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Les billets :: Vues d'enseignants


06
nov 08
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Cet été, les "carnets de Paris Descartes" ont changé. En mieux d'ailleurs. Plus beaux, plus pratiques. Et je remarque que, dans ce changement, tous les anciens articles de mon blog ont été automatiquement reclassés. Il y avait deux possibilités, deux catégories dans les carnets : "vues d'enseignants" ou "récits de chercheurs".

Les quelques (rares) textes ont tous été considérés comme des "vues d'enseignants", alors qu'ils parlaient pour la plupart de recherche. Quel miracle a ainsi permis le classement, parfaitement objectif, des modestes activités d'un petit maître de conférences à l’iut, de surcroît ex professeur agrégé, appartenant à des disciplines mourantes et non reconnues par son université (les lettres et la musicologie) dans la catégorie "enseignement" ? Au moment où se met en place un nouveau processus qui va permettre de scientifiquement distinguer les vrais enseignants des vrais chercheurs, le phénomène méritait d'être noté.

Beaucoup d'entre nous, encore enseignants-chercheurs aujourd'hui, naïvement persuadés d’être protégés par leurs activités de recherche ou bien par leur engagement dans la vie administrative de l’institution, seront pourtant contraints de n'être plus qu'enseignants par la réforme clientéliste du décret de 84, montant les corps les uns contre les autres – pire : créant des distinctions au sein des corps et renforçant un individualisme destructeur –, encouragée par une inertie sidérante et par et un président d'université semblant davantage défendre sa ministre que ses personnels, et prétextant la volonté "d’assurer la promotion des enseignants-chercheurs en fonction de la qualité de leur engagement", pour mieux décharger quelques uns de leurs basses tâches, en leur évitant tout contact, salissant, avec la craie, et surtout avec "l’étudiant". Présenter ce projet en prétendant qu’il va permettre de mieux reconnaître les enseignants, alors que le texte du décret va conduire exactement à l’inverse, relève de la malhonnêteté intellectuelle la plus lamentable.

Je constate que les merveilles technologiques de l'ENT ont précédé la réforme du décret, en distinguant a priori enseignants et chercheurs.

Que ces merveilles servent donc au moins à exprimer mon rejet de cette réforme, mon mépris absolu pour ses zélateurs, et surtout mon découragement, qui relève à la fois, pour un temps encore, de la "vue d'enseignant" et du "récit de chercheur".

12
mar 08
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Observatoire international de la création et des cultures musicales (OICCM)
Faculté de musique, Université de Montréal, 12 au 15 mars 2008

Depuis la fin du XIXe siècle, le développement de la musicologie et de la critique musicale montre combien ces disciplines deviennent parties prenantes de l’histoire de la musique en imposant progressivement à l’auditeur une écoute davantage orientée vers la cohérence d’un concept pour lequel il y a une vérité, une Idée à trouver. Dans ce contexte, l’implication croissante du compositeur dans le discours écrit repose sur la conscience que ses propos peuvent contribuer à achever l’œuvre musicale, c’est-à-dire à achever le mouvement de l’œuvre vers son Idée. Les Écrits (théoriques, critiques, esthétiques, philosophiques) des Wagner, Debussy, Schoenberg, Stravinski, Kœchlin, Milhaud, Boulez, Nono ont largement contribué à l’édification d’un nouveau rapport entre l’œuvre musicale et son Idée mais aussi entre l’œuvre et son créateur, entre l’œuvre et l’auditeur. Il y a une forme d’intellectualité musicale, qui se tisse et qui émerge parallèlement à la modernité, dont il nous semble nécessaire de définir la genèse, le contenu et les tendances. Cette étude est d’autant plus importante que l’intervention grandissante des technologies dans l’acte de composer accentue cet état de fait et tend à modifier profondément l’essence même de l’œuvre d’art. 

Session Berlioz le samedi 15 mars 2008, salle Serge Garant

- Emmanuel REIBEL, Université Paris X – Nanterre, France. Quel statut pour les Écrits de compositeurs? Éléments pour une réflexion méthodologique à travers l’exemple de Berlioz

- Guillaume BORDRY, Université Paris Descartes, France. Hector in fabula : La relation littéraire entre le compositeur et son public dans les Mémoires de Berlioz

- Peter BLOOM (Smiths College, MA, Etats-Unis) et Cécile REYNAUD (BNF, France) : "les Mémoires de Berlioz" 

Programme complet du colloque :

http://www.oiccm.umontreal.ca/doc/col_2008/doc/programme_col_2008.pdf 

05
fév 08
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Limits / Limites

20th and 21st - Century French and Francophone Studies International Colloquium, Georgetown University, Washington DC, 6-8 mars 2008 

