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Guillaume Bordry :: Blog


19
jan 10
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Paris, Opéra comique, 12 et 13 février 2010, salle Bizet

Colloque en prélude aux représentations de Béatrice de Benedict, opéra comique de Berlioz d'après Shakespeare, du 24 février au 6 mars :

http://www.opera-comique.com/fr/beatrice-et-benedict/la-modernite-fr

Berlioz est l’un des plus puissants inventeurs de notre modernité musicale. Il se présentait volontiers comme un génie isolé, voire maudit. Des générations de compositeurs et d’interprètes ont pourtant contribué, avec ou à côté de lui, à développer une nouvelle conception de l’art musical. C’est lui rendre hommage que de mettre en lumière l’ampleur d’un mouvement dont il est devenu le symbole.

Modernité et héritage
Brigitte François-Sappey – Alexandre P. F. Boëly à la croisée des chemins
François Bernard – Méhul, l’opéra-comique et la tragédie lyrique
Marie-Gabrielle Soret – Saint-Saëns, classique et moderne

Le « genre instrumental expressif »
Nicolas Dufetel – Dire la musique ou dire l'histoire? La place des citations littéraires dans
la musique pour piano (éditée et inédite) de Franz Liszt
Pauline Girard – Les ballets de Delibes
Malou Haine et Ignace de Keyser – Nouvelles couleurs orchestrales à l'Opéra : les instruments Sax

Affinités littéraires
Arnaud Laster – Hugo librettiste de La Esmeralda : Un poète livré aux critiques d'opéra
Florence Naugrette – Berlioz peintre de la vie moderne: humour et romanesque dans ses Mémoires
Jean-Pierre Bartoli – Exotisme musical en France et modernité à l'époque de Berlioz

La modernité en question
Alban Ramaut – La modernité au terme d’une carrière ? Béatrice et Bénédict d’Hector Berlioz
Guillaume Bordry – Une modernité à vendre : Meyerbeer et l'art du « puff »
Emmanuel Reibel – Critique de la « modernité » dans la presse musicale

Mots-clés : Berlioz, musique, opéra, recherche

29
oct 09
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A la maison des sciences de l'homme de Clermont Ferrand du 26 au 28 novembre 2009. Colloque co-organisé par le Centre de recherches sur la littérature et la sociopoétique (CELIS, EA 1002), et l'Institut de recherche en langues et littératures européennes (ILLE, EA 3437). Le programme complet sur le site de la MSH de Clermont Ferrand :

http://www.msh-clermont.fr/IMG/pdf/programme_livret_ecran.pdf

Le colloque consacre notamment une session à Berlioz le 26 novembre (faculté des lettres, salle 123, 11h) : Le “cas” Berlioz (président : Alain Montandon)

- Guillaume Bordry, Université Paris Descartes, « L’oeuvre musicale et littéraire de Berlioz : un carrefour générique »

- Charlotte Loriot, Université de Paris Sorbonne, « La Damnation de Faust, analyse d’un genre hybride :“légende dramatique” »

- Gaëlle Loisel, ENS LSH, « La Fantaisie sur “La Tempête” ou l’opéra impossible »

05
sep 09
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Venise, Palazzetto Bru Zane, Centre de Musique Romantique Française.

12-13 octobre 2009

Dans un panorama essentiellement jalonné de compositeurs étrangers (Bellini, Donizetti, Schumann, Liszt, Chopin…), le romantisme français fait figure d’exception. Car les spécificités nationales défendues dans l’opéra depuis Lully et jusqu’à Gluck perdurent encore au début du XIXe siècle. La sensation d’une esthétique « romantique » ne se fait sentir – dans la musique française – que lorsque celle-ci s’abandonne à l’influence étrangère : ce sont les Italiens qui inventent un nouveau style lyrique, tandis que les pays germaniques deviennent le modèle pour la musique instrumentale. Mais la musique romantique française n’est pas seulement l’assemblage composite de conceptions artistiques étrangères. Les caractéristiques de ce répertoire restent à préciser ; c’est là l’enjeu du colloque inaugural du Palazzetto Bru Zane – Centre de musique romantique française.

