br /><em><span style="font-size: 8pt; font-family: Verdana">▪ Simon Loxley, </span></em><span style="font-size: 8pt; font-family: Verdana">Type &ndash; The Secret History of Letters, <em>I.B. Tauris, 2004.</em></span></p>  <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana"></span></p>  <p class="MsoNormal"><span style="font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>  <p class="MsoNormal"><u><span style="font-family: Verdana">Question 5 :</span></u></p>  <p class="MsoNormal"><span style="font-family: Verdana"><u>Quelle fondeuse-composeuse m&eacute;canique a &eacute;t&eacute; brevet&eacute;e en 1886 par l'Am&eacute;ricain Tolbert Lanston?</u></span></p>  <p class="MsoNormal"><span style="font-family: Verdana">&nbsp;</span></p>  <p class="MsoNormal"><strong><span style="font-family: Verdana">A&nbsp;: Tolbert Lanston (1844-1913) breveta en 1886 une machine &agrave; fondre et &agrave; composer les caract&egrave;res typographiques qu&rsquo;il baptisa &laquo;&nbsp;Monotype&nbsp;&raquo;.</span></strong></p>  <p class="MsoNormal"><span style="font-family: Verdana">Contrairement &agrave; sa concurrente la Linotype, dont le principe consistait &agrave; fondre des lignes de textes enti&egrave;res <em>(line of type), </em>le syst&egrave;me Monotype produisait des types individuels&nbsp;: si son rendement &eacute;tait moindre, il imposait cependant moins de contraintes du point de vue du design typographique. D&egrave;s les premi&egrave;res ann&eacute;es du XXe si&egrave;cle, la  Linotype, plus productive, devient donc l&rsquo;outil privil&eacute;gi&eacute; dans la presse, tandis que la  Monotype est majoritaire dans le domaine du livre, gr&acirc;ce notamment &agrave; une politique commerciale et cr&eacute;ative tr&egrave;s ambitieuse&nbsp;: la branche am&eacute;ricaine de la compagnie s&rsquo;assure ainsi d&egrave;s 1920 les services du grand Frederic W. Goudy (1865-1947), tandis que sa succursale anglaise engage en 1923 Stanley Morison en tant que <em>typographical adviser.</em> Cent ans plus tard, ce sont les caract&egrave;res cr&eacute;&eacute;s &ndash; ou recr&eacute;&eacute;s &ndash; dans ce contexte qui constituent le <em>legs Monotype</em>&nbsp;: les r&eacute;&eacute;ditions des grands arch&eacute;types historiques produits sous l&rsquo;impulsion de Morison, par exemple, sont aujourd&rsquo;hui des classiques de la typographie num&eacute;rique &ndash; Bembo (1929), Monotype Garamond (1922), Fournier (1925), Monotype Baskerville (1923), Bell (1930), Van Dijck ou Ehrhardt (1937-1938). Il faut encore ajouter &agrave; cette liste l&rsquo;incontournable Times New Roman (1931-1933), dont Morison fut l&rsquo;initiateur et le ma&icirc;tre d&rsquo;&oelig;uvre, et les best-sellers issus de la collaboration de la firme avec les praticiens aussi consid&eacute;rables qu&rsquo;Eric Gill (1882-1940) &ndash; Gill Sans (1927-1930), Perpetua (1929-1930) ou Joanna (1930-1931).</span></p>      <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 8pt; font-family: Verdana">▪ <em>Richard Southall, </em>Printer&rsquo;s Type in the Twentieth Century, <em>Oak Knoll Press/British Library, 2005.</em></span><br /><em><span style="font-size: 8pt; font-family: Verdana">▪ Stanley Morison, </span></em><span style="font-size: 8pt; font-family: Verdana">A Tally of Types, David R. Godine, 1999.</span></p><p class="MsoNormal">&nbsp;</p><p class="MsoNormal">Voil&agrave; donc pour les 5 premi&egrave;res r&eacute;ponses... le suspens reste grand pour les 5 prochaines... ;)</p><p class="MsoNormal">&nbsp;</p>  <p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana"></span></p>]]></description>
        </item>
                
        <item>
            <title><![CDATA[Typo Quizz...]]></title>
            <link>http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/weblog/3017.html</link>
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            <pubDate>Fri, 28 Sep 2007 10:27:48 GMT</pubDate>
		<dc:subject><![CDATA[Quizz]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[typographie]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[Isabelle COSTA]]></dc:subject>
            <description><![CDATA[Pour ceux qui n'ont pas la chance d'&ecirc;tre abonn&eacute; &agrave; <a href="http://www.etapes.com/blog/">&Eacute;tapes</a>, ou qui ne vont pas sur <a href="http://www.etapes.com/blog/">le site</a>, je vais faire un peu de &laquo;&nbsp;photocopillage&nbsp;&raquo;. <br /><p style="margin-bottom: 0cm">Cet &eacute;t&eacute;, &Eacute;tapes a organis&eacute; un quizz typo en partenariat avec Fontshop. Dix questions pr&eacute;par&eacute;es avec soin par St&eacute;phane Darricau, afin de d&eacute;terminer notre quotient typographique.</p> <p style="margin-bottom: 0cm"><br /> </p> <p style="margin-bottom: 0cm">Je vais donc vous pr&eacute;senter les dix questions. Sachez que la plupart des r&eacute;ponses se trouvent diss&eacute;min&eacute;es un peu partout dans mon blog, et pour aider, je suis cool, je vous met les visuels qui vont avec, dont certains donnent la r&eacute;ponse, mais &ccedil;a n'est pas bien grave car le prochain billet sera r&eacute;serv&eacute; aux r&eacute;ponses d&eacute;taill&eacute;s! Mais n'h&eacute;sitez pas &agrave; poster vos r&eacute;ponses quand m&ecirc;me... ;)  Bon quizz.