6 mars : Session musique et littérature organisée par Katherine Kolb (Southeastern Louisiana University)

Sarah Barbedette (Université Paris Sorbonne – Paris IV): “Aux confins de l’écriture, les mots de la musique chez Yasmina Reza”

Guillaume Bordry (Université Paris Descartes – Paris V): “ Lecteur et auditeur : Michel Leiris entre deux attitudes de réception ”

Jean-Louis Pautrot (Saint Louis University): “Pascal Quignard et l’outrepassement de la littérature: leçons de musique et de peinture”

Elin Beate Tobiassen (Université d’Oslo): “Notes entre les mots: l’oeuvre première de Christian Gailly”

  
http://french.georgetown.edu/

13
jan 08
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Mercredi 23 janvier 2008 à 20h30

Jean-Philippe Dejussieu

Ecoute commentée du programme du concert de l'Orchestre National d'Ile de France
Théâtre des Bergeries
Mercredi 30 janvier 2008 à 20h30

Orchestre National d'Ile de France :
Yoel Levi (direction), Julian Steckel (violoncelle)

Poèmes symphoniques
Théâtre des Bergeries

Weber, Schumann, Strauss

Samedi 2 février 2008 à 18h

Guillaume Bordry (maître de conférences à Paris V)
Valérie Beaugier (comédienne)

Romantique : du texte à la musique
Médiathèque Roger Gouhier
Vendredi 8 février 2008 à 20h30

Georges Pludermacher (piano)

Dédicaces croisées
Hôtel de Ville

Schumann, Liszt, Chopin

Jeudi 14 février 2008 à 20h30

Anthony Leroy (violoncelle),
Sandra Moubarak (piano)

Hôtel de Ville

Brahms, Mendelssohn

Mardi 19 février 2008 à 20h30

Eric Le Sage (piano),
Pierre Colombet (violon),
Lise Berthaud (alto),
François Salque (violoncelle)

Hôtel de Ville

Brahms, Fauré

Mardi 18 mars 2008 à 20h30

Elysabeth Conquet (soprano),
Caroline Dubost (piano)

Hôtel de Ville

Strauss, Schönberg, Bizet, Obradors, Rodrigo, Hahn, Roussel


Dimanche 30 mars 2008 à 16h00

Quatuor Orchidia et Thierry Varest (clarinette) :
Ani Jabakijorian (violon),
Odile Thary (violon),
Corinne Huet-Varest (alto),
Odile Bougourd (violoncelle)

Hôtel de Ville

Smetana, Weber

Dimanche 6 avril 2008, 16 heures

Thomas Dolié, baryton ;
Muriel Berard, piano

Hôtel de Ville

Berlioz, Malher, Schumann


http://www.lecercleamusique.com/2008/programme.php

07
nov 07
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Du 22 novembre 2007 au 24 novembre 2007

Présentation (par Stéphane Roth et Isabelle Soraru, organisateurs du colloque, Université Marc-Bloch) 

Une certaine hésitation, semble-t-il, précède tout propos portant sur la musique. Que nous cherchions à la nommer, à la transcrire, à la décrire, à la déchiffrer ou à en articuler une traduction, nous nous trouvons constamment et d’emblée confronté à une tâche qu’il n’est pas aisé de mener à bien, qui nous pousse à considérer que jamais nous ne dirons la musique telle qu’elle se présente à nous, mais toujours de manière différée et, en quelque sorte, inappropriée.
Ainsi, pour George Steiner, « le langage, au regard de la musique, “tripote”. Il recourt à la colle, à la ficelle ou aux clous rouillés qui sont plus ou moins à portée de main. » Cette tâche du langage ne se réduirait donc qu’à une traduction imparfaite, voire impossible, opérant au moyen d’outils divers et variés, comme s’il n’était toujours question que de rafistolage, de raccommodage ou d’à-peu-près — en somme, le mode d’un à la limite selon lequel on se contenterait de peu.
Pourtant, cela ne signifie pas pour autant que le langage ne nous permette pas d’atteindre la musique, quand bien même celui-ci serait marqué par la carence ou la menace d’une aporie — un accès de nature inconstante certes, mais qui touche sans cesse. De ce qui ne semble pouvoir se présenter que sous la forme du fragmentaire, de l’épars, du clairsemé surgissent alors des écritures diverses et variées : en témoignent écrits musicologiques, philosophiques et littéraires qui se sont pris à sonder l’obscurité musicale.
Derrière ces tentatives, l’idée de faire coïncider, tout du moins de faire se frôler, de manière improbable, deux territoires : celui de la musique, celui de la langue. À la limite, nous aurions donc aussi affaire à une frontière, à des frontaliers et à leurs écritures. De Hoffmann et son « royaume des rêves » à la nuit musicale de Nietzsche, de Rilke et son « paysage audible » (hörbare Landschaft) au langage le plus ordinaire du musicologue disant, par exemple, le musical à l’aide du visuel (lignes mélodiques et autres couleurs harmoniques), nous caresserions toujours une même limite qui, pour être franchie, n’octroierait qu’une illusion, la métaphore, et ses multiples régimes.
Ce point de contact où deux singularités, s’évitant précautionneusement, s’effleurent tout en se mirant pourrait aussi nous conduire à nous interroger quant à la forme d’altérité qu’engage la musique, échappant à la saisie et révélant le plus étranger et le plus muet en soi : dans ses Fragments d’un discours amoureux, Roland Barthes rappelait à quel point l’altérité, soit l’irréductible différence, peut fonder le mouvement de départ engageant à suivre l’autre dans sa fuite. Ainsi, si la musique est sans doute dépaysement de soi en soi et expérience par excellence de ce que Lacan nommait l’extimité, elle révèle aussi au langage des frontières invisibles qui désignent les contours d’un inconnu.