Comité scientifique : Catherine Cessac (Centre de Musique Baroque de Versailles / CNRS) ; David Charlton (Royal Holloway) ; Alexandre Dratwicki (Palazzetto Bru Zane – Centre de musique romantique française) ; Florence Gétreau (IRPMF / CNRS) ; Laura Naudeix (Université catholique d’Angers) ; Patrick Taïeb (Université de Rouen)

Alban Ramaut (Université de Saint-Étienne)
L’idée de « romantisme » avant le romantisme : 1770-1830

Julia Lu (Royal Holloway, Londres)
Experimentation and Renewal: The Prix de Rome Libretti (1831-1854) in the Age of Romanticism

Jean-Clair Vançon (CFMI d’Orsay)
Les traités de musique en France (1764-1830) : un classicisme italien pour un romantisme français ?

Jean-Pierre Bartoli (Université de la Sorbonne – Paris IV)
Paris et le langage de J. L. Dussek

Guillaume Bordry (Université de Paris V)
Lire Byron en Italie : les voyages de Berlioz

Florence Gétreau (CNRS, Paris)
Le compositeur et son image : sensibilité, inspiration, expression du génie

Malou Haine (Université libre de Bruxelles, Belgique)
Romantique: « un mot si dangereux » selon Fétis

Michael Fend (King's College, Londres)
The aftermath of the 'Querelle des Gluckistes et des Piccinnistes': French Opera in the 1780s

Joann Elart (Université de Rouen)
Italianismes dans l’opéra de Boieldieu

Viviane Niaux (CNRS – chercheur associé, Paris)
George Onslow : le « Beethoven français » ?

Patrick Taïeb (Université de Rouen)
La veine germanique des opéras-comiques révolutionnaires : Cherubini, Steibelt, Méhul et Lesueur

Louise Bernard de Raymond (Université de la Sorbonne – Paris IV)
Quels modèles pour les quatuors à cordes d'Antoine Reicha

Corinne Schneider (Conservatoire à rayonnement régional de Paris)
Beethoven, Schubert et Weber en France

Raphaëlle Legrand (Université de la Sorbonne – Paris IV)
Filiation de la tragédie lyrique de Rameau à Gluck ?

David Charlton (Royal Holloway, Londres)
Recognising Musical Romanticism In France

Laura Naudeix (Université catholique d’Angers)
Les transformations du livret d’opéra : le cas des reprises de Quinault jusqu’en 1803

Marie-Pauline Martin (université de Paris I)
La place de la musique dans la théorie des beaux-arts au tournant du XIXe siècle : Levesque, Révéroni Saint-Cyr, Barthez et Villoteau

François Bernard (Université de Saint-Etienne)
Le fantasme des musiques du passé dans l'oeuvre de Méhul

Stéphane Lelièvre (IUFM de Paris)
D’un Don Juan à l’autre (1805-1834) : acclimatation de Mozart en France

http://www.bru-zane.com/fr-colloques.html

25
fév 09
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RENCONTRES LITTERAIRES ET MUSICALES

20 et 21 mars 2009

Paris-Ouest-Nanterre – ENS

Centre de Poétique et de Littérature comparées

Comité d'organisation : Emmanuel Reibel et Béatrice Didier

avec Guillaume Bordry et Marie-Hélène Rybicki (journée thématique)

et Timothée Picard (journée méthodologique)

Dans la lignée du séminaire « Littérature et musique, voie de la recherche et perspectives méthodologiques », animé par Béatrice Didier et Emmanuel Reibel à l'ENS, ces Rencontres ont pour vocation de conforter le champ interdisciplinaire des études musico-littéraires en réunissant les chercheurs s'intéressant à ce domaine, qu'ils soient issus des études littéraires et comparatistes, de la musicologie, de l'esthétique, de la philosophie, des arts du spectacle, ou des langues et sciences du langage. A une journée d'étude thématique, visant à approfondir un sujet précis – en l'occurrence : les relations entre presse, musique et littérature au XIXe siècle – sera adossée une journée d'étude d'un nouveau genre, de nature méthodologique et bibliographique. Il s'agira, par grands domaines, de conforter l'assise du champ de recherche musico-littéraire, en présentant des exposés transversaux qui brosseront l'état des travaux existants, ménageront des points bibliographiques et dégageront des enjeux théoriques de façon systématique. Chaque exposé sera suivi d'une réponse, qui ouvrira elle-même le débat.