</p> <p style="margin-bottom: 0cm"><br /> </p> <p style="margin-bottom: 0cm"><u>Question 1 :</u></p>   <p style="margin-bottom: 0cm">&Agrave; quelle cat&eacute;gorie de lettres gothiques correspond le caract&egrave;re employ&eacute; par Gutenberg pour la Bible de 42 lignes?<br /><br /></p><p style="margin-bottom: 0cm"><img src="http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/files/-1/859/blog10_1.jpg"  border="0"  hspace="20"  width="400"  height="543"  align="middle" /><br /><br />A. Textura&nbsp;&nbsp;&nbsp;			<br />B. Metallica&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br />C. Fraktur&nbsp;&nbsp;&nbsp;			<br />D. Schwabacher</p> <p style="margin-bottom: 0cm"><br /> </p> <p style="margin-bottom: 0cm"><u>Question 2 :</u></p>  <p style="margin-bottom: 0cm">Quel ma&icirc;tre calligraphe est l'auteur du plus ancien manuel d'&eacute;criture imprim&eacute;?<br /><br /><img src="http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/files/-1/860/blog10_2.jpg"  border="0"  hspace="20"  width="400"  height="474"  align="middle" /><br /><br />A. Claude Madiavilla		<br />B. Johann Neudorffer<br />C. Ludovico Arrighi		<br />D. Giovanni Tagliente</p> <p style="margin-bottom: 0cm"><br /> </p> <p style="margin-bottom: 0cm"><u>Question 3 :</u></p> <p style="margin-bottom: 0cm">Quel typographe fran&ccedil;ais est l'auteur du poin&ccedil;on du Garamond de l'Imprimerie Nationale?<br /><br /><img src="http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/files/-1/861/blog10_3.jpg"  border="0"  hspace="20"  width="400"  height="240"  align="middle" /></p>   <p style="margin-bottom: 0cm">A. Claude Garamond		<br />B. Jean Jannon<br />C. Robert Granjon		<br />D. Pierre La Police</p> <p style="margin-bottom: 0cm"><br /> </p> <p style="margin-bottom: 0cm"><u>Question 4 :</u></p> <p style="margin-bottom: 0cm">Quel typographe britannique a &eacute;t&eacute; accus&eacute; par ses concurrents d'employer des caract&egrave;res destin&eacute;s &agrave; rendre les lecteurs aveugles?<br /><br /><img src="http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/files/-1/862/blog10_4.jpg"  border="0"  hspace="20"  width="400"  height="602"  align="middle" /></p>   <p style="margin-bottom: 0cm">A. William Caslon			<br />B. John Baskerville<br />C. Georges Blind			<br />D. Joseph Fry</p> <p style="margin-bottom: 0cm"><br /> </p> <p style="margin-bottom: 0cm"><u>Question 5 :</u></p> <p style="margin-bottom: 0cm">Quelle fondeuse-composeuse m&eacute;canique a &eacute;t&eacute; brevet&eacute;e en 1886 par l'Am&eacute;ricain Tolbert Lanston?<br /><br /><img src="http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/files/-1/863/blog10_5.jpg"  border="0"  hspace="20"  width="400"  height="273"  align="middle" /></p>   <p style="margin-bottom: 0cm">A. La Monotype			<br />B. La Linotype<br />C. La Ludlow			<br />D. La Sahltype</p> <p style="margin-bottom: 0cm"><br /> </p> <p style="margin-bottom: 0cm"><u>Question 6 :</u></p> <p style="margin-bottom: 0cm">Qui a con&ccedil;u en 1916 l'alphabet de signal&eacute;tique du m&eacute;tro de Londres toujours en cours aujourd'hui? (J'en ai parl&eacute; il y a pas longtemps du tout...)<br /><br /><img src="http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/files/-1/864/blog10_6.jpg"  border="0"  hspace="20"  width="400"  height="398"  align="middle" /></p>   <p style="margin-bottom: 0cm">A. Eric Gill				<br />B. Alphred Picadilly<br />C. Hector Guimard			<br />D. Edward Johnston</p> <p style="margin-bottom: 0cm"><br /> </p> <p style="margin-bottom: 0cm"><u>Question 7 :</u></p> <p style="margin-bottom: 0cm">Qui &eacute;tait &agrave; la t&ecirc;te de l'atelier d'imprimerie et de publicit&eacute; du Bauhaus de Dessau de 1925 &agrave; 1928?<br /><br /><img src="http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/files/-1/865/blog10_7.jpg"  border="0"  hspace="20"  width="400"  height="397"  align="middle" /></p>   <p style="margin-bottom: 0cm">A. Walter Gropius			<br />B. Herbert Bayer<br />C. L&aacute;szl&oacute; Moholy-Nagy		<br />D. Horst Tappert</p> <p style="margin-bottom: 0cm"><br /> </p> <p style="margin-bottom: 0cm"><u>Question 8 :</u>  </p> <p style="margin-bottom: 0cm">Quel caract&egrave;re typographique a &eacute;t&eacute; dessin&eacute; par Roger Excoffon sur la base du logotype qu'il avait cr&eacute;&eacute; pour Air France?<br /><br /><img src="http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/files/-1/866/blog10_8.jpg"  border="0"  hspace="20"  width="400"  height="269"  align="middle" /></p>   <p style="margin-bottom: 0cm">A. Antique Olive			<br />B. Mistral<br />C. Choc					<br />D. Concorde</p> <p style="margin-bottom: 0cm"><br /> </p> <p style="margin-bottom: 0cm"><u>Question 9 :</u></p> <p style="margin-bottom: 0cm">Compl&eacute;tez cette citation de Massimo Vignelli : &laquo;&nbsp;<em>Il n'y a que deux fa&ccedil;on de faire de la typographie, la bonne et...&quot;<br /><br /></em><img src="http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/files/-1/867/blog10_9.jpg"  border="0"  hspace="20"  width="400"  height="269"  align="middle" /></p>    <p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal">A. <em>&laquo;&nbsp;...la Fran&ccedil;aise.&nbsp;&raquo;		<br /></em>B. <em>&laquo;&nbsp;...la mauvaise.&nbsp;&raquo;</em><br />C. <em>&laquo;&nbsp;...tiens c'est curieux, je ne me rappel plus de la seconde&nbsp;&raquo;&nbsp;</em><br />D. <em>&laquo;&nbsp;...celle d'Emigre.