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Observatoire international de la création et des cultures musicales (OICCM) Depuis la fin du XIXe siècle, le développement de la musicologie et de la critique musicale montre combien ces disciplines deviennent parties prenantes de l’histoire de la musique en imposant progressivement à l’auditeur une écoute davantage orientée vers la cohérence d’un concept pour lequel il y a une vérité, une Idée à trouver. Dans ce contexte, l’implication croissante du compositeur dans le discours écrit repose sur la conscience que ses propos peuvent contribuer à achever l’œuvre musicale, c’est-à-dire à achever le mouvement de l’œuvre vers son Idée. Les Écrits (théoriques, critiques, esthétiques, philosophiques) des Wagner, Debussy, Schoenberg, Stravinski, Kœchlin, Milhaud, Boulez, Nono ont largement contribué à l’édification d’un nouveau rapport entre l’œuvre musicale et son Idée mais aussi entre l’œuvre et son créateur, entre l’œuvre et l’auditeur. Il y a une forme d’intellectualité musicale, qui se tisse et qui émerge parallèlement à la modernité, dont il nous semble nécessaire de définir la genèse, le contenu et les tendances. Cette étude est d’autant plus importante que l’intervention grandissante des technologies dans l’acte de composer accentue cet état de fait et tend à modifier profondément l’essence même de l’œuvre d’art. Session Berlioz le samedi 15 mars 2008, salle Serge Garant - Emmanuel REIBEL, Université Paris X – Nanterre, France. Quel statut pour les Écrits de compositeurs? Éléments pour une réflexion méthodologique à travers l’exemple de Berlioz - Guillaume BORDRY, Université Paris Descartes, France. Hector in fabula : La relation littéraire entre le compositeur et son public dans les Mémoires de Berlioz - Peter BLOOM (Smiths College, MA, Etats-Unis) et Cécile REYNAUD (BNF, France) : "les Mémoires de Berlioz" Programme complet du colloque : http://www.oiccm.umontreal.ca/doc/col_2008/doc/programme_col_2008.pdf Mots-clés : Berlioz, littérature et musique, musique et lecture, musique et littérature, recherche |
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Mercredi 23 janvier 2008 à 20h30Jean-Philippe DejussieuEcoute commentée du programme du concert de l'Orchestre National d'Ile de France |
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Du 22 novembre 2007 au 24 novembre 2007 Présentation (par Stéphane Roth et Isabelle Soraru, organisateurs du colloque, Université Marc-Bloch) Une certaine hésitation, semble-t-il, précède tout propos portant sur la musique. Que nous cherchions à la nommer, à la transcrire, à la décrire, à la déchiffrer ou à en articuler une traduction, nous nous trouvons constamment et d’emblée confronté à une tâche qu’il n’est pas aisé de mener à bien, qui nous pousse à considérer que jamais nous ne dirons la musique telle qu’elle se présente à nous, mais toujours de manière différée et, en quelque sorte, inappropriée. Ces journées d’étude seront l’occasion, dans une approche interdisciplinaire, de considérer l’écriture de la musique et, à la limite, de réactiver la question de l’ineffable musical en le contraignant à se présenter, sous ses différents visages, en le nommant, de manière à interpréter la nature respective des territoires en jeu, et surtout de la frontière qui les sépare et les lie. PROGRAMME Jeudi 22 novembre 17h — Jonathan Rousseau (Docteur, UMB) : « Le crépuscule du Matin des noirs » Vendredi 23 novembre Matin : Musique et territoires : limites tangibles et hypothétiques 9h15 — Stéphane Roth (Doctorant, Strasbourg II) : « Charivari, difficultés d’inscription et politiques musicologiques » 9h45 — Isabelle Soraru (Docteur, Strasbourg II) : « Continents inconnus : écrire à la frontière » 10h45 — Pascale Saarbach (Doctorante, Strasbourg II) : « La voix enfouie. Vers une poétique de l’écoute dans l’œuvre d’Ann Hamilton » 11h15 — Magali Guiet (Docteur, Strasbourg II) : « Au pas. Sirènes nationales » Après-midi : Musicologie et discours contemporains 14h30 — Grazia Giacco (Docteur, Strasbourg II) : « Musique et espace, musique et métaphores spatiales » 15h00 — Danièle Pistone (Professeur, Paris IV–Sorbonne) : « Latéralité et globalité dans l’expression française contemporaine : du discours sur la musique au sens musical » 16h00 — Raymond Monelle (Professeur émérite, Edimbourg) : « Music theory in the postmodern age » Samedi 24 novembre Matin : Musicologies philosophiques : mutisme et logorrhéisme 9h00 — Alessandro Arbo (Maître de conférences, Strasbourg II) : « Les espaces de l’esthétique musicale, entre dire et montrer » 9h30 — Marie-Louise Mallet (Professeur, Paris) : « Sans mot dire » 10h30 — Bernard Sève (Professeur, Lille III) : « Est-il si difficile de tenir sur la musique un discours philosophiquement rigoureux ? » 11h00 — Jean-Luc Nancy (Professeur