JOURNEE D'ETUDE THEMATIQUE

« Presse, musique et littérature au XIXe siècle »

(20 mars – Université Paris Ouest Nanterre – Salle des Conférences, Bâtiment B)

Écrivains, critiques ou musicographes ?

Présidente de séance : Béatrice Didier (ENS)

14h00 Alain Vaillant (Université Paris Ouest Nanterre) : « la critique littéraire et artistique : une invention médiatique du XIXe siècle »

14h30 Guillaume Bordry (Université de Paris Descartes) : « Ecrivain sans autorité ? George Sand musicographe dans la Revue et Gazette musicale »

15h Sylvain Ledda (Université de Rouen) : « Musset et la voix : la tentation critique »

 

Critique ou littérature musicale ?

Président de séance : Jean-Louis Backès (Université de Paris Sorbonne)

16h Hélène Rybicki (Université de Potsdam) : « Entre les deux, mon coeur balance. Ludwig Rellstab, critique musical et auteur de ‘nouvelles artistes' »

16h30 Rémy Campos (CNSMDP / Conservatoire de Genève) : « Le genre de l'anecdote dans la critique musicale du XIXe siècle »

17h Nicolas Dufetel (Université de Tours) : « Franz Liszt et la propagande wagnérienne. Exégèse et analyse de ses écrits français sur Tannhäuser, Lohengrin et Der Fliegende Holländer (1849-1859) »


Journée d'étude bibliographique et méthodologique

« La recherche musico-littéraire : bilans et perspectives »

(21 mars – ENS Ulm – Salle des actes – 9h30 – 18h)

 

MATIN

Présidence de séance : Emmanuel Reibel

Opéra baroque

9h15-10h30 Avec Marion Lafouge (Université de Provence) et Benjamin Pintiaux (Ecole de danse de l'Opéra de Paris)

Opéra contemporain

10h30-11h30 Avec Giordano Ferrari (Université Paris VIII) et David Marron (université Stendhal Grenoble III)

Prosodie et Poésie

11h45-12h45 Avec Michel Gribenski (Université Humbold de Berlin) et Marik Froidefond (ENS Lyon)

APRES-MIDI

Présidence de séance : Timothée Picard

Formes musicales et formes littéraires

14h30-15h Avec Andrée-Marie Harmat (Université Toulouse 2 le Mirail)

Musique et langage

15h-16h Avec Violaine Anger (université d'Evry) et Mathilde Vallespir (université Paris 4)

Imaginaire musical

16h15-17h30 Avec Thierry Santurenne (Université de Marne-la-Vallée), Edith Vanel (Université de Nantes) et Aude Locatelli (Université de Provence)

L'apport de l'Encyclopédie Musiques (dir. Jean-Jacques Nattiez, Actes Sud) à l'étude du domaine musico-littéraire

17h30-18h Avec Bruno Moysan (IEP Paris)

03
fév 09
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Le 3 février, la Conférence des Présidents d'Université publie "Faut-il avoir peur des présidents d'université ?", un texte supposé rassurer les enseignants chercheurs quant à la réforme de leur statut (http://www.cpu.fr/Actualites.240.0.html?&no_cache=1&a). S'adressant au petit chaperon rouge, ou aux trois petits cochons, le grand méchant loup n'aurait pas trouvé de mots plus justes.