&nbsp;&raquo;</em></p> <p style="margin-bottom: 0cm"><br /> </p> <p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal"><u>Question 10 :</u></p> <p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal">Lequel de ces caract&egrave;res est dessin&eacute; par Pierre di Sciullo?<br /><br /><img src="http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/files/-1/868/blog10_10.jpg"  border="0"  hspace="20"  width="400"  height="93"  align="middle" /></p>   <p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal">A. Le Grrr			<br />B. Le Moudur<br />C. Le Durmou		<br />D. Le Minimum syndical</p> <p style="margin-bottom: 0cm"><br /> </p> <p style="margin-bottom: 0cm">&nbsp;</p><p style="margin-bottom: 0cm">Bon, c'est pas tr&egrave;s dur avec les visuels, mais le prochain billet d&eacute;taillera bien les r&eacute;ponses... ;)&nbsp;</p> <p style="margin-bottom: 0cm"><br /> </p> <p style="margin-bottom: 0cm"><br /> </p> <p style="margin-bottom: 0cm"><br /> </p>]]></description>
        </item>
                
        <item>
            <title><![CDATA[La phrase du jour... ou du mois...]]></title>
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            <pubDate>Thu, 27 Sep 2007 07:51:38 GMT</pubDate>
		<dc:subject><![CDATA[Étapes]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[monde réel]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[monde de l'art]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[Blamey]]></dc:subject>
            <description><![CDATA[<p>&quot;Le monde r&eacute;el est rond, alors que le monde de l'art est plat : on peut facilement tomber, ou &ecirc;tre pouss&eacute; du monde de l'art. La bonne nouvelle est qu'alors, on att&eacute;rit dans le monde r&eacute;el.&quot;</p><p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; <strong>[BLAMEY - Ultra &eacute;tapes - Ao&ucirc;t 07]&nbsp;</strong> </p>]]></description>
        </item>
                
        <item>
            <title><![CDATA[Lisibilité fonctionnelle]]></title>
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            <pubDate>Thu, 26 Jul 2007 07:02:02 GMT</pubDate>
		<dc:subject><![CDATA[titrage]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[publicité]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[lisibilité de différenciation]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[lisibilité de continuité]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[lisibilité]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[formes typographiques]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[composition]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[Isabelle COSTA]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[typographie]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[caractère]]></dc:subject>
            <description><![CDATA[&nbsp;&nbsp;&nbsp; Sur la base de l&#39;observation des diff&eacute;rentes <strong>formes typographiques</strong> rep&eacute;r&eacute;es jusqu&#39;ici, il est d&eacute;sormais possible de d&eacute;terminer si un caract&egrave;re est utilisable pour la composition de textes longs ou s&#39;il vaut mieux le r&eacute;server pour des applications de <strong>titrage</strong> &ndash; ce qui revient, en fin de compte, &agrave; &eacute;valuer ses performances sur le plan strict de la <strong>lisibilit&eacute;</strong>. Mais cette notion m&ecirc;me de lisibilit&eacute; n&#39;est pas aussi absolue qu&#39;on le suppose g&eacute;n&eacute;ralement. 	<br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; On peut d&#39;abord consid&eacute;rer la lisibilit&eacute; d&#39;un caract&egrave;re typographique en prenant en compte la <strong>facilit&eacute; de reconnaissance</strong> des lettres les unes par rapport aux autres : certaines fontes de titrage au dessin particuli&egrave;rement exub&eacute;rant ou, &agrave; l&#39;inverse, &agrave; la structure exag&eacute;r&eacute;ment &eacute;conome &ndash; les caract&egrave;res g&eacute;om&eacute;triques <em>(1)</em>, par exemple, dont il est possible de construire plusieurs lettres &agrave; partir des m&ecirc;mes &eacute;l&eacute;ments modulaires &ndash; risquent de poser des probl&egrave;mes dans le cadre de cette &laquo; <strong>lisibilit&eacute; de diff&eacute;renciation</strong> &raquo;. <br /><br /><img src="http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/files/-1/793/blog07_1.jpg"  border="0"  alt="La Gestalt"  title="La Gestalt"  hspace="175"  width="268"  height="350"  align="absmiddle" /><br /><br />Ces difficult&eacute;s sont d&#39;ailleurs soit de nature absolue &ndash; un signe au dessin tellement original qu&#39;il en devient m&eacute;connaissable &ndash;, soit relative &ndash; la distinction entre plusieurs signes insuffisamment diff&eacute;renci&eacute;s <em>(2)</em>. 	