Ces journées d’étude seront l’occasion, dans une approche interdisciplinaire, de considérer l’écriture de la musique et, à la limite, de réactiver la question de l’ineffable musical en le contraignant à se présenter, sous ses différents visages, en le nommant, de manière à interpréter la nature respective des territoires en jeu, et surtout de la frontière qui les sépare et les lie.

PROGRAMME

Jeudi 22 novembre

17h — Jonathan Rousseau (Docteur, UMB) : « Le crépuscule du Matin des noirs »

Vendredi 23 novembre

Matin : Musique et territoires : limites tangibles et hypothétiques

9h15 — Stéphane Roth (Doctorant, Strasbourg II) : « Charivari, difficultés d’inscription et politiques musicologiques »

9h45 — Isabelle Soraru (Docteur, Strasbourg II) : « Continents inconnus : écrire à la frontière »

10h45 — Pascale Saarbach (Doctorante, Strasbourg II) : « La voix enfouie. Vers une poétique de l’écoute dans l’œuvre d’Ann Hamilton »

11h15 — Magali Guiet (Docteur, Strasbourg II) : « Au pas. Sirènes nationales »

Après-midi : Musicologie et discours contemporains

14h30 — Grazia Giacco (Docteur, Strasbourg II) : « Musique et espace, musique et métaphores spatiales »

15h00 — Danièle Pistone (Professeur, Paris IV–Sorbonne) : « Latéralité et globalité dans l’expression française contemporaine : du discours sur la musique au sens musical »

16h00 — Raymond Monelle (Professeur émérite, Edimbourg) : « Music theory in the postmodern age »

Samedi 24 novembre

Matin : Musicologies philosophiques : mutisme et logorrhéisme

9h00 — Alessandro Arbo (Maître de conférences, Strasbourg II) : « Les espaces de l’esthétique musicale, entre dire et montrer »

9h30 — Marie-Louise Mallet (Professeur, Paris) : « Sans mot dire »

10h30 — Bernard Sève (Professeur, Lille III) : « Est-il si difficile de tenir sur la musique un discours philosophiquement rigoureux ? »

11h00 — Jean-Luc Nancy (Professeur émérite, Strasbourg II) : « Comment s’écoute la musique? »

Après-midi : Littérature et modèle musical : traductions et passages

14h15 — Marik Froidefond (Doctorante, Strasbourg II) : « Jouve musicographe de Berg : vers un “discours infiniment tu” »

14h45 — Guillaume Bordry (Maître de conférences, Paris V) : « Les brouillards de la traduction : Berlioz et le Faust de Goethe »

15h45 — Henri Garric (Maître de conférences, ENS-LSH Lyon) : « La partition : scène de lecture dans les romans du xixe et du xxe siècle »

16h15 — Timothée Picard (Maître de conférences, Rennes II) : « La limite scandaleuse et féconde : le modèle musical selon Paul Valéry »

23
sep 07
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Béatrice Didier (ENS) – Emmanuel Reibel (Paris X-CNSM)
 

Dans la lignée des recherches récentes dans le domaine interartistique, ce séminaire se propose d’explorer le champ des études musico-littéraires (rhétorique et sémiologie comparées, discours sur la musique, imaginaire littéraire de la musique, imaginaire musical de la littérature, opéra, lied et mélodie) en travaillant de façon systématique sur la méthodologie de ce domaine de recherches en pleine expansion. Les grands axes du séminaire sont les suivants : présentation de parcours de chercheurs ; réflexion sur les axes et les méthodologies de la recherche ; étude et définitions de concepts opératoires pour l'étude des relations texte-musique ; analyses appliquées ; comptes rendus bibliographiques. Les séances du séminaire feront intervenir des doctorants ou post-doctorants qui seront invités à présenter l’état de leurs travaux, en donnant à leur présentation une implication méthodologique. Une discussion collective s’ensuivra.