Avec une feinte naïveté, contrefaisant leur voix, les trois petits présidents demandent : "Sont-ils donc devenus si puissants ces présidents d’université depuis la Loi relative aux Libertés et Responsabilités des Universités (LRU)? Le président est pourtant un enseignant-chercheur, chercheur ou assimilé, élu par les membres élus du conseil d’administration (eux-mêmes élus par l’ensemble de la communauté universitaire)." Précisément. Le président est bien un enseignant chercheur qui a laissé de côté sa "toge d'universitaire" (http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3232,50-1), et a abandonné la recherche et l'enseignement. Parfois même, il n'a été que chercheur, n'a jamais vu de près un étudiant, ni connu la difficulté, pourtant enthousiasmante, de partager son temps entre les cours et la recherche. S'il est de plus exclusivement préoccupé par des classements internationaux fondés sur la recherche, il y a là de quoi inquiéter, à juste titre, les composantes de formation, et tous les enseignants chercheurs qui ne veulent pas que leur recherche serve exclusivement à enrichir leur université, mise en compétition avec les autres, et qui ne veulent pas que leur enseignement soit considéré comme simple variable d'ajustement.

Les présidents continuent : "le projet de texte actuel, loin de renforcer le pouvoir du président et du conseil d’administration, l’encadre en fixant [...] l’impossibilité d’attribuer un service supérieur au service statutaire si « les activités d’un enseignant-chercheur sont favorablement évalués par le CNU » (donc par les pairs) et « la possibilité pour un enseignant-chercheur de demander un nouvel examen » du service proposé auprès du conseil des études et de la vie universitaire (CEVU) et du conseil scientifique (CS). Où est donc le pouvoir exorbitant du président de l’université, avec tant de garanties et de recours ?" Il est vrai que les garanties sont impressionnantes. Rien n'oblige le président à suivre l'avis du CNU. Rien. Certainement pas une "évaluation favorable", dont personne ne connaît les critères. Pas même la "charte de bonne conduite" qu'ils vont sans doute proposer (http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5guV3qBrxDl). Certaines composantes savent déjà très bien ce que c'est qu'une charte de bonne conduite. Les IUT, dont le fonctionnement est plus que jamais menacé, sont prétendument protégés par un tel texte, au statut incertain (http://www.sudouest.com/pays-basque/actualite/article/491635/mi). Ils ont déjà pu voir les présidents prendre soin, dans leur impuissance, de fouler aux pieds cette charte si protectrice. Il y a des enseignants chercheurs dans les IUT : ils ne se laisseront pas rassurer par une charte. On ne fait pas deux fois le coup de la grand mère au petit chaperon rouge. Heureusement : grâce au réexamen par les différents conseils, CEVU, CS, dont on sait bien que la LRU et les statuts de chaque université garantissent l'absolue indépendance vis à vis du pouvoir présidentiel, il est vrai que l'on se sent soudain rassuré.

Ce n'est pas terminé : "Les présidents d’université ont constaté que plusieurs des mesures contenues dans le projet de modification du décret de 84 entraîneront des charges supplémentaires pour les établissements, notamment l’équivalence entre les travaux pratiques et les travaux dirigés. Ces charges nouvelles, associées aux actuelles suppressions et aux redéploiements d’emplois constituent un contexte problématique pour la mise en œuvre de la modulation des services, contexte qui incite à la prudence, car cette dernière ne doit pas être appliquée dans une perspective de gestion comptable." Quelle clairvoyance : là, enfin, on peut parler d'impuissance. Quel sera en effet le seul moyen, pour les présidents d'université, de gérer la pénurie devant laquelle le Ministère de l'Enseignement supérieur est en train de les placer ? Rendus impuissants par le manque de moyens, ils n'auront d'autre levier que l'augmentation des frais d'inscription pour les étudiants (http://www.challenges.fr/politique_economique/20090203.CHA0660/u), et pour les enseignants chercheurs, l'augmentation du nombre d'heures d'enseignement. La prudence ici évoquée laissera place à l'urgence, à l'absolue nécessité. Le paragraphe, notons-le, est un peu moins rassurant que les autres. Les maux de gorge du grand méchant loup l'empêchent de garder longtemps sa voix de fausset.