<br /><br /><img src="http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/files/-1/797/blog07_3.jpg"  border="0"  alt="Edward Johnston - M&eacute;tro de Londres"  title="Edward Johnston - M&eacute;tro de Londres"  hspace="20"  width="520"  height="286"  align="absmiddle" /><br /><br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; Vient ensuite la &laquo; <strong>lisibilit&eacute; de continuit&eacute;</strong> &raquo;, c&#39;est &agrave; dire, le confort de lecture du caract&egrave;re compos&eacute; en texte courant : c&#39;est l&agrave; un registre tout &agrave; fait diff&eacute;rent, et un caract&egrave;re tr&egrave;s performant de point de vu de la lisibilit&eacute; de diff&eacute;renciation ne fait pas forcement un bon caract&egrave;re de lecture continue &ndash; c&#39;est souvent le cas de ceux dot&eacute;s d&#39;une hauteur d&#39;&oelig;il importante, dont les signes consid&eacute;r&eacute;s individuellement restent tr&egrave;s lisibles en petits corps, mais dont les ascendantes raccourcies emp&ecirc;chent une bonne lisibilit&eacute; de continuit&eacute;. (Oui je sais c&#39;est assez complexe!) Celle-ci s&#39;appuie en effet sur les <strong>caract&eacute;ristiques physiologiques de la lecture</strong> &ndash; d&eacute;placement horizontal du regard, perception des lettres non plus isol&eacute;ment, mais <em>par groupe de quatre ou cinq signes</em>, importance de la moiti&eacute; sup&eacute;rieure des lignes par rapport &agrave; leur moiti&eacute; inf&eacute;rieure, etc. &ndash;, auxquelles de nombreuses &eacute;tudes scientifiques ont &eacute;t&eacute; consacr&eacute;es depuis la fin du dix-neuvi&egrave;me si&egrave;cle. Les crit&egrave;res <em>(3)</em> commun&eacute;ment admis pour un confort de lecture optimal sont, d&#39;ailleurs, autant li&eacute;s au <strong>dessin du caract&egrave;re</strong> lui-m&ecirc;me &ndash; hauteur d&#39;&oelig;il moyenne, signes nettement diff&eacute;renci&eacute;s, axe oblique, contraste mesur&eacute;, empattements marqu&eacute;s &ndash; qu&#39;au <strong>mode de composition</strong> &ndash; longueur de ligne comprise entre 55 et 80 <u><strong>signes</strong></u>, interlignage important, etc.  <br /><br /><img src="http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/files/-1/796/blog07_2.jpg"  border="0"  alt="4 caract&egrave;res de texte"  title="4 caract&egrave;res de texte"  hspace="200"  width="200"  height="295"  align="absmiddle" /><br /><br /><u><strong>Index :</strong></u>   <br /><br /><u><strong>Signes :</strong></u> Tous les &eacute;l&eacute;ments typographiques tels que lettres, ponctuation et espaces.  <br /><br /><em>(1) : Le Gestalt est un caract&egrave;re exp&eacute;rimental con&ccedil;u en 1991 par l&#39;Am&eacute;ricain Jonathan Hoefler comme une exploration des limites de la lisibilit&eacute; de diff&eacute;rentiation : chaque signe n&#39;est qu&#39;une forme abstraite minimale qui n&#39;est identifi&eacute;e comme une lettre que dans le contexte sp&eacute;cifique de la langue &eacute;crite, d&#39;o&ugrave; la traduction Allemande de Gestalt qui veut dire </em>Forme<em>.  <br /><br />(2) : La lisibilit&eacute; de diff&eacute;rentiation est un param&egrave;tre important dans la cas des caract&egrave;res sp&eacute;ciaux destin&eacute;s &agrave; la signal&eacute;tique, dont la lecture se fait souvent dans des conditions difficiles. C&#39;est le cas de l&#39;alphabet dessin&eacute; en 1916 par Edward Jonhston pout le m&eacute;tro de Londres : le coude du &laquo; L &raquo; bas-de-casse n&#39;est pas un choix esth&eacute;tique, mais bien une solution destin&eacute;e &agrave; marquer la diff&eacute;rence avec le &laquo; i &raquo; capitale dont le signe est souvent identique.  <br /><br />(3) : Quatres caract&egrave;res de texte : si le Garamond et le Caslon (deux premi&egrave;res phrases) satsifont &agrave; tous les crit&egrave;res de la lisibilit&eacute; de continuit&eacute;, le Century (troisi&egrave;me phrase) compense sa forte hauteur d&#39;&oelig;il par des empattements plus  nettement accus&eacute;s, tandis que la faible hauteur d&#39;&oelig;il du Gill Sans (quatri&egrave;me et derni&egrave;re phrase) lui permet de rester performant malgr&eacute; son absence d&#39;empattements.</em>]]></description>
        </item>
                
        <item>
            <title><![CDATA[[..::Dossier::..]  De 1880 à nos jours...]]></title>
            <link>http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/weblog/2741.html</link>
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            <pubDate>Tue, 24 Jul 2007 14:14:28 GMT</pubDate>
		<dc:subject><![CDATA[art nouveau]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[années 30]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[années 20]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[Typographie]]></dc:subject>
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		<dc:subject><![CDATA[Les Rencontres internationales de Lure]]></dc:subject>
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		<dc:subject><![CDATA[Adobe]]></dc:subject>
            <description><![CDATA[<p><img src="http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/files/-1/771/blog06_1.jpg"  border="0"  alt="Savon Le Petit Chat, 1900"  title="Savon Le Petit Chat, 1900"  width="200"  height="279"  align="left" />&nbsp;&nbsp; Les cr&eacute;ations typographiques des ann&eacute;es <u>1880-1915</u> suivent de pr&egrave;s les courants artistiques de l&#39;<strong>art nouveau</strong> et du <strong>mo</strong><strong>dern style</strong>, les d&eacute;cors v&eacute;g&eacute;teaux et les &eacute;critures au pinceau (influence japonaise).