Toutes les séances ont lieu le lundi de 14 h à 16 h, à l’Ecole Normale Supérieure, 45, rue d’Ulm 75005 Paris, en salle Weil. Le séminaire se déroule au 1er semestre. Il valide 3 crédits pour les étudiants de l’ENS, ou pour ceux d’autres établissements qui souhaitent le suivre au niveau master.

 
5 novembre : Guillaume Bordry
«
Berlioz et le principe d’un rapport littéraire à la musique »

12 novembre : François-Gildas Tual
« Raconter la Lorelei : fonctions et ambiguïtés du récit dans le Lied romantique »

17 novembre : Myriam Garcia
« Les premières études biographico-critiques consacrées à Giuseppe Verdi (1846-1930) : retour sur la naissance de la musicologie verdienne. »

 26 novembre : Sylvie Nicéphor
« De la phrase littéraire à la phrase musicale : regard sur un savoir-faire français au début du XIXe siècle »

 3 décembre : Hélène Rybicki
« Paganini, héros de nouvelles musicales »

 10 décembre : Fédora Wesseler
« La musique dans la dramaturgie du Sublime au début du XXe siècle »

 17 décembre : Yves Landerouin
« Critique créative et critique de créateurs : Willy et Debussy »

 8 janvier : Isabelle Soraru
« La haine de la musique ou les paradoxes de Pascal Quignard »

 15 janvier : Timothée Picard
« La musique à la bourse de la littérature et de l'histoire des idées : histoire d'une valeur »

 22 janvier : Liliane Lascoux
« La visite de Wagner à Rossini »

29 janvier : Béatrice Didier
Diderot et le dialogue des arts dans les Salons : Conférence et table ronde organisée par Béatrice Didier à l’occasion des journées d’agrégation.

4 février : Edith Vanel
« Us et abus de la terminologie musicale dans le discours sur la littérature au début du XXe siècle. »

16
fév 07
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Lien vers l'album photo de l'exposition Agence France Presse à la Bibliothèque Nationale de France : 

http://expositions.bnf.fr/afp/feuille/index.htm 

Mots-clés : communication, enseignement

29
jan 07
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Musiques « populaires » (1820-1980).

Jeudi de 14 h  à 18 h, vendredi de 9 h  à 13 h (salle Maurice-Emmanuel, CNSMDP, 209 av Jean-Jaurès 75019 Paris), du 11 janvier au 27 avril.

Les musiques dites « populaires » constituent un domaine d’étude habituellement abandonné par les historiens de la musique à leurs collègues sociologues ou ethno-musicologues. Ce désintérêt se double le plus souvent d’un jugement de valeur dépréciant des musiques perçues comme non complexes ; on pense par exemple aux jugements très hostiles de Theodor W. Adorno, assimilant « musiques légères » et décadence ou dénonçant les méfaits de la standardisation et des compromissions publicitaires dans l’Introduction à la sociologie de la musique (1962).

Dans le monde anglo-saxon, les Popular Music studies ont contribué à revaloriser la réflexion sur les expressions musicales « illégitimes ». La musicologie francophone n’a pas développé aussi systématiquement ce type d’études. Du début du XIXe siècle aux années 1970, ces formes artistiques connaissent, en France comme ailleurs, des bouleversements sans précédent : apparition des techniques de reproduction mécanique du son, émergence de la notion d’interprète de chanson, développement d’une production industrielle de musique, constitution de nouveaux lieux de consommation de la musique, etc.

Pour aborder les principales questions soulevées par la chanson et les musiques dites « populaires », on travaillera donc sur la longue durée en mêlant approches historique, ethnographique et sociologique

Programme sur le site de l'ehess :

http://www.ehess.fr/ue/2006-2007/ue1751.html

bibliographie sur le site de Rémy Campos :

http://www.cmusge.ch/perso/RemyCampos/Fichiers%20joints/Biblio%20RC%20et%20GB%202006.pdf

Mots-clés : Béranger, Bernard Estardy, chanson, chanson française, Claude François, Claude Lemesle, cultural studies, Dranem, enseignement, Frères Jacques, Jean-Claude Petit, le Caveau, Michel Polnareff, Michel Sardou, Monique Le Marcis, musique populaire, popular music, Ray Ventura