N’en déplaise à certains, dans deux semaines c’est le premier tour des présidentielles ! (le lendemain de mon anniversaire, merci
)
Bref, vous vous demandez certainement ce qu’un billet sur les présidentielles vient faire au milieu d’un blog sur l’écriture et la publicité… ? Et bien justement, la publicité… nous sommes au cœur du sujet.
Certes pour cette dernière campagne les candidats ont axé leur communication essentiellement sur les médias comme la télévision, l’Internet ou encore la radio. Et contrairement aux autres années, ils ont eu tendance à oublier quelque peu la publicité par l’affichage. Quelques affiches commencent à germer ici et là, mais comme vous l’avez sans doute constaté, elles ne sont pas de grande qualité.
Je suis tombée il y a quelques semaines, sur un article paru en page trois du Monde, s’intitulant : « Affiche politique, de l’histoire ancienne ». Je vais donc vous exposer ici quelques affiches dans anciennes campagnes présidentielles, et vous pourrez comparer avec celles de cette année : nos candidats perdent peu à peu de leur créativité, en tout cas en matière de publicité…

En 1965 le concurrent surprise de De Gaulle : Jean Lecanuet, fait une campagne « à l’américaine », il est le premier candidat à sourire de toutes ses dents (il y gagne le surnom de « Dents blanches ») sur des affiches qui font penser à Kennedy.
En 2002, Le Pen surprend avec une photo en noir et blanc, décontracté, presque play-boy.

Le PC, en 1969, réalise une affiche percutante pour moquer les deux candidats ( de droite) au second tour – Pompidou et Poher, « blanc bonnet et bonnet blanc .
Le Gaulliste historique Jacques Chaban-Delmas, en 1974, utilise des instantanés de presse pour assoire sa dimension internationale.


En 1965, de Gaulle, convaincu de sa notoriété et de son bilan, utilise un dessin de Lefor et Openo : le symbole d’une manche étoilée évoque le Général.
Cette affiche de Jospin n’a jamais été collée : il s’agit du candidat au second tour. A la place on a vu celle de Le Pen en noir et blanc.
Giscard d’Estaing, en 1974, est le premier candidat à poser avec un membre de sa famille – « L’image du père signifie l’autorité, note Laurent Gervereau. Mais un père moderne qui préfère la veste de tweed clair au costume sombre. »
Jacques Chirac, en 1981, fait appel à une star de la photo, Helmut Newton, pour fixer son portrait aux lunettes. En vain.

En 1988, Raymond Barre, natif de la Réunion, est le premier candidat à poser avec un enfant de couleur.
Avec « Génération Mitterand » - un bébé, thème inédit - , en 1988, les conseillers du président inventent le teasing : une affiche préélectorale pour préparer le terrain.
Exposition au passage de Retz (9, rue Charlot, Paris 3e), jusqu'au 13 Mai.
Mots-clés : affiches, campagnes d'affichage, Chaban-Delmas, De Gaulle, éléctions présidentielles, Giscard d'Estaing, Isabelle COSTA, Jacques Chirac, Jean Lecanuet, Le Pen, Lefor et Openo, Lionel Jospin, Mitterand, PCF, publicité, Raymond Barre

Commentaires
Ne serait-il pas plus judicieux de comparer des affiches de membres d'un même parti (ou de son héritier si celui-ci n'existe plus)? Cela permettrait de voir ce qui, au sein d'une même idéologie, est mis en avant au fil des éléctions présidentielles.
Enfin, j'dis ça, j'dis rien! ;)
Sinon, l'idée est sympa!