&nbsp;<img src="http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/files/-1/774/blog06_4.jpg"  border="0"  alt="La Belle &Eacute;poque"  title="La Belle &Eacute;poque"  width="350"  height="53"  align="right" /></p><p>&nbsp;</p><p align="right">&nbsp;<em><br />L&#39;Arnold B&ouml;cklin</em></p><p align="right"><img src="http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/files/-1/775/blog06_5.jpg"  border="0"  alt="Les d&eacute;buts de l'aviation"  title="Les d&eacute;buts de l'aviation"  width="350"  height="28"  align="right" /></p><p align="right">&nbsp;</p><p align="right"><em>L&#39;Auriol, de Georges Auriol, 1901<br /></em></p><p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Celles des Ann&eacute;es Folles, des ann&eacute;es 20 et des ann&eacute;es 30 sont marqu&eacute;es par le dada&iuml;sme  et le  surr&eacute;alisme. Des &eacute;crivain et des peintres de talent s&#39;int&eacute;ressent au dessin de la lettre.  	<br /><br /><br /><img src="http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/files/-1/772/blog06_2.jpg"  border="0"  alt="Jauro, Automobiles Schneider, 1925"  title="Jauro, Automobiles Schneider, 1925"  width="275"  height="200"  align="left" /><img src="http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/files/-1/776/blog06_6.jpg"  border="0"  alt="Le jeune Maurice Chevalier"  title="Le jeune Maurice Chevalier"  width="250"  height="18"  align="right" /></p><div align="right"><br />Le Gill Sans extra bold, de l&#39;Anglais Eric Gill,<em> 1928</em><br /></div><p><img src="http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/files/-1/777/blog06_7.jpg"  border="0"  alt="Les sports d'hiver 1937"  title="Les sports d'hiver 1937"  width="272"  height="19"  align="right" /><em><br /></em></p><div align="right"><em>Le Broadway, de l&#39;Am&eacute;ricain M.F.Benton, 1929</em></div><p><img src="http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/files/-1/778/blog06_8.jpg"  border="0"  alt="L'Allemagne envahit la Pologne"  title="L'Allemagne envahit la Pologne"  width="272"  height="24"  align="right" /></p><div align="right">&nbsp;<em><br /><br />Le Peignot, de A.M. Cassandre, 1937</em><br /></div><p><img src="http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/files/-1/779/blog06_9.jpg"  border="0"  alt="Le Times change de look"  title="Le Times change de look"  width="272"  height="29"  align="right" /></p><p align="right">&nbsp;<br /><em>Le Times, de l&#39;Anglais Stanley Morison, 1932</em></p><p><img src="http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/files/-1/773/blog06_3.jpg"  border="0"  alt="Chassaing J., La Regia, 1931"  title="Chassaing J., La Regia, 1931"  width="200"  height="270"  align="left" />&nbsp;&nbsp;&nbsp; <u>En 1931</u>, comme vu dans <a href="http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/weblog/2723.html"  title="Times New Roman, ou le caract&egrave;re invisible">le pr&eacute;c&eacute;dant dossier</a>, le journal londonien <em>The Times</em> (remarquez l&#39;utilisation de l&#39;italique, <a href="http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/weblog/2722.html"  title="Entre romain et italique">vu ici!</a>) demandait &agrave; <strong>Stanley Morison</strong> de cr&eacute;er un caract&egrave;re mieux adapt&eacute; aux contraintes de la presse. L&#39;ann&eacute;e suivante sortait donc le <strong>Times</strong> (ou Times New Roman) qui se caract&eacute;rise par des ascendantes et descendantes courtes, permettant de mettre d&#39;avantage de lignes dans les colonnes, tout en conservant une excellente lisibilit&eacute;. Plus de 60 ans apr&egrave;s sa cr&eacute;ation, ce caract&egrave;re reste l&#39;un des grands classiques dont sont &eacute;quip&eacute;s les logiciels de PAO.  	<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; <u>En 1952</u>, <u><strong>Maximilien Vox</strong></u> (1894-1974) fonde &agrave; Lurs-en-Provence, les <em>Rencontres internationales de Lure</em> qui permettent &agrave; des professionnels, &eacute;tudiants, experts, chercheurs, etc., de se retrouver chaque ann&eacute;e autour d&#39;un th&egrave;me central (la typographie), de r&eacute;fl&eacute;chir et de d&eacute;battre de l&#39;&eacute;volution des m&eacute;tiers de la communication &laquo; audio-scripto-visuelle &raquo;, et particuli&egrave;rement de l&#39;&eacute;dition et du multim&eacute;dia. <br />Une association unique au monde pour la qualit&eacute; de ses travaux et la simplicit&eacute; des relations entre ses participants, qu&#39;ils soient professionnels renomm&eacute;s, simples d&eacute;butants ou &eacute;tudiants.  	<br />&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <img src="http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/files/-1/780/blog06_10.jpg"  border="0"  alt="Rencontres internationales de Lure"  title="Rencontres internationales de Lure"  width="350"  height="150"  align="absmiddle" />&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br /><br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; <u>En 1953</u>, d&eacute;barque &agrave; Paris, &laquo; avec son sac &agrave; dos, ses souliers de montagne et sa culotte tyrolienne &raquo;, le jeune graphiste suisse allemand <strong>Albert Hollenstein</strong> (1930-1974). Il a introduit le graphisme suisse en France dans les ann&eacute;es 60 et la typographie am&eacute;ricaine &agrave; partir de 1966, et a fortement favoris&eacute; la cr&eacute;ation de caract&egrave;res et le d&eacute;veloppement des diaporamas. C&#39;est l&#39;&eacute;poque des premi&egrave;res photocomposeuses qui allaient d&eacute;tr&ocirc;ner le &laquo; plomb &raquo;. C&#39;est aussi celle de l&#39;essor de l&#39;offset et de l&#39;apparition des lettres-transfert.  	