émérite, Strasbourg II) : « Comment s’écoute la musique? » Après-midi : Littérature et modèle musical : traductions et passages 14h15 — Marik Froidefond (Doctorante, Strasbourg II) : « Jouve musicographe de Berg : vers un “discours infiniment tu” » 14h45 — Guillaume Bordry (Maître de conférences, Paris V) : « Les brouillards de la traduction : Berlioz et le Faust de Goethe » 15h45 — Henri Garric (Maître de conférences, ENS-LSH Lyon) : « La partition : scène de lecture dans les romans du xixe et du xxe siècle » 16h15 — Timothée Picard (Maître de conférences, Rennes II) : « La limite scandaleuse et féconde : le modèle musical selon Paul Valéry » Mots-clés : Berlioz, lecture, littérature, littérature et musique, musique, musique et littérature, recherche |
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Béatrice Didier (ENS) – Emmanuel Reibel (Paris X-CNSM) Dans la lignée des recherches récentes dans le domaine interartistique, ce séminaire se propose d’explorer le champ des études musico-littéraires (rhétorique et sémiologie comparées, discours sur la musique, imaginaire littéraire de la musique, imaginaire musical de la littérature, opéra, lied et mélodie) en travaillant de façon systématique sur la méthodologie de ce domaine de recherches en pleine expansion. Les grands axes du séminaire sont les suivants : présentation de parcours de chercheurs ; réflexion sur les axes et les méthodologies de la recherche ; étude et définitions de concepts opératoires pour l'étude des relations texte-musique ; analyses appliquées ; comptes rendus bibliographiques. Les séances du séminaire feront intervenir des doctorants ou post-doctorants qui seront invités à présenter l’état de leurs travaux, en donnant à leur présentation une implication méthodologique. Une discussion collective s’ensuivra. Toutes les séances ont lieu le lundi de 14 h à 16 h, à l’Ecole Normale Supérieure, 45, rue d’Ulm 75005 Paris, en salle Weil. Le séminaire se déroule au 1er semestre. Il valide 3 crédits pour les étudiants de l’ENS, ou pour ceux d’autres établissements qui souhaitent le suivre au niveau master. 12 novembre : François-Gildas Tual 17 novembre : Myriam Garcia 26 novembre : Sylvie Nicéphor 3 décembre : Hélène Rybicki 10 décembre : Fédora Wesseler 17 décembre : Yves Landerouin 8 janvier : Isabelle Soraru 15 janvier : Timothée Picard 22 janvier : Liliane Lascoux 29 janvier : Béatrice Didier 4 février : Edith Vanel Mots-clés : Berlioz, lecture, littérature et musique, Musique et littérature, recherche |
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Lien vers l'album photo de l'exposition Agence France Presse à la Bibliothèque Nationale de France : http://expositions.bnf.fr/afp/feuille/index.htm Mots-clés : communication, enseignement |
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Musiques « populaires » (1820-1980).Jeudi de 14 h à 18 h, vendredi de 9 h à 13 h (salle Maurice-Emmanuel, CNSMDP, 209 av Jean-Jaurès 75019 Paris), du 11 janvier au 27 avril. Les musiques dites « populaires » constituent un domaine d’étude habituellement abandonné par les historiens de la musique à leurs collègues sociologues ou ethno-musicologues. Ce désintérêt se double le plus souvent d’un jugement de valeur dépréciant des musiques perçues comme non complexes ; on pense par exemple aux jugements très hostiles de Theodor W. Adorno, assimilant « musiques légères » et décadence ou dénonçant les méfaits de la standardisation et des compromissions publicitaires dans l’Introduction à la sociologie de la musique (1962). Dans le monde anglo-saxon, les Popular Music studies ont contribué à revaloriser la réflexion sur les expressions musicales « illégitimes ». La musicologie francophone n’a pas développé aussi systématiquement ce type d’études. Du début du XIXe siècle aux années 1970, ces formes artistiques connaissent, en France comme ailleurs, des bouleversements sans précédent : apparition des techniques de reproduction mécanique du son, émergence de la notion d’interprète de chanson, développement d’une production industrielle de musique, constitution de nouveaux lieux de consommation de la musique, etc. Pour aborder les principales questions soulevées par la chanson et les musiques dites « populaires », on travaillera donc sur la longue durée en mêlant approches historique, ethnographique et sociologique Programme sur le site de l'ehess : http://www.ehess.fr/ue/2006-2007/ue1751.html bibliographie sur le site de Rémy Campos : http://www.cmusge.ch/perso/RemyCampos/Fichiers%20joints/Biblio%20RC%20et%20GB%202006.pdf Mots-clés : Béranger, Bernard Estardy, chanson, chanson française, Claude François, Claude Lemesle, cultural studies, Dranem, enseignement, Frères Jacques, Jean-Claude Petit, le Caveau, Michel Polnareff, Michel Sardou, Monique Le Marcis, musique populaire, popular music, Ray Ventura |