Péroraison. "Les présidents d’université sont d’abord des universitaires soucieux de l’indépendance de l’université et des universitaires, mais aussi soucieux de permettre à tous d’exercer leur métier avec la liberté indispensable à la transmission des savoirs et à la production des connaissances." François Fillon, lui, au moins, a su être clair dans le Monde daté de ce jour. Il n'a pas cherché à changer de voix. "Il faut que la réforme du statut des enseignants-chercheurs voie le jour. Les présidents d'université doivent pouvoir recruter librement et arbitrer entre temps de recherche et temps d'enseignement." (http://mobile.lemonde.fr/politique/article/2009/02/02/francois-f) Sont-ils si puissants, ces présidents d'université ? Ce sont eux qui "recruteront", en se moquant bien de l'avis des pairs, et qui "arbitreront" les services, d'enseignement et de recherche, chaque année, semestre par semestre comme l'indique le projet de décret. Liberté pour les présidents. Totale. Aucune liberté pour les enseignants chercheurs. Aucune possibilité de décider de son engagement, dans la recherche, dans l'enseignement. Comment peut-on oser défendre, au nom de la liberté, cette "flexibilité" au fil des carrières, dont on sait par avance, pour les universitaires comme pour tous, qu'elle ne laissera pas de place à la liberté ?

Quant à l'émouvant argument de ces présidents qui voudront revenir, à la fin de leur mandat, à l'enseignement et à la recherche, il fait peu sourire. Combien seront-ils, ceux qui n'iront pas rejoindre un cabinet ministériel qu'ils auront bien servi, ceux qui ne partiront pas à la retraite, après avoir détruit pierre par pierre l'université qu'ils auront connue(http://www.lesechos.fr/info/france/4820813-pecresse-exhorte-le) ?

Oui, plus que jamais, il faut avoir peur des présidents d'université. Ils l'affirment, le répètent, le clament dans les textes dont, avec la Ministre, ils nous inondent : ils ne sont pas à nos côtés.

On voit icy que de jeunes enfans,
Sur tout de jeunes filles,
Belles, bien faites et gentilles,
Font tres-mal d’écouter toute sorte de gens,
Et que ce n’est pas chose étrange
S’il en est tant que le loup mange.
Je dis le loup, car tous les loups
Ne sont pas de la mesme sorte :
Il en est d’une humeur accorte,
Sans bruit, sans fiel et sans couroux,
Qui, privez, complaisans et doux,
Suivent les jeunes demoiselles
Jusque dans les maisons, jusque dans les ruelles.
Mais, hélas ! qui ne sçait que ces loups doucereux
De tous les loups sont les plus dangereux !

 

Mots-clés : décret de 84, enseignant-chercheur, lru

16
déc 08
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Constatant :

- •Les vives inquiétudes et le mécontentement croissant de l'’ensemble des personnels des universités ;
•- Que la politique gouvernementale consiste en une déréglementation généralisée de l'’enseignement supérieur, conduit au désengagement de l'’État et remet en cause le statut et les conditions de travail de l'’ensemble des personnels, enseignants et non enseignants ;
- Que le contenu de la lettre de la ministre de l’enseignement supérieur aux présidents d’'université datée du 11 décembre 2008 (des moyens « consolidés » au plan national dans un contrat interne d'’objectifs et de moyens décliné dans chaque université sur la base d'’une «charte de bonne conduite ») ne garantit aucunement la définition nationale du DUT
et le fléchage national des moyens par le ministère ;

L’'assemblée générale des personnels de l'IUT Paris Descartes, certaine que la survie des IUT est intimement liée à la défense de l’'Université et des diplômes nationaux, adopte à l’'unanimité les demandes suivantes :

- •Le maintien du réseau IUT et de ses instances nationales (CCN, CPN), garantissant la définition nationale des programmes, des modalités pédagogiques (effectifs des groupes TD et TP définis nationalement par spécialités, PPN élaborés par les CPN) et des volumes horaires du diplôme national de DUT

- •Le maintien d’'un fléchage « national » des moyens financiers et humains pour les IUT : dotation en postes statutaires (enseignants et non enseignants) et budget directement attribués par le Ministère aux IUT ; ce fléchage ne doit pas être soumis à contrat, mais garanti par un texte réglementaire national, la « charte de  bonne conduite » proposée
par le ministère étant notoirement insuffisante•

-La reconnaissance du coût spécifique des études technologiques et le maintien des moyens permettant la mise en œoeuvre effective de ces programmes pédagogiques nationaux dans l'’ensemble des Instituts Universitaires de Technologie

- •La garantie de l'’affectation aux IUT de leurs ressources propres (droits d’inscription, taxe d'’apprentissage, formation continue, alternance, apprentissage, etc.), et que soient garantis des moyens suffisants à toutes les composantes de l’'université

- •Avec les autres composantes et conformément à la position unanime de l’AG du 17 novembre 2008, l'’abandon des réformes du statut des personnels enseignants-chercheurs, et de la mise en place d’une gestion individualisée des personnels par chaque université.