&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; <br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; Pendant la session 1970 des Rencontres internationales de Lure, <strong>Maurice Girod</strong>, de la soci&eacute;t&eacute; IBM France, fait une conf&eacute;rence m&eacute;morable sue les premiers balbutiements du traitement de texte et de la mise en page sur &eacute;crans.  	<br /><br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; <u>En 1984</u>, n&eacute; le tout <strong>premier Macintosh</strong>.  	<br /><br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; <u>En 1991</u>, <strong>Abobe</strong> lance sur le march&eacute; la technologie <strong>Adobe Multiple Master</strong> qui permet de modifier &agrave; volont&eacute; les param&egrave;tres de caract&egrave;res en graisse, chasse, style de corps. Ces variations respectent parfaitement les r&egrave;gles typographiques traditionnelles de dessin des caract&egrave;res, au contraire des &laquo; anamorphoses &raquo; automatiques permises par certains logiciels, qui d&eacute;forment le dessin des caract&egrave;res d&#39;une fa&ccedil;on souvent ridicule. 	<br />&nbsp; <img src="http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/files/-1/783/blog06_11.jpg"  border="0"  alt="Graisse, chasse, style et corps"  title="Graisse, chasse, style et corps"  width="251"  height="220"  align="left" /><img src="http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/files/-1/784/blog06_12.jpg"  border="0"  alt="Diff&eacute;rentes graisses de caract&egrave;re"  title="Diff&eacute;rentes graisses de caract&egrave;re"  width="214"  height="220"  align="right" /><br /><br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; </p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Aujourd&#39;hui, des soci&eacute;t&eacute;s comme Adobe, AgfaType, FontShop, Monotype, QuartetSystem, Signum, etc., ainsi que des cr&eacute;ateurs de caract&egrave;res ind&eacute;pendants, de plus en plus nombreux, num&eacute;risent un fonds extraordinaire de polices de caract&egrave;res typographiques anciens et de conception contemporaine. 	<br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; Aujourd&#39;hui encore, un graphiste travaillant sur ordinateur a &agrave; sa disposition un nombre infiniment plus grand de caract&egrave;res qu&#39;aucun imprimeur, du temps du plomb, n&#39;aurait jamais pu s&#39;acheter pendant toute sa vie!<br /><br /><u><strong>Index :<br /><br /><br />Maximilien Vox :</strong></u> De son vrai nom Samuel Monod, fut graveur, typographe, journaliste, publicitaire et &eacute;diteur. &Agrave; partir de 1952, il rassemblait chaque &eacute;t&eacute;, au village de Lurs-en-Provence, qu&#39;il avait choisi pour sa retraite, quelques bons amis professionnels de diff&eacute;rents pays pour &quot;<em>parler m&eacute;tier</em>&quot;. De fils en aiguille, ces retrouvailles de bons copains ont donn&eacute; naissance au <strong>Rencontres internationales de Lure</strong>. <br />Vox est le cr&eacute;ateur de la classification des caract&egrave;res d&#39;imprimerie (1954) qui porte son nom et celui de l&#39;<strong>Association typographique internationale</strong> (Atypi). Les caract&egrave;res sont regroup&eacute;s en dix familles en fonction de leurs origines historiques : <strong>Humanes, Garaldes, R&eacute;ales, Didones, Incises, Scriptes, Manuaires, </strong>et<strong> Fractures. </strong>(Un dossier sera consacr&eacute; aux diff&eacute;rentes familles typographiques!)<br /><br /><em>D&eacute;sol&eacute;e pour les petits d&eacute;calages au niveau des l&eacute;gendes des typos au d&eacute;but du dossier, mais je n&#39;ai pas r&eacute;ussi &agrave; faire mieux...</em></p>]]></description>
        </item>
                
        <item>
            <title><![CDATA[Manipulations structurelles]]></title>
            <link>http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/weblog/2734.html</link>
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            <pubDate>Tue, 24 Jul 2007 07:39:24 GMT</pubDate>
		<dc:subject><![CDATA[écriture]]></dc:subject>
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		<dc:subject><![CDATA[typographie]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[publicité]]></dc:subject>
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		<dc:subject><![CDATA[pierre-simon fournier]]></dc:subject>
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		<dc:subject><![CDATA[affiche]]></dc:subject>
            <description><![CDATA[<p>Th&egrave;me d&eacute;ja abord&eacute; succintement dans le <a href="http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/weblog/2279.html">billet du 11 Mars</a><br /> </p><p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Jusqu&#39;au d&eacute;but du dix-neuvi&egrave;me si&egrave;cle, la typographie ne concernait que le livre :  <strong>un romain accompagn&eacute; de son italique et de ses petites capitales</strong>, le tout en deux ou trois corps, suffit amplement &agrave; couvrir les besoins des imprimeurs. <br />Avec la R&eacute;volution industrielle, tout change : <strong>l&#39;apparition de la publicit&eacute; par l&#39;affiche</strong> fait en effet na&icirc;tre des exigences in&eacute;dites en terme de visibilit&eacute; des caract&egrave;res, qui doivent d&eacute;sormais attirer l&#39;attention par tous les moyens <em>(1)</em>. <br />C&#39;est dans cet esprit que sont fabriqu&eacute;s les premiers <strong>caract&egrave;res gras</strong> : obtenus en &eacute;paississant les traits constitutifs des caract&egrave;res existants ou construits sur des structures enti&egrave;rement in&eacute;dites, ils deviennent extr&ecirc;mement populaires, m&ecirc;me dans le domaine du livre o&ugrave; ils sont employ&eacute;s pour les pages de titre et les couvertures.