L'’AG s'’associe à la mobilisation étudiante du mardi 16 décembre 2008.

06
nov 08
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Cet été, les "carnets de Paris Descartes" ont changé. En mieux d'ailleurs. Plus beaux, plus pratiques. Et je remarque que, dans ce changement, tous les anciens articles de mon blog ont été automatiquement reclassés. Il y avait deux possibilités, deux catégories dans les carnets : "vues d'enseignants" ou "récits de chercheurs".

Les quelques (rares) textes ont tous été considérés comme des "vues d'enseignants", alors qu'ils parlaient pour la plupart de recherche. Quel miracle a ainsi permis le classement, parfaitement objectif, des modestes activités d'un petit maître de conférences à l’iut, de surcroît ex professeur agrégé, appartenant à des disciplines mourantes et non reconnues par son université (les lettres et la musicologie) dans la catégorie "enseignement" ? Au moment où se met en place un nouveau processus qui va permettre de scientifiquement distinguer les vrais enseignants des vrais chercheurs, le phénomène méritait d'être noté.

Beaucoup d'entre nous, encore enseignants-chercheurs aujourd'hui, naïvement persuadés d’être protégés par leurs activités de recherche ou bien par leur engagement dans la vie administrative de l’institution, seront pourtant contraints de n'être plus qu'enseignants par la réforme clientéliste du décret de 84, montant les corps les uns contre les autres – pire : créant des distinctions au sein des corps et renforçant un individualisme destructeur –, encouragée par une inertie sidérante et par et un président d'université semblant davantage défendre sa ministre que ses personnels, et prétextant la volonté "d’assurer la promotion des enseignants-chercheurs en fonction de la qualité de leur engagement", pour mieux décharger quelques uns de leurs basses tâches, en leur évitant tout contact, salissant, avec la craie, et surtout avec "l’étudiant". Présenter ce projet en prétendant qu’il va permettre de mieux reconnaître les enseignants, alors que le texte du décret va conduire exactement à l’inverse, relève de la malhonnêteté intellectuelle la plus lamentable.

Je constate que les merveilles technologiques de l'ENT ont précédé la réforme du décret, en distinguant a priori enseignants et chercheurs.

Que ces merveilles servent donc au moins à exprimer mon rejet de cette réforme, mon mépris absolu pour ses zélateurs, et surtout mon découragement, qui relève à la fois, pour un temps encore, de la "vue d'enseignant" et du "récit de chercheur".

06
nov 08
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Cet été, les "carnets de Paris Descartes" ont changé. En mieux d'ailleurs. Plus beaux, plus pratiques. Et je remarque que, dans ce changement, tous les anciens articles de mon blog ont été automatiquement reclassés. Il y avait deux possibilités, deux catégories dans les carnets : "vues d'enseignants" ou "récits de chercheurs".

Les quelques (rares) textes ont tous été considérés comme des "vues d'enseignants", alors qu'ils parlaient pour la plupart de recherche. Quel miracle a ainsi permis le classement, parfaitement objectif, des modestes activités d'un petit maître de conférences à l’iut, de surcroît ex professeur agrégé, appartenant à des disciplines mourantes et non reconnues par son université (les lettres et la musicologie) dans la catégorie "enseignement" ? Au moment où se met en place un nouveau processus qui va permettre de scientifiquement distinguer les vrais enseignants des vrais chercheurs, le phénomène méritait d'être noté.

Beaucoup d'entre nous, encore enseignants-chercheurs aujourd'hui, naïvement persuadés d’être protégés par leurs activités de recherche ou bien par leur engagement dans la vie administrative de l’institution, seront pourtant contraints de n'être plus qu'enseignants par la réforme clientéliste du décret de 84, montant les corps les uns contre les autres – pire : créant des distinctions au sein des corps et renforçant un individualisme destructeur –, encouragée par une inertie sidérante et par et un président d'université semblant davantage défendre sa ministre que ses personnels, et prétextant la volonté "d’assurer la promotion des enseignants-chercheurs en fonction de la qualité de leur engagement", pour mieux décharger quelques uns de leurs basses tâches, en leur évitant tout contact, salissant, avec la craie, et surtout avec "l’étudiant". Présenter ce projet en prétendant qu’il va permettre de mieux reconnaître les enseignants, alors que le texte du décret va conduire exactement à l’inverse, relève de la malhonnêteté intellectuelle la plus lamentable.

Je constate que les merveilles technologiques de l'ENT ont précédé la réforme du décret, en distinguant a priori enseignants et chercheurs.

Que ces merveilles servent donc au moins à exprimer mon rejet de cette réforme, mon mépris absolu pour ses zélateurs, et surtout mon découragement, qui relève à la fois, pour un temps encore, de la "vue d'enseignant" et du "récit de chercheur".

12
mar 08
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Observatoire international de la création et des cultures musicales (OICCM)
Faculté de musique, Université de Montréal, 12 au 15 mars 2008

Depuis la fin du XIXe siècle, le développement de la musicologie et de la critique musicale montre combien ces disciplines deviennent parties prenantes de l’histoire de la musique en imposant progressivement à l’auditeur une écoute davantage orientée vers la cohérence d’un concept pour lequel il y a une vérité, une Idée à trouver. Dans ce contexte, l’implication croissante du compositeur dans le discours écrit repose sur la conscience que ses propos peuvent contribuer à achever l’œuvre musicale, c’est-à-dire à achever le mouvement de l’œuvre vers son Idée. Les Écrits (théoriques, critiques, esthétiques, philosophiques) des Wagner, Debussy, Schoenberg, Stravinski, Kœchlin, Milhaud, Boulez, Nono ont largement contribué à l’édification d’un nouveau rapport entre l’œuvre musicale et son Idée mais aussi entre l’œuvre et son créateur, entre l’œuvre et l’auditeur. Il y a une forme d’intellectualité musicale, qui se tisse et qui émerge parallèlement à la modernité, dont il nous semble nécessaire de définir la genèse, le contenu et les tendances. Cette étude est d’autant plus importante que l’intervention grandissante des technologies dans l’acte de composer accentue cet état de fait et tend à modifier profondément l’essence même de l’œuvre d’art. 

Session Berlioz le samedi 15 mars 2008, salle Serge Garant

- Emmanuel REIBEL, Université Paris X – Nanterre, France. Quel statut pour les Écrits de compositeurs? Éléments pour une réflexion méthodologique à travers l’exemple de Berlioz

- Guillaume BORDRY, Université Paris Descartes, France. Hector in fabula : La relation littéraire entre le compositeur et son public dans les Mémoires de Berlioz

- Peter BLOOM (Smiths College, MA, Etats-Unis) et Cécile REYNAUD (BNF, France) : "les Mémoires de Berlioz" 

Programme complet du colloque :

http://www.oiccm.umontreal.ca/doc/col_2008/doc/programme_col_2008.pdf 

05
fév 08
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Limits / Limites

20th and 21st - Century French and Francophone Studies International Colloquium, Georgetown University, Washington DC, 6-8 mars 2008 

6 mars : Session musique et littérature organisée par Katherine Kolb (Southeastern Louisiana University)

Sarah Barbedette (Université Paris Sorbonne – Paris IV): “Aux confins de l’écriture, les mots de la musique chez Yasmina Reza”

Guillaume Bordry (Université Paris Descartes – Paris V): “ Lecteur et auditeur : Michel Leiris entre deux attitudes de réception ”

Jean-Louis Pautrot (Saint Louis University): “Pascal Quignard et l’outrepassement de la littérature: leçons de musique et de peinture”

Elin Beate Tobiassen (Université d’Oslo): “Notes entre les mots: l’oeuvre première de Christian Gailly”

  
http://french.georgetown.edu/

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