<br /> &Agrave; la fin du  si&egrave;cle, les grands fondeurs industriels prennent l&#39;habitude de construire des famille &eacute;tendues en proposant des <strong>variations de graisses</strong> &agrave; partir d&#39;un couple standard romain/italique, ce qui accro&icirc;t la polyvalence du caract&egrave;re. C&#39;est l&agrave; une pratique encore courante aujourd&#39;hui : la plupart des fontes informatiques poss&egrave;dent des <u><strong>d&eacute;clinaisons de graisse</strong></u> parfois tr&egrave;s nombreuses, allant de l&#39;extra-maigre, &agrave; l&#39;extra-gras en passant par tous les interm&eacute;diaires &ndash; maigre, normal, demi-gras, gras, etc. <em>(2)</em> <br />Il en va de m&ecirc;me pour la largeur des lettres, que l&#39;on appelle la <strong>&laquo; chasse &raquo;</strong> &ndash; on dit couramment d&#39;un caract&egrave;re qu&#39;il &laquo; chasse &raquo;, c&#39;est-&agrave;-dire qu&#39;il occupe beaucoup d&#39;<strong>espace horizontal</strong> <em>(4)</em>. Les premi&egrave;res versions &eacute;troites con&ccedil;ues &agrave; partir d&#39;une fonte pr&eacute;existante datent du dix-huiti&egrave;me si&egrave;cle : on les appelait des &laquo; types po&eacute;tiques &raquo; parce qu&#39;ils servaient &agrave; composer les po&eacute;sies, un genre litteraire dans lequel on &eacute;vite le plus souvent possible de couper les lignes trop longues <em>(3)</em>. Mais c&#39;est le domaine de l&#39;<strong>affiche publicitaire</strong> qui, au si&egrave;cle suivant, consacre les caract&egrave;res &eacute;troits, dont le faible encombrement horizontal permet de composer des mots en tr&egrave;s grand corps. Au vingti&egrave;me si&egrave;cle, la variable de chasse, comme celle de graisse, donnera naissance &agrave; des familles typographiques aux nombreuses d&eacute;clinaisons, ainsi utilisables dans des contextes de communication tr&egrave;s diff&eacute;rents. Les versions &eacute;troites ou larges restent cependant r&eacute;serv&eacute;es au domaine du titrage, leur rythme horizontal singulier les rendant difficilement utilisables dans le contexte d&#39;une lecture continue.  <br /><br /><u><strong>Index :</strong></u>   <br /><br /><u><strong>D&eacute;clinaisons de graisses :</strong></u> Souvent d&eacute;sign&eacute;es par des termes anglais. Du plus maigre au plus gars, la nomenclature la plus commune est :<br />Thin 	<br />UltraLight 	<br />ExtraLight 	<br />Light 	<br />SemiLight 	<br />Regular 	<br />SemiBold 	<br />Bold 	<br />ExtraBold 	<br />UltraBold 	<br />Black 	<br />ExtraBlack 	<br />UltraBlack 	<br />etc.  <br /><br /><img src="http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/files/-1/765/blog05_1.jpg"  border="0"  alt="Peinture, affiches &agrave; Londres"  title="Peinture, affiches &agrave; Londres"  width="550"  height="328"  align="middle" /><br /><em>(1) : Cette peinture repr&eacute;sentant un mur couvert d&#39;affiches &agrave; Londres dans les ann&eacute;es 1830 offre un t&eacute;moignage direct de la profusion de styles typographiques de titrage apparus au cours de la R&eacute;volution industrielle pour les besoins de la publicit&eacute;.  <br /><br /><img src="http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/files/-1/769/blog05_2.jpg"  border="0"  alt="Diff&eacute;rentes graisses de caract&egrave;re"  title="Diff&eacute;rentes graisses de caract&egrave;re"  width="500"  height="94"  align="middle" /><br />(2) : Les famille typographiques contemporaines sont souvent d&eacute;clin&eacute;es dans de nombreuses graisses diff&eacute;rentes soigneusement &eacute;chelonn&eacute;es : cela permet de donner plus de polyvalence au caract&egrave;re, et constitue donc un argument commercial non n&eacute;gligeable pour le fabricant.  <br /><br /><br /><img src="http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/files/-1/767/blog05_3.jpg"  border="0"  alt="Pierre-Simon Fournier"  title="Pierre-Simon Fournier"  width="400"  height="344"  align="right" />(3) : Le typographe fran&ccedil;ais Pierre-Simon Fournier (1712-1768) fut un des pionniers des versions &eacute;troites, dites &laquo; po&eacute;tiques &raquo;, des caract&egrave;res  typographiques &laquo; ordinaires &raquo;, comme le montrent ces deux pages extraites de son Manuel typographique de 1764.  <br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><img src="http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/files/-1/768/blog05_4.jpg"  border="0"  alt="Diff&eacute;rentes chasses de caract&egrave;re"  title="Diff&eacute;rentes chasses de caract&egrave;re"  width="250"  height="230"  align="left" />(4) : Pour la chasse comme pour la graisse, ce sont des termes anglo-saxons qui servent couramment &agrave; d&eacute;signer les variantes : du plus &eacute;troit au plus large, on parle ainsi de Narrow, Condensed, Normal, Extended et Wide.</em></p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p>]]></description>
        </item>
                
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            <title><![CDATA[[..::Dossier::..] Le caractère invisible]]></title>
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            <pubDate>Thu, 19 Jul 2007 13:51:55 GMT</pubDate>
		<dc:subject><![CDATA[Caslon]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[empattements]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[Times New Roman]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[Stanley Morison]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[The Times]]></dc:subject>
		<dc:subject><![CDATA[Christophe Plantin]]></dc:subject>
            <description><![CDATA[<p><img src="http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/files/-1/752/stanley_morison.jpg"  border="0"  alt="Stanley Morison"  title="Stanley Morison"  width="200"  height="274"  align="left" />&nbsp; Stanley Morison en 1964 : il &eacute;tait encore, &agrave; 75 ans, le&nbsp; <br />&nbsp; principal&nbsp; conseill&eacute; de la firme britannique Monotype, un <br />&nbsp; poste qui lui permit pendant quatre d&eacute;cennies de marquer <br />&nbsp; de son influence le monde de la typographie anglo-saxonne.</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;<br />&nbsp; <img src="http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/files/-1/755/times2.jpg"  border="0"  alt="Times New Roman"  title="Times New Roman"  width="300"  height="139"  align="middle" /></p><p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; C&#39;est le caract&egrave;re le plus utilis&eacute; au monde, celui qui s&#39;affiche par d&eacute;faut sur la plupart des logiciels de traitement de texte, celui que lisent chaque jour des millions de personnes dans les contextes les plus divers : notes internes, rapports, m&eacute;moires, th&egrave;ses, comptes rendus, ordres du jour, etc. Paradoxe : &agrave; l&#39;origine, le <strong>Times New Roman</strong> (Vous l&#39;aviez bien sur reconnu, d&#39;autant qu&#39;il s&#39;affiche en grand un paragraphe plus haut!) n&#39;avait pas vocation &agrave; &ecirc;tre diffus&eacute; de fa&ccedil;on aussi massive puisqu&#39;il a &eacute;t&eacute; mis au point pour r&eacute;pondre aux besoins sp&eacute;cifiques d&#39;un client bien particulier... aller, c&#39;est pas difficile &agrave; deviner... un petit effort... bon, ok un indice : la r&eacute;ponse est dans la question... mais oui, bien sur, le quotidien londonien <strong>The Times</strong>. L&#39;homme qui en a initi&eacute; et supervis&eacute; la cr&eacute;ation, l&#39;historien et typographe britannique <strong>Stanley Morison</strong> (h&eacute; non il ne s&#39;appelait pas Mr New Roman!) (1889-1967), &eacute;tait anim&eacute; d&#39;une conception tr&egrave;s particuli&egrave;re de la typographie : il consid&eacute;rait, en effet, que la premi&egrave;re vertu d&#39;un caract&egrave;re de lecture devait &ecirc;tre son manque absolu de <strong>personnalit&eacute;</strong> afin que rien ne vienne s&#39;interposer entre le contenu du texte et le lecteur. <br />Apr&egrave;s l&#39;introduction du Times New Roman dans les colonnes du journal, le 3 octobre 1932, Morison se f&eacute;licita m&ecirc;me de ce que son caract&egrave;re avait &laquo; l&#39;air de n&#39;avoir &eacute;t&eacute; dessin&eacute; par personne en particulier &raquo;. Et pour cause : cr&eacute;ation hybride et synth&eacute;tique, le Times New Roman s&#39;inspire de plusieurs arch&eacute;types classiques dont il cherche &agrave; additionner les qualit&eacute;s &ndash; la robustesse des fontes utilis&eacute;es par l&#39;imprimeur <strong>Christophe Plantin</strong> (1520-1589), le dessin l&eacute;g&egrave;rement condens&eacute; des caract&egrave;res hollandais du XVIIe si&egrave;cle, les formes claires et les d&eacute;tails ac&eacute;r&eacute;s du <strong>Caslon</strong> (1725), etc. Le Times New Roman est le premier caract&egrave;re typographique con&ccedil;u de cette mani&egrave;re, et il n&#39;est pas douteux que l&#39;on puiss attribuer une partie de son succ&egrave;s &agrave; cette gen&egrave;se particuli&egrave;re : alors qu&#39;il r&eacute;sume tous les styles classiques, il n&#39;est pourtant apparent&eacute; &agrave; aucun en particulier. Totalement original, il respecte cependant <strong>les canons de la typographie de texte traditionnelle</strong>. Il constitue d&eacute;sormais en lui-m&ecirc;me un arch&eacute;type : pour nombre d&#39;utilisateurs et de lecteurs, il est dor&eacute;navant LE caract&egrave;re &agrave; empattements par excellence, une position qu&#39;il doit &eacute;galement &agrave; ses tr&egrave;s bonnes performances techniques : &eacute;conomique, gr&acirc;ce &agrave; son faible <strong>encombrement horizontal</strong>, il est malgr&eacute; tout tr&egrave;s <strong>lisible</strong> (m&ecirc;me en petit corps) et d&#39;un parfaite <strong>nettet&eacute; de dessin</strong>, ce qui constitue un atout non n&eacute;gligeable dans des contextes de production o&ugrave; l&#39;impression reste d&#39;une qualit&eacute; m&eacute;diocre, comme les quotidiens ou les livres de poche.&nbsp;</p><p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <img src="http://blogs.univ-paris5.fr/hy08228/files/-1/757/times.jpg"  border="0"  alt="Times New Roman"  title="Times New Roman"  width="367"  height="500"  align="middle" /></p>]]></description>
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